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Contexte

Une simple morsure, un mélange de fluide même, permet au virus, particulièrement violent de se propager dans le corps. Il provoque alors de la fièvre, puis des accès de violence. Finalement, après environ quatre heures seulement, le malade devient incontrôlable, avide de chair et de sang, il ne reconnait plus personne et attaque sans distinction aucune.

La progression rapide du virus met un frein à la science. Les survivants se retranchent dans des camps de fortune, bâtissent des refuges qui finalement deviennent des villes. C'est près de la zone 51, dans le Nevada que le plus impressionnant d'entre eux voit le jour. « HopeCity » s'étale en 2018 sur environ 20 km², le tout partagé en districts et barricadé de hauts murs de protection. En son sein, une vie, ou plutôt une survie qui semble avoir retrouvé une pseudo normalité … jusqu'en décembre, durant les festivités de fin d'année, lorsqu'une infection se déclare au cœur même de la ville. Le cauchemar recommence, plus de la moitié de la ville succombe et seul le premier district qui parvient à fermer ses portes à temps reste debout.

Le compteur de survivant, aux alentours, est désormais sous la barre des 500.

Et vous. Parviendrez-vous à rester en vie ? Lire le contexte entier ?

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La plus belle de toutes les fleurs est la fleur de la liberté. - Ft Aedan
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Aedan Stellaa
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aedan & kaelyne

take a risk or lose the chance.

Oui, c’est ça, Aedan. Fuis. Fait en sorte de retourner à la réalité, ta réalité. Ton histoire de bosquet, et ta mission du jour. C’est plus simple, n’est-ce pas ? Et toi. Toi, tu choisis bien trop souvent désormais, la voie la plus simple alors forcément. Tu as décrété, il y a bien longtemps que tu n’avais plus aucune envie de te torturer l’esprit avec ce que ressentent les autres, pourtant, tu viens de pousser une porte que tu avais close depuis des lustres. Et durant un instant, ça te fait peur, durant un instant, ce contact physique te déstabilise, au point de te faire perdre pied, c’est comme si tu étais à cheval, en plein galop, et que tu venais de chuter pour une obscure raison. Et le pire, c’est justement que ce n’est pas le pire. Parce qu’alors que tu tentes de fuir, elle te rattrape, et ses bras t’enserrent, elle te sert dans ses bras, et tu restes complètement figé. Ces quelques secondes durent une éternité pour toi. Et elle finit de te faire perdre contact avec le monde, lorsqu’elle vient déposer ce baiser sur ta joue.

Et tu sais quoi, Aedan ? Alors qu’elle s’éloigne, qu’elle se remet à avancer, toi, tu restes planté là, au milieu du désert, les yeux grands ouverts sans pourtant voir ce qui se trouve autour de toi, tant elle t’a mis en orbite. Tu es comme un programme bugué, freezé. Et il te faut de longues, très longues secondes pour te ressaisir, pour réagir, pour te tourner et constater qu’elle est partie sans toi, qu’elle trace sans s’arrêter. Alors tu secoues la tête, comme si tu essayais de te remettre les idées en place et tu te presses pour la rejoindre. Elle a pris de l’avance, alors, tu es quelques mètres derrière elle, et si au début, tu marches rapidement, bien vite, tu te mets à courir.

Parce que toi, tu l’as vu.

Tu avais toujours été particulièrement surpris des endroits d’où pouvaient sortir les marcheurs. Certains étaient d’ailleurs parvenus à te faire de grosses frayeurs, en tombant d’un toit, en sortant d’une armoire mais là … Là, tu le vois littéralement sortir de sous le sable, et se redresser. Ses yeux globuleux et voilés sont fixés sur Kaelyne et tu t’élances en même temps que lui, en hurlant son prénom à elle. C’est étrange, Aedan. Mais c’est comme si en quelques gestes, paroles, cette fille là était parvenu à ouvrir quelque chose en toi, à creuser une brèche. Et dans cette brèche, à ce moment précis, se faufile de la peur, de la panique. Et puis de la rage. Cette rage qui te propulse en avant, te pousses à te jeter sur ce marcheur pour le plaquer au sol, sans prudence aucune. Et tu ne le sais pas encore, mais tu viens de faire une erreur. Parce qu’il y avait autre chose de notable, à propos des infectés : leur force impressionnante. Et en l’occurrence, rapidement, celui-ci prend le dessus, il parvient à te pousser, puis à se jeter sur toi et alors que tant bien que mal, tu retiens sa mâchoire loin de toi, tu grimaces.

