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Contexte

Une simple morsure, un mélange de fluide même, permet au virus, particulièrement violent de se propager dans le corps. Il provoque alors de la fièvre, puis des accès de violence. Finalement, après environ quatre heures seulement, le malade devient incontrôlable, avide de chair et de sang, il ne reconnait plus personne et attaque sans distinction aucune.

La progression rapide du virus met un frein à la science. Les survivants se retranchent dans des camps de fortune, bâtissent des refuges qui finalement deviennent des villes. C'est près de la zone 51, dans le Nevada que le plus impressionnant d'entre eux voit le jour. « HopeCity » s'étale en 2018 sur environ 20 km², le tout partagé en districts et barricadé de hauts murs de protection. En son sein, une vie, ou plutôt une survie qui semble avoir retrouvé une pseudo normalité … jusqu'en décembre, durant les festivités de fin d'année, lorsqu'une infection se déclare au cœur même de la ville. Le cauchemar recommence, plus de la moitié de la ville succombe et seul le premier district qui parvient à fermer ses portes à temps reste debout.

Le compteur de survivant, aux alentours, est désormais sous la barre des 500.

Et vous. Parviendrez-vous à rester en vie ? Lire le contexte entier ?

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Kelsier Hodgen
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Il était tôt. Très tôt. Probablement bien trop tôt pour la majorité du district, d’ailleurs, même en ces temps troublés, la tendance à la grasse matinée ne semblait pas avoir disparue chez certains, bien au contraire, mais en ce qui te concernait, tu étais du genre à être debout et relativement frais dès les premières lueurs de la matinée. Et tu sais quoi ? Tu avais été jusqu’à imposer ça à tous les miliciens qui bossaient sous tes ordres. Prêts. Habillés Armés. L’idéal pour toi était d’arriver, de n’avoir qu’à distribuer tes ordres, et de te mettre au travail dans la foulée. Ça fonctionnait très bien comme ça, d’ailleurs. Sauf exception rare, tout se passait toujours pour le mieux.

Pour la seconde semaine consécutive, tu étais de garde à la porte et honnêtement, tu mentirais si tu disais que ça te convenait. Les sorties se passaient toujours dans le plus grand des calmes mais les quelques retours étaient toujours bien compliqués. D’ailleurs, être sympathique la semaine passée t’avais conduit droit à l’isolement. Vingt-quatre heures enfermées dans une cellule du bunker à attendre que le temps passe, le tout avec une furie un peu trop curieuse qui avait fini par s’endormir sur toi. Du coup, peu enclin à tolérer une journée de plus à ne faire qu’attendre que quelqu’un ne se décide à venir mettre le bazar à la porte, tu avais distribué tes ordres, le plus clairement et le plus précisément possible.

Jusqu’à t’arrêter sur cette jeune femme.

Astrae. Tu marques une pause, tout en la fixant de toute ta hauteur, sévèrement. Tu plisses les yeux. Vous allez venir avec moi.

Là-dessus, tu te détournes, et puis tu attrapes ton fusil, ta ceinture, et enfin, tu viens ouvrir l’une des armoires dans laquelle tu trouves une seconde arme du même genre, et surtout, du même calibre que la tienne. Sans la prévenir, tu viens lui coller le fusil entre les mains, et puis, tu accroches la sangle du tiens à ton épaule avant de mettre ta ceinture.

On m’a rapporté vos lacunes en ce qui concerne le tir, nous allons essayer d’y remédier. Tu n’avais normalement pas le droit de faire ça. Les munitions devaient être conservés, l’ordre avait été passés depuis plusieurs mois déjà. Pas ici, évidemment, je pense que le champ de tir à l’est sera plus pratique … et surtout bien plus discret. Votre avis ? Ta ceinture installée et correctement fixée, tu finis par relever les yeux vers elle.

Jeu 3 Oct - 16:52
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Eden Astrae
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Les premiers rayons du soleil filtrent par la petite fenêtre, illuminant doucement une vieille couverture déchirée, des draps froissés, et un oreiller si plat qu'on se demandait s'il servait encore à grand chose et s’il était encore confortable. Un lit vide et froid, malgré le peu de chaleur qui semble encore s’en dégager et qui indique que quelqu’un y a dormi il y a peu. La douce lueur continue sa course et fini par effleurer une jambe nue, un bras ferme et musclé, un cou gracile. Elle illumine les cheveux noirs d’une jeune femme et se dépose sur ses joues, où ses légères tâches de rousseur semblent apprécier le contact de la douce chaleur. Au contraire de ses yeux marrons qui se plissent sous les lueurs de l’aurore.  

