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Contexte

Une simple morsure, un mélange de fluide même, permet au virus, particulièrement violent de se propager dans le corps. Il provoque alors de la fièvre, puis des accès de violence. Finalement, après environ quatre heures seulement, le malade devient incontrôlable, avide de chair et de sang, il ne reconnait plus personne et attaque sans distinction aucune.

La progression rapide du virus met un frein à la science. Les survivants se retranchent dans des camps de fortune, bâtissent des refuges qui finalement deviennent des villes. C'est près de la zone 51, dans le Nevada que le plus impressionnant d'entre eux voit le jour. « HopeCity » s'étale en 2018 sur environ 20 km², le tout partagé en districts et barricadé de hauts murs de protection. En son sein, une vie, ou plutôt une survie qui semble avoir retrouvé une pseudo normalité … jusqu'en décembre, durant les festivités de fin d'année, lorsqu'une infection se déclare au cœur même de la ville. Le cauchemar recommence, plus de la moitié de la ville succombe et seul le premier district qui parvient à fermer ses portes à temps reste debout.

Le compteur de survivant, aux alentours, est désormais sous la barre des 500.

Et vous. Parviendrez-vous à rester en vie ? Lire le contexte entier ?

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oops! i did it again ∦ Shawna
Nashawn Maheswaran
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☣ ft. : Carole Stanley (Carole & Tuesday)
Ce sont sûrement les vingt-quatre heures les plus longues de sa vie.
Assise là, entre deux types suspects, un tissu sale contre son arcade sourcilière pour stopper un saignement qui s’est, depuis longtemps, arrêté. Vingt-quatre heures sans manger, sans dormir, sans dire un mot. Traitée comme l’un de ses futurs marcheurs prêt à se bouffer les uns les autres.
Malgré ses cris, malgré ses tentatives de prouver qu’aucun infecté ne lui avait mis la main dessus, Nashawn a tout de même passé une journée complète en quarantaine. Tout ça parce qu’elle n'est pas foutue de voir où elle fout les pieds. Juste une pauvre chute sur un bout de ferraille qui dépassait du mur éclaté d’une ancienne maison du District 2.

En même temps, elle ne peut s’empêcher de penser qu’ils ont raison, de douter.
Mais sa fierté l’étouffe, elle ne veut pas admettre qu’elle a fait l’erreur de glisser et de tomber comme un pauvre gamin qui n’a jamais appris à marcher. Et puis, même si le doute est là, il est clair que ce n’est pas une morsure ; elle n’avait rien à faire avec ses autres gars étranges qui, eux, auraient pu la contaminer.
Dire que Nashawn est en colère, une fois sortie de quarantaine, serait un euphémisme.

(Elle a juste envie de tuer le prochain qui oserait se mettre en travers de sa route.)

Mais elle ne doit pas oublier son objectif principal : recoudre cette foutue arcade éclatée et surtout retourner auprès de sa petite sœur qui est restée livrée à elle-même durant tout ce temps. Shawna a eu tout son temps pour s’imaginer le pire scénario possible et Nashawn est sûre et certaine qu’elle va passer un mauvais quart d’heure au moment-même où leur regard se croiseront.

Et ça ne saurait tarder.
Bien sûr qu’elle va croiser sa sœur à l’hôpital. Le contraire l’étonnerait grandement. Nashawn s’y prépare, inspirant profondément pour tenter d’atténuer sa colère, avant de rentrer dans le bâtiment, poings serrés et tissus toujours contre son arcade.
Presque comme pour se rassurer. La sensation du sang qui coule le long de son visage encore trop fraîche dans sa mémoire. Elle aurait presque peur que le saignement reprenne une fois la plaie à l’air libre.

Ce n’est pas compliqué de trouver sa sœur dans le grand hangar. Nashawn passe souvent la journée à ses côtés, pour dire de squatter un peu avant de gambader à l’autre bout du District. De plus en plus souvent, elle y vient en tant que patient, malheureusement.
Il n’y a pas grand monde qui attend des soins, mais Nashawn ne fait pas la queue. Elle force un sourire alors que ses yeux se posent sur Shawna.