Va-t’en ! Fais demi-tour ! Rentre ! Tu m’entends ? Fuis maintenant !
(c) DΛNDELION
Jeu 17 Oct - 12:43
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Kaelyne A. Wrench
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La plus belle de toutes les fleurs est la fleur de la liberté.


T’enfuir, ce n’est pas ton genre habituellement. Pourtant, là, tu fonces droit devant sans oser regarder par-dessus ton épaule, ou t’excuser. En faite, tu sais juste qu’Aedan te suivra parce que c’est son rôle et qu’il n’a jamais failli (et tu n’imagines pas que ça puisse arriver) alors tu avances juste. Une fois dans la nature, tu pourras cacher tout ça. Toute la gêne, la surprise, la douleur, les doutes. Tout ce qui est ressorti de toi, à cause de lui ou de ce coyote. C’est vraiment ce que tu crois.

Et bien sûr, tu ne vois pas le danger arriver. À vrai dire, même quand le marcheur surgit devant toi, tu n’entends que le cri d’Aedan, qui résonne sur ton prénom. Et tu as un mouvement pour te retourner, par surprise, en ignorant complètement que le danger est devant toi. Sauf que ton escorte surgit à côté de toi et se jette en avant. Et c’est là que tu comprends ce qu’il se passe.

Ton sang ne fait qu’un tour dans ton corps. Tu es tétanisée de peur alors qu’il se bat au sol avec la créature. Directement avec les mains, et tu la vois… la mâchoire de cette créature qui essaie de se refermer sur lui. C’est comme si, tout à coup, tu voyais, entendais, sentais tout à l’extrême. Chaque bruit te brise les oreilles, chaque odeur te brule les narines. Et tu le vois se battre, et se faire rejeter. Et la créature se jette sur lui.

« A… Ae… »

Il te hurle de partir et toi, tu recules enfin, en tremblant de tous tes membres. Il est en train de perdre, et quand il sera mordu, se sera ton tour. Et cette information te glace le sang, et brusquement, tu fais volte-face et tu pars en courant. Le temps que tu cours, tu n’entends plus que le battement douloureux de ton coeur et le sang qui pulse à tes oreilles. Tu refuses de tendre l’oreille pour savoir si Aedan hurle de douleur sous une morsure.

Brusquement, tu te penches, ta main effleure le sol et l’instant suivant, te revoilà en train de couloir. La ville dans ton dos, Aedan devant toi. Et tu hurles. Toute ta peur, toute ta rage, toute ta folie. Tu hurles à t’en arracher la gorge, en levant la branche que tu as ramassée, quelques mètres plus loin, à deux mains au-dessus de ta tête. Et d’un seul coup, comme si tu étais transcendée par une force qui n’est pas la tienne, tu attaques. Concrètement, tu lances un smatch de tennis dans la joue du marcheur. Si fort que la branche se brise dans tes mains, t’entaillant la peau… Le marcheur est propulsé à un bon mètre de ça, la tête de travers et toi tu t’effondres le nez dans le sable, entraînée par ton propre élan.

Pour, tu ne restes pas là à te morfondre. En panique, tu te jettes sur l’homme, prête à lui arracher son sabre de la ceinture pour finir la créature qui ne lâche pas l’affaire pour si peu.

« AEDAN ! »

Tu lui hurles dessus pour le faire réagir, les yeux exorbités, les cheveux fous. Tu voudrais le faire réagir, vérifier qu’il est vivant, le remettre debout de ce seul cri. Comme une idiote, pourtant, tu tends les mains vers la garde de son arme, en sachant pertinemment que tu ne sauras pas finir le travail.

HARLEY-
Jeu 17 Oct - 14:17
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Aedan Stellaa
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aedan & kaelyne

take a risk or lose the chance.