« Hmpff. » Tu grognes. L’une de tes main se tend vers la pile de linges se trouvant sur la chaise tandis que l’autre te protège des rayons. Il est bien tôt en cette journée, mais tu n’as pas besoin de plus de sommeil. Il y a bien longtemps que tu ne plus fais de grasses matinées. Et bien longtemps que tu ne fais plus de nuits paisibles. Les cauchemars font partis intégrantes de ta vie depuis l’apparition des marcheurs, et si tu as choisi d’être milicienne, si tu as choisi de braver le danger après de nombreuses années pour ne pas avoir a devenir folle entre ces murs et si face à eux, tu sais te contrôler, les mauvais rêves sont là pour te rappeler que la peur est toujours présente. Soupirant, tu enfiles pantalon, chemise et bottes, le regard dans le vague. Tes gestes sont mécaniques, presque robotisés. Depuis la mort de Casey il y a de ça deux ans, tu n’es plus réellement la même. Ta vie est devenue une succession de petites routines. Routines pour garder un cap, pour garder un sens à ta vie. Non tu ne te laisseras pas crever dans un coin. Ça a été dur de devoir affronter la mort de ton compagnon, mais tu as fini par t’en remettre. Ou du moins le penses-tu. Comme depuis le début de cette épidémie, tu portes un masque, presque sans t’en apercevoir. Une carapace que tu forges, que tu crois dure comme fer. Même si parfois la lassitude t’atteint, tu te relèves toujours pour te battre. Pourquoi? Tu ne le sais pas toi même. Tu n’as plus personne. Mais tu veux vivre. Alors tu continues ta bataille, seule, en espérant un jour ne plus vivre dans une cage.

Nouveau soupir. Tu décroches le foulard de son portant et le fixe autour de ton cou. L’une des rares choses sans laquelle tu ne peux plus sortir. Tu as toujours eu un odorat développé. Et surtout pour les mauvaises odeurs. Autant dire qu’avec les relents de pourriture que diffusent certains marcheurs, il y a de quoi te faire tomber dans les pommes. Tu secoues la tête, démêles tes longs cheveux avant de les attacher en une queue de cheval afin qu’ils ne te gênent pas, puis finis par prendre tes deux lames et ton sac avant de sortir de la petite chambre à la recherche de ton nouveau chef d’escouade, un certain Hodgen, à qui on t’a collée dans les baskets après la mort de ton ancien coéquipier.

« Astrae. » Il se tient devant toi. Te dominant et te fixant sévèrement. T’as beau dire. T’es pas petite loin de là, mais ce gars là est écrasant. Tout en lui t’inspires des émotions contradictoires. Respect et crainte. Loyauté et méfiance. Il dégage une aura, un charisme qui te fais te sentir insignifiante sur le coup. Tu ne dis rien, tu te contentes de le fixer d’un regard sombre. Tu ne le connais pas, mais tu n’apprécies pas qu’on cherche à t’impressionner. Tu as bien trop souvent vécu ces moments là dans ton enfance. Tu as appris à te battre, tu as appris à avoir du caractère, tu ne te laisserais pas impressionner par cet homme. « Vous allez venir avec moi. » Tu hoches la tête. Pas forcément à l’aise. Ni mal à l’aise d’ailleurs. Mais tu te demandes ce qu’il te veut. Peut-être veux-il simplement te tester, peut-être veut-il simplement savoir qui on lui conf… « On m’a rapporté vos lacunes en ce qui concerne le tir, nous allons essayer d’y remédier. » Ah. Tu ouvres puis refermes la bouche sans qu’aucun son n’en sorte. Si tu t’y attendais à celle là. « Je croyais qu’il était interdit d’utiliser des armes à feu ? » Ah oui. Tu sais pas s’il s’y attend à celle là mais t’es du genre à un peu discutailler les ordres ou à poser des questions à tout va. T’es pas du genre à pondre des ordres mais t’es pas non plus du genre à les suivre comme un mouton. T’y tiens toi à ton libre arbitre. Mais v’là qu’il t’écoute même pas. Il enfile sa ceinture avec son arme et t’en refourgue une du même acabit. « Pas ici, évidemment, je pense que le champ de tir à l’est sera plus pratique… et surtout bien plus discret. Votre avis? » Ton avis? Il veut vraiment le connaître ton avis? Tu le jauges du regard. Tu ne sais pas ce qu’il vaut. Et tu ne connais pas non plus son caractère. Manquerait plus que tu te le mettes à dos dès le premier jour. Tes yeux se posent sur l’arme trônant entre tes mains. Pas du tout comme les armes que possédaient ton père et tes frères mais… Les mauvais souvenirs affluent et tes mains se crispent autour de l’arme. « Je n’ai jamais utilisé d’armes à feu. Je suis plutôt douée au corps à corps ou avec une lame, pourquoi vouloir m’apprendre à tirer? » Beaucoup de miliciens n’ont pas de formation adéquate tout simplement… Parce qu’il n’y en a pas au final. Il te fixe et tu soutiens son regard. Pourquoi veut-il perdre son temps avec ça... « Est-ce... Si important? »
   