« Salut sœurette. Ça roule ? » elle renifle, retirant enfin le chiffon qui couvre sa blessure. « Tu m’fais un p’tit bisou magique ? »

(Un peu d’humour pour dédramatiser. Un peu d’humour pour éviter que l’explosion n’arrive. Nashawn sait qu’elle va se faire allumer, elle espère retarder l’échéance. Bien qu’elle sache à quel point c’est inutile.)
FT. SHAWNA
Jeu 3 Oct - 20:39
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Shawna Maheswaran
☣ Date d'inscription : 01/10/2019
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☣ ft. : Miyuki Ayukawa (Basquash!)
Spoiler:
 

Globalement, je ne vois pas mes journées passer, même durant une certaine période du mois où il vaut mieux "me pendre (prendre) avec des pincettes". Oui, elle est bizarre cette expression ! Ce fameux jour, je suis en train de faire un test de réflexe à un patient - je lui tape le genou avec un petit marteau en caoutchouc – quand on vient m'annoncer la nouvelle. La mauvaise nouvelle. La terrible nouvelle !

"Aie !"

La jambe du patient se redresse et je note le temps pris sur mon chrono imaginaire.

"Petite nature ! Encore un essai !"

Lui dis-je en donnant un autre petit coup de marteau sur le genou, et puis l'autre tiens ! Je fais évidemment attention à ne pas être sur la trajectoire du pied, pas folle la lèpre (guêpe) ! Encore une expression qui ne veut rien dire !

"Aie ! C'est bientôt fini ?"

Rha, encore un qui n'y met pas du sien. Je le gronde mais pas méchamment parce que je ne suis pas méchante, juste … Malicieuse … Non, un petit peu sadique.

"Patience monsieur le patient, c'est pour votre bien. Comme disent les marines, si vous avez mal, c'est que ça pique."

C'est surtout parce que ça me fait marrer de voir la jambe se redresser par réflexe. Evidemment lui moins, c'est peut-être parce que le marteau en caoutchouc n'a plus le caoutchouc, du coup je lui donne des petits coups de marteau. Ca pique un tout petit peu plus mais ça n'en reste pas moins marrant.

Puis vient la nouvelle. La terrible mauvaise nouvelle qu'a coté les drames grecs, c'était du "niveau aztèque" : Nana s'est blessée dehors. Ma grande sœur pourrait se transformer en marcheuse. Elle doit par conséquent passer vingt-quatre heures en quarantaine. A partir de quand ? "De maintenant, top chrono". Je garde mon sang-froid même si je suis sous le choc, je ne m'effondre pas, je ne pleure pas, je reste professionnelle mais dedans, c'est le choc avec une grand choc et au lieu de tapoter le genou du patient, je tapote son front, le sonnant. Oh ça va, je n'ai pas manqué le genou de beaucoup … On va dire.

"Hmmm, les garçons auraient donc vraiment un cerveau dans leur boîte craniènne, même s'ils s'en servent très peu ..."

Ca fait presque sourire mon patient, presque.

"Je me fends la poire ..."

Ben non, c'est moi. En fait d'habitude, oui, je trouverais ça marrant mais là évidemment, non. Commence alors la plus longue journée de ma vie, du moins dans mes souvenirs. Vingt-quatre heures. Mille quatre cent quarante minutes. Quatre-vingt-six mille quatre cent secondes. Chaque seconde semblant durer une heure. Qu'on fasse le calcul, en ressenti, ça fait comme une éternité et l'éternité c'est long, surtout vers la fin. Je voudrais aller voir Nana mais le principe de la quarantaine, c'est l'isolement. Pas de visite. Je pose des questions et j'apprends très vite ce qui s'est passé, du coup je n'ai plus de questions. Ils auraient pu résister, j'aurais pu les torturer et ça nous aurait fait passer le temps … Aucune cordialité. Donc je reste travailler toute la journée, je fais des trucs simples pour ne pas blesser les patients. J'apprends les mille et une façons de garder un humain en vie, ça pourrait aider. Je suis active mais j'ai toujours Nana en tête. Est-ce qu'elle souffre ? Est-ce qu'elle a peur ? Est-ce qu'elle se transforme en marcheur ? Est-ce qu'elle râle ?

Ca c'est sur, elle doit râler !