Sur ce coup, Aedan, tu as manqué de prudence. Tu le sais. Tu es parfaitement conscient des choses, et ce, même si tu es occupé à te débattre, à te défendre, à tout faire pour éloigner cette mâchoire mortelle de ta peau. Tu ne sais pas comment tout cela va finir, tout ce que tu sais, c’est que si tu échoues, elle sera la prochaine et ça, c’est impensable pour toi. Tu le refuses, catégoriquement. Alors oui, lorsque tu hurles, ce n’est pas pour te plaindre et encore moins pour appeler à l’aide. C’est pour lui ordonner de fuir, de partir et de s’éloigner le plus vite et le plus loin possible d’ici. D’ailleurs, tu es presque soulagé lorsqu’en tournant la tête, à un moment, tu as l’impression de la voir partir en courant. Et libéré de ce poids effrayant, tu te concentres sur le marcheur qui continue de s’acharner pour tenter de te dévorer. Il est fort. Il l’est bien plus que toi. Tu as beau pousser de toutes tes forces pour t’en débarrasser, c’est vain. Et au bout d’un moment … tu sens que tes forces déclinent. Tu n’y arrives plus. Et tu sais que tu vas lâcher prise, qu’il va avoir le dessus. Jusqu’à ce hurlement qui alerte même l’infecté qui cesse un instant de bouger, qui se redresse et qui subitement, est propulsé un peu plus loin, au sol.

Tu as le souffle court, et tu te redresses, ton prénom se fait entendre et toi, tu reposes les yeux sur elle. Tu pensais qu’elle était partie. Pourtant, elle vient de te sauver la vie, et c’est la seule raison qui te retient de ne pas lui hurler qu’elle est juste complètement folle et inconsciente. A nouveau, sa main vient attraper ton arme et cette fois, tu réagis bien plus vite. Tu l’éloignes, tu la replaces derrière toi et tu te redresses pile au moment où ce marcheur revient. En secondes, ton arme est sortie. En cinq, l’infecté est au sol, et sa tête roule sur deux petits mètres.

Et puis, tu retombes au sol, les jambes coupées, tu souffles, peine à reprendre une respiration plus normale. Tu as laissé ton sabre retomber dans le sable et te voilà littéralement à genoux, devant ce cadavre désormais complètement inanimé.

Tu aurais dû partir, souffles-tu après un moment. Tu aurais pu te faire tuer.

Et tu le sais, Aedan, tu n’as aucun doute sur le fait que si elle n’était pas revenue, c’est toi qui serais mort. Cette fille vient de te sauver la vie, et tu ne sais même pas quoi dire, comment réagir. Tu es maladroit. Mais tu sais, lorsque tu tournes la tête vers elle, tu ne parviens pas à afficher la moindre parcelle de colère. Tout juste une sincère inquiétude, mêlée à l’épuisement due à l’affrontement.

Pardonne moi, je n’ai pas été à la hauteur. Tu n’es pas blessée ?
(c) DΛNDELION
Jeu 17 Oct - 17:04
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Kaelyne A. Wrench
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La plus belle de toutes les fleurs est la fleur de la liberté.


Tu es paniquée, et vraiment, tu as cet espoir de lui prendre son arme avant que vous y passiez tous les deux. Sauf que tu oublies, jeune fille, qu’Aedan est un combattant. Là où tu tâtonnes pour prendre la garde du sabre, il te repousse et le dégaine à une vitesse fulgurante. Et ça te soulage, vraiment. Alors, même quand le marcheur revient vers vous, pas assommé pour un sou, son visage décomposé à moitié déchiqueté par ton coup, tu n’as plus peur. Aedan te protège, c’est tout ce que tu sais.

Et c’est fait. En quelques secondes, le temps pour toi de retenir ton souffle et le cadavre tombe dans le sable qui se réchauffe avec le soleil. La tête roule et tu fermes les yeux pour ne pas avoir à endurer cette image. Tu restes là, par terre, à quatre pattes, tes mains laissant une auréole rougie autour d’elle, jusqu’à ce que le corps de ton protecteur tombe au sol et que sa voix résonne. Là, enfin, tu reviens à toi.