Ven 4 Oct - 15:16
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Kelsier Hodgen
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Lorsque ta ceinture est en place, bien serrée, et fixée comme tu le fais toujours, tu t’arrêtes. Ton fusil se trouve sur ton épaule, et un soupire s’échappe de tes lèvres alors qu’après l’avoir à nouveau fixée un instant, tu viens prendre appui contre l’une des tables qui se trouve dans la pièce. Tes bras viennent se croiser sur ton buste, il est devenu rare qu’on se permette de poser des questions lorsque tu imposes quelque chose, et pour le coup, tu es loin d’être mécontent de constater qu’il existe encore des miliciens qui prenaient le temps de servir de leur cervelle.

Je suppose que vous êtes au fait des moyens de transmission du virus. Non ? Tu poses la question, non pas que tu te permettes de la prendre pour une idiote, voir une ignorante, simplement que tu sais, pour y avoir déjà été confronté que certains ignorent encore tout, ou presque des marcheurs. Vous n’avez pas besoin d’être mordue, pour être infectée, vous le saviez ?

Tes mains appuyées sur le rebord de la table, tu appuies dessus brièvement pour te redresser, et tu avances vers elle pour finalement la contourner et te placer là, juste à côté d’elle, à sa droite. Du doigt, tu effleures sa tempe.

La tête. Dis-tu simplement. Le cerveau pour être plus précis. Et puis ton doigt descend, délicatement, tu effleures la peau de sa gorge, là, juste sur la carotide, tu t’attardes. Le cou, s’il est tranché complètement. Ton doigt descend encore, il ne la touche pas, cette fois, tu ne te le permets pas, mais tu désignes sa poitrine, côté gauche. Et le cœur. Tu passes alors derrière elle, pour finalement revenir vers la table. Ce sont les trois zones qu’il faut viser lorsqu’on décide d’éliminer un marcheur, mais ça, je suppose que vous le saviez déjà.

Tu reprends finalement ta place, baissant les yeux sur ta ceinture, tu viens mentalement compter les balles qui se trouvent encore à l’intérieur. Leur nombre a bien diminué, mais tu es plutôt fier de constater à quel point tu es parvenu à économiser ces munitions, cela faisait désormais près de quatre mois que tu n’étais pas repassé par la réserve pour faire le plein, et il ne manquait qu’une petite dizaine de balles. Toutes avaient fini dans le crâne d’infectés.

Le problème lorsque l’on attend ces zones, c’est qu’elles saignent énormément. Le risque d’éclaboussure est élevé et si se battre au corps à corps est tout à votre honneur pour ce qui est d’économiser des munitions sachez que dans certains cas, il est moins risqué et donc préférable d’abattre ces créatures à distance. Une goutte de leur sang dans un œil vous conduirait à une mort certaine. Tu marques une pause, relèves les yeux vers elle. Et puis, vous devez être capable d’en abattre sans descendre du mur, et ce, sans gâcher le peu de munition dont nous disposons.

Et puis un soupire, parce que ce ne serait pas toi, n’est-ce pas, si tu ne soupirais pas ? Tu finis par définitivement quitter cette table, et tu ouvres la porte en grand afin de l’inviter à sortir de la pièce.

Si nous en avons fini avec les questions, je vous propose de nous mettre en route sans perdre de temps.