Le temps passe lentement, lentement, lentement. Il le fait exprès, le temps. C'est un complot. Je prends le service de nuit. Non n'insistez pas, je prends le service de nuit ! Non, n'insistez pas, je ne prendrai pas une double ration de bouffe en récompense … Ha ben oui, si vous "insistez". Ca fera plaisir à Nana après que je l'ai copieusement grondée !

Nana, ne te transforme pas !

Je reste donc de garde la nuit, de toute façon, je n'ai pas sommeil et comme par un fait exprès, presque personne n'a besoin de soins ! Si je mettais le feu à la caserne des miliciens en mode "pas vue pas prise", statistiquement il en resterait suffisamment en vie pour défendre le district et soigner les grands brûlés m'occuperait toute la nuit. Non, je déblaie (balaie) cette pensée d'un revers de la main. Par humanité ? Non, je serais capable d'aggraver leurs brûlures dans mon état.

Nana, ne me quitte pas !

Je reste toute la nuit les yeux grands ouverts à faire l'inventaire de l'infirmerie pour tuer le temps. Crève, crève ! Mais comme toujours, il se barre à temps. Il ne perd rien pour … Se tendre (attendre) ! Toute la nuit. Toute. La. Nuit. Au petit matin, je dois ressembler à un zombie. Gru, cerveaux. Bah, je suis jeune, je peux bien avoir une nuit blanche. Ca ne doit pas être la bonne expression …

Puis ça finit par arriver, comme après la pluie vient le beau temps et qu'après la grêle on se les pèle : Nana est libérée, elle arrive et ce n'est pas une marcheuse, ouf ! Malgré sa blessure à la tête, elle est plus en forme que moi. Pas dur ! Je suis entre deux os (eaux) avant son arrivée puis d'un coup, je sens que j'ai des étoiles dans les yeux et mon sourire revient ! Ô joie. Ô allégresse. Je me sens (provisoirement) en pleine forme !

"Grande sœur !"

Je lui tombe littéralement dans les bras et je me serre fort, très fort contre elle. Ca n'est pas facile avec ces "pare-chocs" sur mon torse. Elle me parle alors avec humour et je lui fais un "bisou magique", plein de "bisous magiques" puis je la regarde avec gravité.

"Viens, je vais te recoudre."

Ca, ça veut dire "On s'isole et je te dispute" et ma frangine le comprend certainement, parce que je devine ce qu'elle a "dans la tête", je la connais comme si elle m'avait faite.
Ven 4 Oct - 1:14
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Nashawn Maheswaran
☣ Date d'inscription : 28/09/2019
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Le sourire de Shawna lui ferait presque plus peur que sa colère.
Parce que ce sourire n’annonce rien de bon. Elle le sait ; elle connaît sa sœur mieux qu’elle se connaît elle-même. C’est le genre de sourire qui veut dire « je suis contente de te retrouver mais ça ne veut pas dire que tu vas passer à côté d’une bonne claque ».
En même temps, elle l’a mérité, clairement.

Nashawn serre sa petite sœur contre elle. C’est à ce moment-là qu’elle se rend compte à quel point elle en avait besoin ; après ces vingt-quatre heures à se demander si c’était vraiment fini pour elle ou si l’un des autres types en quarantaine allait la bouffer, c’était exactement ce dont elle avait besoin.
La proximité de sa sœur. La sûreté auprès d’elle. La promesse qu’elles sont toutes les deux toujours là.
Nashawn ne se rendait pas compte à quel point ça l’angoissait.

(Elle la serre si fort qu’elle pourrait se briser les os.)

C’est presque à contre cœur qu’elle la lâche, et elle sait très bien ce que ses mots veulent dire. Nashawn ne voulait pas attirer l’attention sur elles plus que ça, alors c’est une très bonne idée. Leurs disputes ne concernent qu’elles-même et pas l’hôpital tout entier.
Mais en même temps, elle aurait bien aimé l’éviter. Elle ne fait que récolter ce qu’elle sème, après tout. Elle aurait fait exactement pareil si ç’avait été le cas inverse, elle ne se serait pas gênée pour l’engueuler toute la soirée.

Alors, autant prendre son mal en patience. Nashawn ne fait que ça depuis des années, de toute manière.

Une fois loin de tous les regards indiscrets, elle s’assied sur une chaise, lançant son chiffon ensanglanté dans un coin, se préparant à l’aiguille douloureux dans son arcade. Elle ne s’est pas faite recoudre souvent, mais elle en garde un très mauvais souvenir.
Surtout avec Shawna qui ne va pas se gêner pour se venger.