« Je ne t’aurais pas laissé mourir. »

Tu réponds ça avec une hargne surprenante vu les tremblements qui secouent encore ton corps. Lentement, tu te redresses, viens poser tes fesses sur tes pieds et tu le regardes, en comprenant combien tu lui dis la vérité. Jamais tu ne tourneras plus le dos pour fuir ou laisser quelqu’un perdre sa vie pour toi. Ça te percute.

« Tu m’as sauvé la vie. Tu souffles, à sa réponse, en secouant la tête, et tes yeux se posent sur tes mains abîmées. Rien de grave, et fort heureusement tu n’as pas été en contact avec du sang contaminé. Non, je vais bien. Et toi ? »

Tu essuies tes paumes rougies contre ton pantalon, en ignorant complètement les traces que ça laisse et qui risqueront de rendre dingue ton père ce soir, et tu te traînes jusqu’à Aedan. Tu finis par poses une main sur son avant-bras, délicatement, en veillant à ne pas le tacher de ton sang et tu murmures, avec une voix étouffée par l’angoisse :

« Dis-moi qu’il ne t’a pas mordu… »

Et sur le coup, tu serais prête à le déshabiller là, sans façon ni demande pour t’en assurer, mais comme toujours, il s’agit d’Aedan, et avec lui tu ne te permets pas de tels gestes. Alors tu le fouilles du regard. Tes yeux le parcourent, encore et encore, s’attardent sur chaque morceau de peau nue pour tenter de déceler la fameuse blessure. Et ton coeur ne s’apaise que lorsque tu ne vois rien du tout.

« J’ai eu si peur. Et si tu ne viens pas l’enlacer en quête d’une protection rassurante ou tendre, tu finis tout de même par ployer. Ton front se pose contre son épaule sans qu’aucune autre partie de toi ne le touche. J’ai cru que je n’arriverai pas à temps, que… je ne frapperai pas assez fort... que j'allais le louper... »

HARLEY-
Jeu 17 Oct - 20:51
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Aedan Stellaa
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aedan & kaelyne

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Elle ne t’aurait pas laissé mourir … franchement, quand elle te dit ça, ton tout premier réflexe, c’est de secouer la tête pour manifester sa désapprobation, et surtout, ton incompréhension. Parce que, c’est à toi, de la protéger, et pas l’inverse, et si elle doit sacrifier ta vie, pour préserver la sienne, tu trouverais ça normal, presque naturel. Que deviens-tu, Aedan, si tu n’es même pas capable de faire ton pseudo travail correctement ? C’est le monde à l’envers, si une jeune femme que tu es censé avoir sous ta responsabilité en vient à risquer de se faire mordre simplement pour éviter qu’il ne t’arrive malheur. Après tout, rien de tout ça ne serait arrivé, si tu étais resté concentré.

Tu aurais dû. Tu sers les poings, parce que tu te rends compte qu’au fond, tu lui es tout de même reconnaissant de l’avoir fait … Et je te rappelle que c’est pour ça que tu me payes.

Un soupire, un souffle rageur même. Encore une fois, tu te sens comme une coquille vide, tu ne te sens pas à la hauteur, et ça te bouffe de l’intérieur parce que bon sang, mon pauvre, tu n’es pas digne d’un tel effort, d’un tel presque sacrifice. Tu n’es pas digne d’elle, de sa vie. Peu importe la vie que tu as, le constat reste le même, tu es, et tu resteras un raté. Celui qui échoue, celui qui ne parvient pas à être à la hauteur. Celui qui fixe la barre trop haute, aussi, mais ça, tu te garderas bien de l’admettre, évidemment.

Je vais survivre. C’est ta façon de dire que tu n’es pas blessé, du moins, pas physiquement, que tu n’as pas été mordu, non plus. Cesse de t’en faire pour moi.

Et alors que tu lui lances ça, tu t’apprêtes à te redresser, d’un bond. Mais elle retient. Elle vient t’enlacer, et ton corps retombe, ton effort s’efface, tu te contentes de rester là, immobile, à genoux dans le sable. Elle est bien la seule qui ose venir d’elle-même chercher ce genre de contact, alors, peut-être que ça te fait quelque chose. Peut-être qu’en effet, tu profites de ça, pour y goûter, pour voir ce que ça fait. Juste un instant. Parce qu’après tout ça, tu as bien un petit instant, n’est-ce pas ?