Sam 5 Oct - 22:27
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Eden Astrae
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Mains posées sur la crosse du fusil, tes longs doigts fins triturent un noeud figé dans le bois, pensive. Toi? Une arme à feu dans les mains? Elle ne t’inspire que dégoût, répulsion et… peur. Ou plutôt mauvais souvenirs… Pour toi qui a grandi dans le Bronx, elles ont toujours été présentes dans ta vie. Meilleures amies de tes frangins qui s’amusaient à jouer avec elles sous ton nez, à jouer à la roulette russe avec toi sans que tu ne comprennes le principe de cet amusement. Avec lesquelles ils dormaient même, les cachant sous leurs oreillers. Tu n’étais jamais tranquille. Comment aurais-tu pu l’être, entourée de dealers et de gangs, dont la majeur partie du temps était consacrée à se battre et à échanger des coups de feu. Ton enfance entière est marquée par les cris, les coups de feu, les bagarres et le sang qui coulait dans les rues. Mais pourtant tu ne dis rien. Qu’aurais-tu à dire de toute manière à ce Hodgen? Que tu ne souhaites pas apprendre à tirer parce que… Parce que quoi? Quelle est ton excuse? Ton papa n’aurait pas voulu que sa petite fille se salisse les mains? Il n’aurait pas aimé qu’elle suive la voie qu’avaient prise ses frères? Ou tout simplement parce que tu as peur, peur de perdre encore une partie de ton humanité? Tes yeux se posent sur l’arme. Il est trop tard pour ça. Et trop tard pour tergiverser. Le monde n’est plus comme avant. Tu n’as pas le temps pour les états d’âmes. Lorsque les marcheurs sont arrivés, tu n’as pas eu d’autre choix que de te battre pour survivre. Tu as fait des choses dont tu n’aurais jamais cru être capable, tu as perdu une part de ton humanité en tuant, en te salissant les mains. Mais cela fait-il de toi une mauvaise personne? Tu soupires profondément. Ce que tu as fait est fait. La seule chose qui t’a toujours motivée était de garder les personnes chères à tes yeux en vie. C’est juste ce à quoi tu aspires. Et si pour ça tu dois apprendre à te servir de ce fusil… Tu rangeras tes démons au placard.

Tu regardes presque sans le voir, ton nouveau chef prendre appui contre l’une des tables en soupirant. Et c’est son soupir qui pourtant te fait relever le regard vers lui. Pas un soupir lourd et las mais plutôt… Une sorte de… Soupir de contentement. Comme si au final il accueillait ta remarque avec une sorte de soulagement plutôt que d’être irrité que tu discutailles déjà ses ordres. « Je suppose que vous êtes au fait des moyens de transmission du virus. Non? Vous n’avez pas besoin d’être mordue pour être infectée, vous le saviez? » Il te pose la question doucement, et tu te rends soudainement compte que tu l’as mal jugé au premier abord. Loin d’être un homme hautain et fier comme auquel tu t’attendais, il accueille tes remarques et ne te méprise pas. Tu hoches la tête tout en continuant de le fixer sans sourciller. Il n’y a pas besoin de parler, pas besoin de répondre. Kelsier se lève et s’avance vers toi, se mettant à tes côtés. Tu ne bouges pas, tu restes immobile, attendant la suite de ses explications. Il lève un bras, son doigt effleurant ta tempe. « La tête. » Tes yeux restent fixés sur le bureau là bas devant toi, mais ton nez, ton odorat si fin relève l’odeur musquée du jeune homme à côté de toi. Une odeur piquante que tu inspires profondément, comme pour t’en imprégner. « Le cerveau pour être plus précis. » Son doigt descend alors doucement vers ta gorge, effleurant subtilement ta carotide et s’y attardant. Tu prends une inspiration plus profonde, ta bouche s’entrouvrant imperceptiblement. Tu essayes de te concentrer sur ses paroles, mais ce que tu remarques surtout, c’est la douce chaleur qui se diffuse en toi et accompagne chacun de ses gestes lorsqu’il t’effleure. « Le cou s’il est tranché complètement. » Tu fermes les yeux, espérant te ressaisir. Il y a bien longtemps que tu n’avais plus ressenti ça. « Et le coeur. » Tes paupières s’ouvrent tandis que sa main retombe après avoir désigné ta poitrine et qu’il retourne vers la table. Tu le suis du regard, tâchant tant bien que mal de ralentir ce coeur qui semble vouloir sortir de ta poitrine. « Ce sont les trois zones qu’il faut viser lorsqu’on décide d’éliminer un marcheur, mais ça, je suppose que vous le saviez déjà. » Tu prends une profonde inspiration, chassant son odeur de tes narines. « Bien sûr. C’est l’une des premières choses que l’on constate lorsqu’on doit apprendre à survivre après avoir tout perdu… » Oh oui, tu as encore en tête ce marcheur qui t’avait poursuivi alors que sa tête pendait sur le côté, maintenue à peine par quelques tendons. « On peut dire que pour ça, les films de zombies et le guide de Max Brooks sur World War Z m’ont plutôt bien aidés… Même si pour eux tout n’était que fictif. » Et dire que maintenant il s’agit de ton enfer…