« J’suis désolée. »

(Comme si ça allait arranger la situation.
Ce n’est que le calme avant la tempête qui est juste là.)
FT. SHAWNA
Dim 6 Oct - 13:37
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Shawna Maheswaran
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Je sens que Nana me lâche à contre-coeur mais nous ne nous isolons pas pour que je lui fasse du mal, du moins pas physiquement. Je suis seule à seule avec ma grande sœur et je ne pense pas une fraction de seconde que je vais la gifler, lui coller mon poing dans la figure, ni un coup de tête, encore moins lui botter les fesses ou lui mettre une fessée. Je ne sais pas ce qu’elle pense mais si c’est ce qu’elle redoute, je crois qu’elle préférerait une bonne gifle, voire une double paire de gifle que ce qui va arriver mais j’aurais du le faire plus tôt. J’aurais du même si je ne veux pas faire de la peine à ma frangine que j’aime tellement et elle aussi, elle m’aime. Mais ça ne suffit pas pour surmonter cette crise.

Il va donc falloir remuer le couteau dans la plaie.

Je commence par désinfecter la plaie. Oui, ça pique ! Je ne me venge pas, ce serait mesquin mais tout de même, j’ai un petit sourire en la voyant tressaillir quand j’applique le coton imbibé d’alcool à quatre-vingt degrés, en faisant bien sur attention à ce que ça ne coule pas dans l’œil, puis j’exhibe devant elle l’aiguille stérilisée qui va servir à la recoudre. Ca impressionne toujours mais Nana est courageuse, le problème n’est pas là. Ca va quand même piquer. Comme je ne suis pas sadique à ce point et que je l’aime, je lui tends alors discrètement une flasque.

"Ce n’est pas de l’eau et ce n’est pas à moi, je la rendrai après. T’inquiète, le goulot est tout propre."

Boire une rasade d’alcool atténuera un peu ses sensations physiques, c’est mieux que rien. Après ça, j’attaque la "broderie". Il y en a qui semblent être nés avec une habileté surnaturelle, mais j’ai toujours eu l’impression d’avoir deux mains gauches, j’ai toujours été volontaire pour les corvées domestiques et on m’en a éloigné très vite tellement je causais des catastrophes sans le vouloir bien sur. Par contre, côtoyer le sang, les blessures graves et l’agonie de certains condamnés, ça, ça n’attire pas les foules, il faut du sang-froid et de la détermination, il faut en vouloir donc vu que j’ai ces qualités, on m’a laissé faire mes preuves petit à petit. J’ai tellement recousu de plaies que j’ai fini par contrer "la malédiction des deux mains gauches". Le travail, le travail, encore, encore et encore. Le courage pour se lancer dans une tâche difficile, la ténacité pour la mener jusqu’au bout. Le fil passe et repasse sur la plaie, la fermant petit à petit. Je m’applique en mordillant ma lèvre inférieure jusqu’à ce que la blessure commence à se fermer. Là, je commence à l’exprimer sans la regarder dans les yeux du coup. La bonne excuse !

"Grande sœur, tu culpabilises pour une mauvaise raison. J’ai appris ce qui s’est passé, c’était un accident tout bête."

"Une maille à l’endroit, une maille à l’envers." De la broderie sur chair.

"Par contre, je réalise que tu prends toujours plus de risques depuis un an. Je ne veux pas te faire la morale, ni de chantage affectif en te demandant de ne pas te la jouer suicidaire sinon tu me briserais le cœur, et je serais seule, et je ne pourrais pas survivre sans toi. Oh oui, ça me briserait le cœur si tu mourrais et tu me manquerais terriblement."

Je termine mon ouvrage, coupe le fil proprement et remballe le matériel après l’avoir désinfecté. Ceci fait, je m’assois à coté de Nana, lui prends les mains et plonge mon regard dans le sien. Vient le moment douloureux, le vrai moment douloureux.

"Ce n’est pas un manque de cœur que de te dire je survivrais sans toi parce que tu voudrais que je continue à vivre aussi pour toi mais je te veux auprès de moi le plus longtemps possible, je veux que tu sois heureuse, qu’on soit heureuses, et Camille le voudrait aussi."