Mais tu as réussi. Tout va bien … Et tu oses, tu ne sais pas trop d’où ça sort, d’où ça vient exactement, mais ta main vient se poser sur l’une des siennes dans un geste hésitant qui pourtant, se veut rassurant. Tu es forte. Tu as été … parfaite.

Et comme si tu voulais éviter la moindre réaction face à tes mots, tu bouges cette fois, tu l’entraînes dans ton élan, alors que tu te lèves, que tu te remets sur tes jambes, et tu regardes bien autour de toi, cette fois, pour ne pas être surpris par deux fois.

On devrait bouger d’ici, ce n’est pas sûr de rester au même endroit trop longtemps. Ça ira ?
(c) DΛNDELION
Dim 20 Oct - 18:55
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Kaelyne A. Wrench
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La plus belle de toutes les fleurs est la fleur de la liberté.


Tu l’entends bien, te dire que tu ne devrais pas. T’occuper de lui, t’en faire pour lui, être revenu l’aider. Tu entends tout ça, Kaelyne et ça te sers le coeur, mais tu ne réponds pas. T’as besoin d’un peu de calme, de quelques minutes de répit pour te reprendre. Tu ne t’y attendais vraiment pas à tout ça, et avoir réagi aussi violemment par instinct, mine de rien, ça remet bien des choses en question.

Alors oui, tu finis encore par venir chercher sa présence pour calmer le rythme douloureux de ton coeur. Et vraiment, ça te demande un gros effort de ne pas venir te blottir contre son torse comme tu pourrais le faire avec ton père ou Kell. Juste rester là, à deux pas de lui, le toucher sans le toucher, le sentir sans pouvoir inspirer plus son odeur, tout ça te fait mal. Et justement, c’est toute cette contradiction qui se fait souffler quand sa main se pose sur la tienne et qu’il te rassure, autant que faire se peut.

« Je… Tu… Qu’est-ce qu’on peut dire à ça ? Vraiment, tu n’en sais rien, alors tu murmures juste, d’une voix étouffée par l’émotion. Merci. »

D’être là, de te protéger, de te supporter, de te rassurer. Merci, pour tout, pour rien, pour moi. C’est ce qu’il te faut pour te remettre d’aplomb. Et tu es prête quand il te remet debout avec lui et qu’il te dit qu’il faut se remettre en mouvement. Tu hoches la tête, le visage le plus neutre possible, et tu te retournes vers ton objectif premier.

Avec un mouvement démesurément large, tu évites le corps sans tête et tu te mets en mouvement, en serrant contre toi ton sac. Te revoilà avec la même angoisse que lors de tes premières sorties, quand tu as rencontré Aedan. Et vraiment, tu es presque collée à lui, les yeux fixement posés devant toi pour éviter de fantasmer des mouvements ou des silhouettes mortelles partout autour de vous.

Et tu marches comme ça, comme un enfant dans l’ombre de son protecteur, en silence pendant un moment. Jusqu’à approché du bosquet d’arbres que tu attendais avec tant d’impatience ce matin. Ce n’est qu’à proximité de ce poumon vert que tu te relâches. Tes épaules se détendent, ton souffle se calme et ton visage se relâche quand tu poses une main contre l’écorce pâle des saules blancs.

Un soupire t’échappes.

« Aedan ? Tu rouvres les yeux et poses tes orbes verts sur lui, sérieuse et profondément choquée encore par ce qu’il vient de se passer. Tu m’apprendrais les rudiments pour me battre, si je te le demandais ? »

Tu sais qu’il n’est pas de ce bois-là. Tu as déjà tenté de parler de t’entraîner à te battre, mais tu as bien vite compris qu’il valait mieux s’en remettre à lui pour ta propre survie… mais voilà que ce qui vient de se passer change la donne. Et subitement, tu te rends compte que ta demande peut paraître grossière, comme si tu remettais en doute sa capacité à te protéger, alors tu rougis et d’un pas tu reviens vers lui, en attrapant ses doigts de ta main droite.