Il reprend alors. « Le problème lorsque l’on attend ces zones, c’est qu’elles saignent énormément. Le risque d’éclaboussure est élevé et si se battre au corps à corps est tout à votre honneur pour ce qui est d’économiser des munitions sachez que dans certains cas, il est moins risqué et donc préférable d’abattre ces créatures à distance. Une goutte de leur sang dans un œil vous conduirait à une mort certaine. Et puis, vous devez être capable d’en abattre sans descendre du mur, et ce, sans gâcher le peu de munition dont nous disposons. » Mh. Il est vrai que tu ne penses pas toujours à ce risque de contamination, surtout lorsque tu es dans le feu de l’action. Ça c’est quelque chose que tu ne savais pas au départ. Après tout, la contamination du sang.. C’est quelque chose que tu es censée apprendre à l’école. Or l’école et toi… T’as pas pu entrer au lycée à cause de cette épidémie. « Pour être honnête je n’ai appris ça qu’il y a peu. » Tu es presque gênée d’avouer ça. Mais tu préfères être lui dire la vérité. « Il y a tout un tas de choses que j’apprends encore sur le tas. Mais ne vous en faites pas. Ça rentre vite. Je prendrais en compte vos conseils. »

Il finit par te contourner de nouveau pour ouvrir la porte. « Si nous en avons fini avec les questions, je vous propose de nous mettre en route sans perdre de temps. » Tu hoches la tête et passes devant lui tout en tenant l’arme dans tes mains. Tu sais pas trop quoi en foutre. Tu sais même pas comment se tient ce bazar. Alors tu le colles le long de ta jambe, canon vers le bas. « Les autres miliciens ne vont-ils pas être surpris de nous voir nous promener avec ces fusils si nous ne pouvons pas nous en servir pour le moment? » Tu t’es rapprochée de lui et lui parle le plus doucement possible. Tu ne connais pas encore tous ces miliciens. Tu ne les as pas tous côtoyés. Mais tu connais la perfidie et la ruse de certains. Même dans un contexte pareil, et surtout dans ce contexte actuel, tu sais très bien que l’être humain est prêt à tout pour sauver sa propre peau et s’attirer des faveurs. « Vous ne risquez rien si l’on se fait prendre? » Oui tu ne voudrais pas lui causer de torts au final… Tu ne sais pas encore si tu peux lui donner ta confiance. Tu es méfiante maintenant. Et pourtant dieu sait à quel point tu te sens parfois seule et misérable. Depuis la mort de Casey tu ne comptes plus sur personne, et chaque jour le fardeau de la solitude te pèse un peu plus. La mort de ton ancien chef ne semble pas te peser sur la conscience, étant donné qu’il faisait parti de ses personnes peu enclines à aider les autres, il n’avait pas grimpé dans ton estime. Mais ce Hodgen te semble… Différent. « Je ne voudrais pas que vous vous attiriez des ennuis par ma faute. » Oui hin. Parce qu’il n’y a pas. Tu préfères avoir des ennuies plutôt que ce soit les autres qui en aient. Ça a toujours été le cas. Et ça le restera sans doute toujours.
   