Ca veut dire, "tourne la page" mais ce n’est pas un sermon, ça n’est pas un jugement, c’est le cri du cœur. Mes yeux sont alors remplis de larmes.

"Tu n’as pas vu son regard mais moi je l’ai vu pendant que tu me sauvais la vie. Je pensais y voir de la peur, de la souffrance, ça aurait été légitime mais j’y ai vu le soulagement parce que nous allions survivre."

Et là, je pleure et pas qu’un peu mais je m’en fiche, je serre les mains de ma grande sœur un peu plus fort et mes larmes tombent dessus.

"Nous n’oublierons jamais Camille mais nous devons continuer à vivre pour elle parce que c’était ce qu’elle voulait ! Je t’aime frangine !"

Je t’aime tant ! Prouve-moi que tu m’aimes, vis !
Dim 6 Oct - 18:49
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Nashawn Maheswaran
☣ Date d'inscription : 28/09/2019
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Elle retient sa respiration.
Appréhension de la douleur à laquelle elle est bien trop habituée, appréhension des mots qui eux sont bien plus tranchants, appréhension de la suite. Penchant sa tête en arrière en sentant la brûlure de l’alcool contre sa blessure, haussant un sourcil à la vue de l’aiguille.
Honnêtement, elle a déjà vu pire. Elle boit une longue gorgée d’alcool puis elle pose le flasque à terre après avoir passé le dos de sa main sur ses lèvres.

Ça brûle autant la gorge que son arcade sourcilière.

Ça l’aide à ne pas penser à l’aiguille qui lui traverse la peau. Alors, combien de points de suture ? Si l’argent avait encore une quelconque valeur ici, elle n’aurait pas hésité à parier. Mais dans la position où elle est, il vaut mieux pour elle de ne pas faire la maligne. Shawna a vite fait de planter son aiguille à côté, accusant sa maladresse.
Et puis, elle ne peut s’empêcher de se poser des milliers de questions durant le silence qui pèse sur ses épaules. Que va dire sa sœur ? Quels mots vont-ils être plus douloureux ? Est-ce que Nashawn évitera le tout avec des fausses promesses, comme d’habitude, ou bien cette fois-ci, ça ne passera pas ?
Nashawn n’a jamais été anxieuse, ni même stressée de la vie. Mais ces moments-là arrivent tout de même à lui tordre le ventre. (Ou bien, c’est l’alcool qu’elle a ingéré plus tôt qui n’était pas aussi propre que Shawna l’assurait.)

« J’me doute » elle hausse les épaules, avant de se dire que c’était une mauvaise idée de bouger n’importe quelle partie de son corps. Puis, après un moment de silence, elle ajoute dans un murmure : « … j’suis pas suicidaire. »

Ce n’est pas un mensonge.
Étrangement, ce n’est pas totalement la vérité non plus. Pas suicidaire, non ; des légères envie de repos éternel ? Peut-être. Ce serait juste tellement plus simple. Mais Nashawn ne peut pas se le permettre. (Et elle ne peut pas nier non plus qu’elle n’y a pas pensé.
Heureusement que Shawna est toujours là…)

Et puis, ça se termine – et Nashawn doit se retenir pour ne pas porter ses doigts à sa blessure maintenant recousue. Et puis, vient le moment le plus compliqué. Ses mains se retrouvent dans celles de sa petite sœur et elle n’imagine même pas être capable de détourner son regard du sien.
Comme si elle allait crever si elle ne la regardait pas.
Comme si c’était la chose la plus importante. S’il te plaît, ne pleure pas ; elle serre ses mains comme pour la rassurer en voyant ses yeux se remplir trop rapidement de larmes au fur et à mesure qu’elle parle. S’il te plaît, si tu pleures je pleure aussi, tellement concentrée sur ça qu’elle en aurait presque oublié de l’écouter.

Merde, c’est dur.
Rien que d’entendre son prénom est dur. Nashawn ferme les yeux un instant, prenant une grande inspiration. Mais quoi dire, maintenant ? Bien sûr que Shawna a raison, mais à quoi bon, si c’est pour recommencer ses conneries la semaine prochaine…
Même Nashawn ne croit plus à ses propres mensonges.