« Ce n’est pas pour moi. Je… Tu rougis encore, plus fort, plus vite. Je veux pouvoir être certaine de te sauver la vie si une situation semblable se déroulait à nouveau. Tu as ma vie entre tes mains et moi je… je ne suis qu’une fille pas trop malchanceuse. Si je pouvais me battre, je pourrais te rendre la pareille et… »

Tu t’arrêtes, rouge pivoine, tes doigts serrant de plus en plus fort les siens.

HARLEY-
Lun 21 Oct - 15:54
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Aedan Stellaa
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aedan & kaelyne

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Le bosquet. Les plantes. Subitement, te voilà focalisé là-dessus, parce que, tu te dis que plus vite elle pourra trouver ce dont elle a besoin, plus vite tu pourras ramener cette fille chez elle, auprès des siens. Ensuite, Aedan, tu pourras retourner boire, dans un coin. Tu pourras oublier tout ça, au moins pour une nuit. Tu pourras retourner à ton existence si morne, si fade. C’est le mieux à faire. D’ailleurs, te voilà de nouveau muré dans le silence le plus complet, tu te contentes d’avancer, de marcher, tu as repris ce petit rythme, celui qui visiblement, vous conviens à tous les deux et tu te rassures comme tu le peux en te disant qu’après tout, vous n’êtes plus si loin de l’endroit que vous cherchez … encore un bon quart d’heure, pas plus.

Le souci, c’est qu’encore une fois, tu sembles oublier qui se trouve avec toi, aujourd’hui. A force, tu devrais le savoir, qu’elle n’est pas du genre à rester silencieuse, qu’elle n’est pas du genre à ne rien ajouter, et si aujourd’hui, toi, tu as déjà l’impression d’avoir largement dépassé les bornes, si tes limites sont clairement franchies, elle en revanche ne semble pas en avoir, ou presque, vis-à-vis de toi.

Non. Hors de question d’aller plus loin. La protéger, oui, comme tu le ferais avec n’importe qui d’autre, mais bon sang, jamais tu ne pourrais prendre le risque de lui apprendre quoi que ce soit, parce que tu sais, qu’elle serait susceptible de recommencer ce qu’elle a fait aujourd’hui, et clairement, ce n’est pas ce que tu cherches. Au contraire.

Tu ne lui accordes pas un regard, ou plutôt Aedan, tu fais tout pour ne pas la regarder. Tu n’as pas envie de croiser son regard, d’y lire sa détermination, sa peur, ou quelconque sentiment qui pourrait éventuellement te faire changer d’avis. Crétin. Ce que tu peux être faible, parfois. Et surtout, c’est fou, ce don qu’elle pouvait avoir, elle, pour te faire céder, te faire quitter même tes positions les plus fermes.

Mais elle ne te laissera pas t’en sortir comme ça. Et là voilà qui revient, qui attrape tes doigts, qui se plante devant toi, qui te déballes tout ce que tu pouvais craindre, à son sujet. Et toi, tu soupires. Et les yeux grands ouverts, tu la fixes tandis qu’elle te parle. Elle ne fait que parler. Encore. Et encore. Un flot de paroles qui ne semble pas vouloir s’arrêter, qui t’inonde, qui te submerge à tel point que tu es pris d’une étrange panique. Et que cette panique te pousse en avant, et c’est ton seul recours pour la faire taire, tu viens poser tes lèvres sur les siennes. Un baiser bref. Tu y mets fin bien rapidement avant de simplement … continuer ton chemin, en passant à côté d’elle, en reprenant tes doigts prisonniers des siens avec toi.

J’ai dit non. Avance, maintenant.
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Lun 21 Oct - 17:02
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Kaelyne A. Wrench
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Tu le savais. Avant même de demander et même après avant d’avoir sa réponse, tu savais qu’il ne voudrait pas. Tu n’as jamais vraiment compris pourquoi tout le monde te refuse toujours ce souhait. Comme s’il y avait quelque part, quelque chose inscrit indiquant que tu ne devais, en aucun cas, devenir une combattante. Et sincèrement, Kaelyne, ça te frustre, ça t’énerve même quand il te dit non sur ce ton sec. Et tu sais aussi que tu vas insister, parce que c’est dans ton caractère.