Lun 7 Oct - 14:41
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Kelsier Hodgen
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Tu devrais probablement agir différemment, avec elle, on pourrait croire que tu joues, c’est même ce qui doit ressortir de tout ça, lorsque l’on ne te connaît pas du tout. Mais ceux qui te croisent au quotidien savent, eux, que Kelsier Hodgen est loin d’un marrant, un rigolo. Tu n’es pas non plus en train de lui faire du charme, c’est juste, la façon qui te semble la plus adaptée, sur le moment, tu aspires à être clair, pas forcément concis, cela dit, sinon, tu aurais probablement été plus expéditif mais la violence ne mène à rien quand il s’agit d’ancrer des choses dans la tête ou dans le cœur des gens. Tu sais comment sont censées fonctionner les choses, ici, le Gouverneur, maudit soit-il n’est à tes yeux pas une lumière, pour toi, il n’a même rien à faire dans le siège qu’il occupe mais évidemment, tu ne vantes aucune de tes idées politique, jamais. A la place, tu as décidé, depuis bien longtemps déjà, d’agir et de réfléchir comme tu l’entendais. S’il refuse d'entraîner ses troupes, s’il ne s’arrange pas pour que les gens qui entrent dans la milice aient un minimum de compétences et de connaissances, et bien tant pis, mais en ce qui te concernait, tu faisais ton possible pour que les personnes qui venaient travailler avec toi – et non pour toi – soient formés, et ne soient surtout pas des ignorants. Avoir des combattants aguerris et de bons tireurs était primordial, alors tant pis pour la loi. Tu te chargeais toi-même de prendre la responsabilité de ces entraînements.

Je n’ai … aucune véritable culture dans ce domaine. Seize ans, à l’époque, mais ce genre de livres, de films, de séries télévisées ne t’avais jamais attiré. Bien entendu, tu avais les bases de ce genre de culture, mais rien de plus, et ce n’était assurément pas là-dedans que tu avais piocher tes connaissances, mais bel et bien au fil de tes expériences.

Tu la laisses alors passer devant toi, avant de lui emboîter le pas, mais tu t’arrêtes à nouveau en observant autour de toi avant de consentir à ouvrir la bouche à nouveau. Tu laisses même passer un milicien, en le saluant, et tu prends aussi le temps d’observer sa façon de tenir et de se déplacer avec l’arme qu’elle tient dans les mains.

La poussant finalement dans un coin, à l’abri des regards, tu attrapes l’arme pour la retourner, tu n’as aucune gêne attraper ses mains pour les positionner toutes les deux sur le fusil en appuyant légèrement dessus pour lui faire comprendre que sa prise doit être ferme et assurée.

Canon vers le haut. Vous pourriez vous tirer une balle dans le pied, autrement. Un regard derrière toi, un autre à ta droite, un dernier à ta gauche, et tu reviens à elle en soupirant légèrement. Si, en effet. L’entraînement au tir est interdit, et sa pratique est punie d’une peine d’emprisonnement de quelques jours. Et autant le dire, étant donné que tu avais encore passé vingt-quatre à l’isolement pour rien la semaine dernière, tu n’avais aucune espèce d’envie d’y remettre les pieds. J’en prends la responsabilité, j’estime que former les personnes qui travaillent avec moi est de mon ressort, il en va de la sécurité des personnes vivant dans ce district … Et surtout, Eden, le jour où nous serons amenés à travailler ensemble, j’aimerais être certain que vous serez capable d’assurer mes arrières.

Tu finis par t’éloigner, et tu jettes un œil à la porte suivant avant de l’ouvrir pour enfin rejoindre l’extérieur.

Mais je suis flatté de constater que ma … sécurité vous inquiète.

Mar 8 Oct - 18:10
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Eden Astrae
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Il te laisse passer devant lui, t’emboîtant le pas. T’es un peu hésitante, tu sais pas trop par où passer. Tu sais pas si tu dois chercher à éviter le plus de monde possible, si tu dois te faire petite et cacher l’arme que tu tiens - ce que tu tentes de faire maladroitement en la collant le long de ta jambe. T’as jamais aimé apporter des ennuies aux autres et c’est pas aujourd’hui que ça va commencer, surtout que tu connais à peine ce Hodgen. Manquerait plus qu’il soit envoyé au trou par ta faute. Les relations seraient sans doue compliquées après ça. Vous commenceriez pas trop sur de bonnes bases….

Et t’es plongé dans tes pensées lorsque soudainement tu te sens poussée. T’as pas le temps de l’ouvrir que te voilà maintenant dans un petit coin loin de tout le monde et surtout des regards indiscrets. Sans que t’aies le temps de comprendre, le fusil se retrouve maintenant canon vers le haut et tes mains sont sur la crosse, en dessous de celles d’Hodgen. Il les maintient fermement en place dessus, comme pour te faire comprendre qu’elles doivent se trouver ici et pas autre part. Son contact n’est ni doux ni violent, mais il déclenche en toi de légers frissons. Agréables certes, mais non adaptés à la situation. Tu baisses les yeux sur vos mains pendant qu’il se lance dans une série d’explications.