« J’sais bien, et j’en doute pas une seconde… c’est juste compliqué » (merde, elle l’aimait plus que tout au monde, elle arrivait à rendre son monde coloré et joyeux ; Nashawn a tout perdu en l’espace d’une nuit et ça la tue, ça la tue tellement.) « C’est compliqué de passer à autre chose. Elle a été la meilleure chose qui m’est arrivée, j’peux pas juste vivre comme ça en m’disant que ce sont des choses qui arrivent. »

(Parler de Camille au passé la tue.)

« J’t’aime aussi Shaha » elle la prend dans ses bras, passant doucement une main dans ses cheveux. « Désolée pour tout le souci que j’te donne. C’est juste plus fort que moi, j’peux pas rester ici éternellement, y’a que toi qui m’retiens ici. Et quand t’es pas là, quand t’es occupée, j’sais plus quoi faire. Alors, j’sors. Mais ça se termine pas toujours bien. »

Un soupir. Un seul.

« J’veux pas qu’tu penses que j’risque ma vie parce que ça me fait rire ou parce que Camille me manque. C’est juste… ça arrive, parfois on s’y attend pas » elle renifle. « J’prends aucun risque inutile, merde Shawna j’te promets que j’risque jamais consciemment ma vie. »

(Bon, parfois, un peu quand même.
Mais elle n’est pas censée le savoir.)

« T’es tout pour moi. J’te laisserai jamais seule, d’accord ? »

Alors, ne me laisse pas seule non plus, d’accord ?
FT. SHAWNA
Ven 11 Oct - 20:35
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Shawna Maheswaran
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J'ai terminé mon ouvrage et je suis plutôt contente, je n'ai mis à coté qu'une fois. J'ai bien sur écouté ma frangine pendant que je la soignais. Je suis par nature à l'écoute et encore plus pour ma grande sœur. Ceci fait, je m'assois à coté d'elle et lui prend les mains dans les miennes. Comme on dit, qui aime bien charrie (châtie) bien, alors je vais la charrier un maximum. Je fais donc mine de regarder ses mains.

"Tu n'es pas suicidaire. Je ne te trouve pas très convaincue par tes propres paroles, frangine."

Ca n'est pas du sarcasme de ma part mais plutôt un constat mais Nana continue. En synthèse, elle n'accepte pas la mort de Camille et je suis sa seule raison de vivre. Je n'en dis rien même si ça me met la pression, l'air de rien. Je souris spontanément quand elle passe sa main dans mes cheveux avant de retrouver mon sérieux.

"Ce ne sont pas des choses qui arrivent et Camille me manque aussi mais elle voudrait que tu vives aussi pour elle."

Je ne vais pas me répéter, ça ferait disque rayé. Pendant que Nana me promet qu'elle ne prend aucun risque consciemment, que je suis tout pour elle et qu'elle ne me laissera pas seule, je verse une poudre orange dans un verre d'eau propre et je touille avec une cueillère tout aussi propre avant de le tendre à la jeune femme avec un grand sourire, et je la regarde avec un air malicieux qui devrait lui faire comprendre qu'une idée bizarre est née dans ma petite tête.

"Petite cure de magnésium, prescription du docteur. En plus ça a bon goût alors glou glou."

Au laboratoire, il y a une petite serre et assez de plantes pour faire quelques médocs de base mais aussi des vitamines parce que non, l'organisme ne peut pas survivre pendant des années, il ne peut pas se contenter de manger au moins une fois par jour et de boire, il faut certains apports sinon le corps craque d'un coup mais ce n'est pas pour ça que je souris !

"Tu ne me laisses pas seule, moi je crois que tu me demandes aussi de ne pas te laisser seule, eh bien je vais t’exhausser !"

Je me frotte les mains avant de reprendre celles de mon aînée, d'entrelacer affectueusement nos doigts et de poursuivre :

"J'aimerais monter une petite pièce de théâtre et je voudrais te donner le deuxième rôle principal. Taratata, on ne refuse pas. Je te ferai participer aux détails de l'histoire et répéter ton rôle. Ca nous fera passer plus de temps ensemble, mais ça n'est pas tout."

Je vais trouver une chérie pour ma frangine et le casting du deuxième rôle principal serait idéal pour çà. Ca les ferait répéter ensemble et lier des liens. Je suis machiavélique et je n'ai pas fini !