Sauf que si tu serres plus fort ses doigts, prête à te défendre, à trouver un argumentaire sûrement bien senti pour te défendre et lui faire entendre raison, il te prend par surprise en approchant sa tête de la tienne. Et vraiment, sur le coup, tu as cette mine des petits enfants qui vont se faire gronder par un adulte qui s’abaisse à son niveau. La mine froncée, la tête en arrière. T’y crois vraiment.

Et quand il se redresse, tu restes figée. Ta tête n’est plus que surprise et chaleur. Et tu restes là, les yeux grands ouverts alors qu’il reprend la parole et qu’il te demande d’avancer. Et vraiment, tu te demandes si tu as bien senti ce que tu as senti. Si ses lèvres sur les tiennes étaient un mirage ou s’il vient vraiment de t’embrasser comme ça, sans prévenir. Pire, pour quoi ? Te faire taire.

« Je… »

Tu quoi, hein ? Ta bouche se referme et dans un silence qui n’a absolument rien d’habituel, tu te remets en route, derrière lui. Fini la marche à ses côtés ou devant. Tu te bornes à rester un pas dans son dos pour pouvoir l’étudier à loisir et cacher le rouge qui te brûle la peau. Comme dans les livres d’amour à l’eau de rose que tu as lu, tu te retrouves à effleurer tes lèvres, comme pour sentir si tes lèvres sont différentes. En tout cas, toi tu l’es.

Et d’un seul coup, tu piles. Comme ça, sans prévenir. Tes sourcils se froncent, et tu restes là, sans bouger, sans savoir ce que tu veux faire. Partir ? Rentrer ? Le fuir ? Demander des explications ? Et si au fond, Kaelyne, tu ne voulais pas juste croire qu’il y a quelque chose entre vous ? Parce que personne n’a jamais fait ça, et que tu as toujours cru que tu étais insignifiante aux yeux des hommes.

« J’apprendrai à me battre. »

Voilà ce que tu décides de dire, parmi toutes ces options. Les bras contractés, accrochés en poing à ta sacoche, tu es là, droite, à fulminer. Et plutôt que de chercher à comprendre ce qu’il a fait ou pourquoi, tu le provoques. Directement, impertinente et sotte. Tout dans ton attitude hurle que tu n’es pas d’accord, et c’est ça la réponse. Plutôt que de régler cette question en suspens qui te chamboule, tu te butes sur le reste.

« Si tu ne le fais pas, je demanderai à quelqu’un d’autre, Aedan. C’est toi qui vois, soit j’apprends avec toi en sécurité, soit je fonce dans les soucis probables avec d’autres gens sûrement moins bien attentionnés. Tes lèvres se pincent, un instant, et tu reprends lentement. Je ne veux pas devenir une combattante, je veux juste pouvoir aider. »

Et tu restes là, plantée devant lui, à attendre ses foudres. Comme si ça allait changer quelque chose au reste...

HARLEY-
Lun 21 Oct - 20:32
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Aedan Stellaa
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Oui alors là, Aedan, on aura tout vu, hein. C’est quoi, c’est l’alcool ou la chaleur du désert qui te crame le cerveau ? Les deux peut-être. Non parce que, pour le coup, t’as sacrément l’air atteint aujourd’hui, on ne va pas se mentir. Elle te fiche complètement en vrac cette gamine. Elle te retourne complètement le cerveau, au point de te faire faire complètement n’importe quoi. Au moins, ça à l’air d’avoir fonctionner, c’est probablement le seul bon point. Tu as dit non. Et elle n’a pas répondu. Elle n’a même pas protesté. Lorsque tu as jeté un œil derrière toi, tu as même eu le loisir de constater qu’elle s’était remise à te suivre, en silence.

Et encore une fois, tu commets l’erreur de souffler. Et pile au moment où tu penses en avoir terminé avec cette demande, sa voix retentit à nouveau, derrière toi. Et tu t’arrête net. Et tu soupires, lourdement. Si lourdement, bon sang. Ça aussi, tu aurais dû le savoir. Qu’elle insisterait bien, au bout d’un moment, qu’elle trouverait des arguments pour tenter de te faire changer d’avis.

En quoi est-ce que ça me concerne ? Demande à ton père.