« Canon vers le haut. Vous pourriez vous tirer une balle dans le pied, autrement. » Il soupire après avoir jeté un oeil aux alentours. « Si, en effet. L’entraînement au tir est interdit, et sa pratique est punie d’une peine d’emprisonnement de quelques jours. J’en prends la responsabilité, j’estime que former les personnes qui travaillent avec moi est de mon ressort, il en va de la sécurité des personnes vivant dans ce district … Et surtout, Eden, le jour où nous serons amenés à travailler ensemble, j’aimerais être certain que vous serez capable d’assurer mes arrières. » Tu relèves la tête vers lui, tes yeux rencontrant les siens. « Merci…. Je croyais qu’il y avait une… sécurité sur ces trucs. » Ouais tu sais un petit cran de sureté là… Non? Un machin justement pour éviter qu’une quiche comme toi ne s’envoie une balle dans le pied par mégarde. Bref. Plongé dans son regard, le contact de ses mains sur les tiennes te réchauffent mais ce n’est rien comparé aux mots qu’il emploie. *Ensemble* Il a employé les termes *travailler ensemble* Et tu ne sais pas pourquoi, dans sa bouche cela semble être vrai. Il n’a rien à voir avec ton ancien chef d’escouade. Et il n’a rien à voir avec cet homme arrogant que tu pensais avoir vu en lui aux premiers abords.

« Mais je suis flatté de constater que ma … sécurité vous inquiète. » Ses doigts quittent les tiens et il finit par rejoindre l’extérieur. Tu le suis calmement, méditant ses paroles et assurant ta prise sur l’arme. Tes mains ressentent encore la chaleur des siennes, et tu te maudis de penser à ça en cet instant. C’est simplement que ça te semble si… lointain ce genre de contact. Tu fais tout depuis deux ans pour les éviter. Toi qui est pourtant si tactile. Toi pour qui la chaleur, le contact humain fait parti de toi. Tu t’es forgée une carapace pour ne plus avoir à souffrir de la perte… Sans te rendre compte qu’en faisant ça tu ne faisais que t’enfermer dans ton propre monde. « Vous êtes mon chef d’escouade et pour le moment j’ai décidé que vous n’aviez pas l’air d’un con. Il est de mon devoir… d’assurer vos arrières de ce fait comme vous dites. Mais si je m’aperçois que vous êtes un milicien pourri cela risque de changer. » Et tu passes devant lui.

Tu marches le regard dans le vide, la tête remplie de doutes et de questions. Tu avances mécaniquement aux côtés d’Hodgen, muette. C’est pas une vie ça. De vivre seule dans son coin. Qui se souviendrait de toi si un jour tu n’existais plus? Tu soupires légèrement avant de relever la tête et de fixer les barricades au loin. C’est pas une vie de vivre enfermée entre ces hauts murs dans l’attente d’une mort certaine. Toi, tu veux à nouveau sortir. Tu veux à nouveau aller voir la mer. T’en as marre de ce sable sec qui te pique les yeux et t’assèches la peau. T’en as marre du soleil de plomb du Nevada. Comme prise d’une énergie nouvelle, tu sens un petit espoir naître à nouveau en toi.

« Je n’aime pas attirer des ennuies à des personnes qui me semblent… Bonnes. » Oui, il semble juste et correct… Non? Enfin, il a l’air en tout cas. « Vous êtes aux antipodes de mon ancien chef d’escouade. C’est rare de constater que certaine personne ne pense pas qu’à elle même… Surtout dans la milice. » Pfff qu’est-ce que tu racontes Eden… Si c’est ça il est aussi pourri que les autres, ça fait à peine vingt minutes que tu le connais. Il va te prendre pour une bonne pomme c’est la seule chose qu’il va réussir à faire. « Merci de me prendre en charge. Je serais attentive, je ferai en sorte de ne pas vous faire perdre de temps avec moi… Et j’essayerai de faire en sorte de ne pas vous faire gaspiller trop de balles. » Moui… En espérant que tu fasses mouche assez vite du coup. C’est pas que t’as pas confiance en tes capacités mais… C’est pas en un jour que tu vas réussir à faire mouche à tous les coups. « D’ailleurs… D’utiliser des balles comme ça… Pour un entrainement… Ne devrait-on pas partir en expédition par la suite pour essayer d’en récolter? » Ouais parce que… Tu te sens un peu mal de vider les chargeurs de ton nouveau chef. Tu sais que les munitions… ça se trouve pas facilement.