"Comme je ne t'imposerai pas de bosser à l'infirmerie avec moi ..."

Le coup de grâce, ça ne doit pas être ça la vraie expression parce que ça ne veut rien dire. C'est qui grâce ? En tout cas, je crois que si c'était la bonne expression, elle serait appropriée quand je conclue pour le moment en plongeant mon regard déterminé dans celui de ma grande sœur :

"Je voudrais faire appel à tes services pour aller chercher des plantes, voire des médicaments longue conservation dehors. Comme ça, je suis sure que tu ne prendras pas de risques inutiles. Puis je suis en train de devenir claustrophobe à force de rester enfermée dans le district."

C'est la vérité, je me sens en prison même si je me rends utile à la communauté mais je suis à peu près sure que celle-là non plus, Nana ne s'y attendait pas !
Sam 12 Oct - 18:10
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Nashawn Maheswaran
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Parce que Nashawn ne se retrouve plus, ici.
Il n’y a plus rien pour elle, qu’une maison délabrée aux murs qui pourrissent et qui suintent, avec des provisions qu’on doit compter au gramme près, des nuits entières passées à regarder le plafond fissuré sur un vieux matelas aux ressorts meurtriers.
Nashawn ne pourrait pas vivre enfermée ici. Même si sa petite sœur peut avoir du mal à le comprendre, elle ne peut plus vivre enfermée et sortir du District est comme une libération. Une bouffée d’air frais.

Une façon d’oublier la misère qui les attend.
Merde, c’est pas une façon de vivre, ça. Nashawn en est bien consciente, elle sait à quel point ça peut blesser sa petite sœur, elle sait à quel point, elle aussi, elle serait folle d’inquiétude à savoir que tout ce qui lui reste de famille risque sa vie en permanence.
Mais, et alors quoi ? On attend que ça se passe ? On prie pour que le dernier District ne se fasse jamais attaquer comme les trois autres ? On vit la peur au ventre en attendant la fin ? Nashawn ne peut pas vivre comme ça. (Avant, oui. Avant, quand il y avait toujours la chaleur de Camille, quand il y avait toujours les sourires et les rires, quand il y avait encore de l’espoir. L’espoir, ça ne lui va plus du tout.)

(Au moins, elle est soulagée que le sermon se stoppe ici. Shawna sait tout autant que Nashawn que répéter la même chose, encore et encore, ne sert à rien.)

Le verre à ses lèvres, Nashawn se stoppe en cours de route. Pas très sûre de comprendre. Encore moins lorsque sa sœur continue son petit discours.

« Une pièce de théâtre ? Pour quoi faire ? Et qui va la regarder ? » peut-être les enfants qui squattent chez elle, pour leur offrir autre chose qu’une bonne orthographe et des bases de mathématiques. « J’suis pas très bonne actrice, Shasha… on peut passer du temps ensemble, y’a pas d’souci, mais une pièce de théâtre… ? On va juste s’taper la honte. »

(Et puis, Nashawn trouve ça d’un ringard, les pièces de théâtre.
Elle se souvient vaguement en avoir étudié une, à l’école, lorsque ça existait encore, et n’avoir rien compris du tout… et les quelques pièces de théâtre qui traînent chez elle sont trop compliquées pour les petits yeux qu’elle éduque.)

Un moment de silence.
(Elle n’a toujours pas bu le petit verre qu’elle tient entre les mains.)

« T’es pas en train d’me demander de te faire sortir du District, si ? » un air d’abord surpris s’affiche sur son visage avant qu’il ne se rapproche plutôt d’une colère passagère. Rien que d’imaginer sa sœur en dehors du District la rend folle. « Non, Shawna, on en a déjà parlé. Il en est pas question, c’trop dangereux. Y’a pleins de gens ici qui peuvent chopper tes plantes ou tes médocs contre un peu de bouffe ou d’autres trucs. Mais pas toi. »

Rien ne la fera changer d’avis. Rien du tout.
Malgré tout, Nashawn ne prend pas de risques inutiles. Certes, elle n’est pas toujours en état d’alerte et trop souvent perdue dans ses pensées (ce qui la mènera probablement à sa perte), mais elle ne s’est jamais jetée sur des marcheurs juste pour le plaisir de les massacrer.
Ou pour risquer sa vie.

Mais en même temps… c’est sûr qu’avec Shawna, elle fera bien plus attention. Surtout à elle. Quitte à s’oublier – au final, c’est à double tranchant. (Mais la réponse restera toujours non, clair et net. Sa sœur ne sortira jamais de l’enceinte de ses murs. Pas de son vivant.)

« J’pourrais y aller si tu veux, mais t’restes ici. J’te promets que je prends aucun risque inutile quand j’sors, t’as pas à t’en inquiéter » (bon, ce n’était peut-être pas la meilleure chose à dire après avoir passé vingt-quatre heures en isolement…) « J’veux dire, tu soignes les gens, tu les blesses pas. Tu vas pas savoir te défendre, dehors. T’as pas le droit à l’erreur, c’est beaucoup trop dangereux pour toi. »

Un soupir.

« J’suis désolée, j’sais bien qu’c’est chiant de tourner en rond ici. Mais je préfère t’voir en sécurité plutôt que savoir que t’es dehors, en train de risquer inconsciemment ta vie… »

(Mais en même temps, un peu de compagnie de lui ferait pas de mal…
Sauf qu’elle tient trop à Shawna pour qu’elle devienne son partenaire au long terme.)
FT. SHAWNA
Dim 27 Oct - 14:05
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Shawna Maheswaran
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Je commence à ressentir des crampes musculaires douloureuses dans le bas de l'abdomen, demain je serais dans tous mes états, comprendre "plus difficile à gérer". Evidemment pas avec ma grande sœur qui est tout pour moi et je sais bien que c'est réciproque. C'est pour ça que je ne m'énerve pas quand elle me dit tout ça, d'abord parce que le coup du théatre est une idée spontanée que je viens de trouver pour lui faire rencontrer d'autres personnes, et pourquoi pas une nouvelle chérie. Mais comme je suis d'une mauvaise foi assumée, je lui envoie tout de même une répartie bien de moi, mais sur un ton faussement contrarié qui se voit à des kilomètres parce que c'est Nana :

"Ah ! Si tu n'y mets pas du tien ! Ok, on oublie Romero et Juliette."

Non, ma langue n'a pas fourché, j'aurais pensé à un Roméo et Juliette à la sauce zombie mais tant pis, je trouverais un autre moyen de lui redonner goût à la vie. Il doit bien y avoir une célibataire accro aux belles filles à la peau de chocolat, si je puis dire. J'ai un grand sourire sadique quand elle me dit que je soigne, je ne blesse pas.

"Tu n'es pas sérieuse quand tu dis ça. Zou, rappel anti-tétanique. Ordre du médecin."

Puis :

"Je compte jusqu'à trois."

Je lui fais une piqure dans la fesse et ça pique !

"Un deux trois. Voila, bonne pour le service."

Une tape faternelle – ou sororale – sur le postérieur et je lui parle d'un air plus sérieux, ce qui n'est pas bien dur !

"Tu me connais mieux que je me connais moi-même, frangine. Je sais me battre au couteau, c'est toi qui me l'a appris mais si tu juges que je ne ferais pas de vieux mégots (de vieux os) en dehors du district, même avec toi auprès de moi, alors c'est inquiétant, parce qu'il est possible que le district ne soit pas notre avenir, tu en as conscience toi aussi. Il est possible qu'on doive le quitter un jour pour un autre abri. Ce jour-là, je mourrai ? Puis même si on a encore des années ici, ça veut dire que je vais devenir peureuse, que le district va devenir comme une coquille d'escargot que je ne pourrais plus quitter ? Tu pourrais me préparer pour pouvoir survivre dehors, on peut se donner un an d’entraînement en ce sens. Ca me ferait un objectif et puis ça te rassurerait pendant un an. Puis on ferait des petites sorties, pas loin et courtes. Puis on passerait plus de temps ensemble comme ça !"

Ceci dit, je lui saute au cou et lui fais un calin parce que c'est ma grande sœur et je l'aime très fort, mais sans la brusquer parce qu'elle doit être fatiguée et endolorie après cette journée de quarantaine. Moi ça va mais je suis très jeune après tout ! Par contre, je me coucherai tout de même plus tôt ce soir !

"Ca serait bien qu'on commence la semaine prochaine, non pas demain."

Elle doit deviner aisément la raison.
Sam 9 Nov - 11:11
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