Le bord du terrain d’entrainement approche, et avec lui l’angoisse. L’angoisse des coups de feu, l’angoisse des nuits du Bronx. Tu chasses les souvenirs de tes pensées et resserres ta prise sur l’arme et va te placer face à l’une des cibles, attendant les instructions. « Le bruit des tirs… Personne ne va rappliquer? »
   
Mer 16 Oct - 12:15
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Kelsier Hodgen
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Eden & Kelsier

Toi, Kelsier, tu n’as pas l’air d’un con. Etonnant, n’est-ce pas, quand on sait que généralement, tu n’inspires que le contraire. Que même sans le vouloir, tu ne fais que mettre à mal ta réputation. Oh, tu n’as rien d’un homme délicat, ni même patient, tu es un peu brut, beaucoup même, mais certains vont jusqu’à dire que c’est ce qui fait ton charme, cette manière que tu as de prendre soin des autres, sans pour autant leur offrir un sourire.

Cela pourrait donc changer. Et tu as ce petit, tout petit sourire en coin. Parce que, Kelsier, tu n’es pas pourri, toi. Oh non. Tu es même l’un des plus intègre dans cette milice, pourtant, tu as bien conscience que rares sont les personnes capables de te supporter, encore plus rares sont celles qui vont jusqu’à t’apprécier. Tu ne t’offusques même plus des brusques revirements des gens qui t’entourent, au fond, tu es conscient de ce que tu es, et puis, tu n’es pas homme à changer son essence pour plaire aux autres.

Elle est silencieuse, et tu respectes ça autant que tu l’apprécies. Tu n’as jamais été adeptes des grands discours, ce que tu as à communiquer, tu aimes le faire passer de façon clair, nette et surtout, concise. Maintenant que pour toi, les bases sont posées, maintenant que pour toi, elle sait à quoi s’en tenir, tu ne vois pas l’intérêt de continuer à débattre, ou même à argumenter pour expliquer tes choix. C’est une décision que tu lui imposes, un ordre, qu’elle le veuille ou non, elle subira cet entraînement et si ça n’avait pas été à son goût, tu te serais arrangé pour qu’elle finisse dans une autre escouade que la tienne, ou au pire, à un poste tout sauf gratifiant durant un temps.

Ne vous mettez donc pas autant de pression, Astrae, même les plus grands tireurs ont eu des manqués, à leurs débuts. Tu n’avais étrangement jamais blâmé les débutants en galère, il n’y avait que la mauvaise volonté pour réellement t’énerver, à l’écouter, elle serait attentive et ferait de son mieux pour progresser, et finalement, c’est bien là tout ce que tu pouvais demander à une nouvelle recrue. Effectivement, ce serait … une idée. Un soupire s’échappe de tes lèvres, justement parce que le manque de munitions, de ressources, était une chose qui avait tendance à t’inquiéter, te préoccuper. La majeure partie de nos ressources en armes se trouvait dans le troisième district, et s’y trouve encore, aux dernières nouvelles. Il est infesté … Et tu ne disais pas ça pour lui faire peur, ni même sans preuve. Tu le savais, parce que tu l’avais vu de tes yeux. Se frayer un chemin là-bas ne sera pas simple mais cela risque en effet d’être nécessaire, dans peu de temps. D’où l’importance de ce genre d’entrainement.

Lorsqu’enfin, le vieux champ de tir est proche, tu te mets à balayer la zone du regard. Les miliciens ne venaient plus par ici, mais ça n’empêchait pas d’autres habitants de venir traîner dans les parages. Des enfants, souvent, l’endroit avait pour les plus jeunes des allures de terrain de jeu.

Ce n’est pas exclu. Si cela arrive, nous aviserons. Tu t’avances sur le terrain, et puis, tu viens ramasser quelques vielles canettes rouillées, quelques bouteilles, quelques boîtes déjà trouées. Il s’agissait là des seules cibles restantes sur ce vieux champ de tir, ça, et de vieux épouvantails qui aujourd’hui faisaient pâle figure. Votre arme est chargée, positionnez -vous ici. Ici, c’était à environ dix mètres, une distance raisonnable, mais loin d’être simple pour un débutant. Fusil sur l’épaule. Visez la bouteille du milieu, et prenez votre temps, personne ne va vous dévorer.

Dim 20 Oct - 16:53
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