C’est dit sèchement, oui. Mais c’est volontaire. Parce que si elle essaie différentes choses pour te piéger, tu essaies aussi différentes techniques pour t’en débarrasser. Tu ne peux pas faire ça. Tu n’as pas l’allure d’un professeur, encore moins celle d’un mentor. Tu protèges les gens, c’est ça que tu fais. Tu mets ta vie en danger, pour ça, c’est ta façon à toi de contribuer à ce semblant de communauté mais Aedan, en aucun cas tu ne te sens assez légitime pour apprendre quoi que ce soit à quelqu’un. Et puis surtout … tu refuses catégoriquement qu’elle se serve de quoi que ce soit pouvant venir de toi pour se mettre en danger, pour agir comme elle l’avait déjà fait sous tes yeux aujourd’hui même.

Qui te dit que je suis capable de t’apprendre quelque chose d’utile ? J’ai plus d’alcool que de sang dans les veines.

Oh mais oui, c’est ça. Piètre technique, Aedan sur ce coup. Non parce que, elle est clairement au courant de ça, et pourtant, elle vient quand même te chercher pour sortir, elle te confie quand même sa vie. Et tu te rends compte de ça bien trop tard. Et tu soupires de plus belle, parce qu’au fond, Aedan, tu sais que ses intentions sont louables. Tu sais bien, que tout ce qu’elle veut, c’est se rendre utile, un peu comme toi. La différence entre vous deux, c’est que toi, t’avais déjà une base pour y arriver, et que ce n’est pas son cas.

Je t’apprendrais à te défendre, pour préserver ta vie. La tienne. En échange, promets-moi simplement que tu ne la risqueras pas pour qui que ce soit, et encore moins pour moi. Ce n’est pas négociable.
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Lun 21 Oct - 21:06
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Kaelyne A. Wrench
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Ça t’agresse. Sa réponse te prend aux tripes et brise la colère sur ton visage. Ça ouvre une faille de douleur et de peine sur tes traits, jusque dans tes yeux et tu recules d’un pas, comme s’il t’avait frappé en plein coeur. Vraiment tu as mal, Kaelyne. Tu tournes la tête, pour cacher à quel point il a bien visé. Et tu te mures dans le silence, les lèvres pincées, en retenant tes larmes comme une enfant. C’est ça, Aedan vient de te rappeler à quel point tu es une gamine, pour lui.

Et pourtant, il continue, de s’expliquer, de se trouver des excuses et toi, tu restes là, avec la tête tournée pour cacher qu’il t’a blessé. Ce n’est même pas pour lui faire la tête ou par honte, dans le fond. C’est parce que tu ne veux pas qu’il change son discours pour toi. Oui, Kaelyne, tu es blessée, mais tu ne veux pas le blesser lui. C’est idiot, mais c’est toi et ça, personne ne le changera.

Sauf qu’il ploie. Il finit par accepter et quand tu entends ce revirement, tu relèves la tête vers lui, les yeux brillants de larmes, le teint plus pâle finalement. Et vraiment, un instant tu y crois, sauf que tu entends le compromis. Et ça te rend dingue. En deux grandes enjambées, tu es sur lui et tu enfonces ton doigt dans son torse, enflammé :

« Non ! Non ce n’est pas ce que je veux ! Soit j’apprends à me battre pour toi, soit j’irai voir ailleurs. »

Et là, ça sort. Tu n’y peux rien dans le fond, ça fait beaucoup d’émotions d’un coup. Alors oui, tes yeux débordent à nouveau et cette fois-ci, par contre, c’est toute ton énergie qui s’en va avec l’eau de tes yeux. Tu oscilles sur tes jambes, le monde semble plus pesant, plus lourd et tu te rattrapes juste d’une main à lui, pour éviter de partir en arrière.

« J’en ai marre ! Pourquoi vous me prenez tous pour une gamine qui n’a pas le droit de défendre les autres hein ?! Tu es furieuse, à travers la blessure et tu te retrouves à tout rejeter en bloc, tout en restant agrippé à lui. Vraiment, Aedan, en quoi ta vie compte moins que la mienne ? Donne-moi une seule vraie réponse, vas-y ! Sans me servir ton baratin d’alcoolique, parce que même avec plus d’alcool que de sang dans les veines, tu es bien plus utile que moi ! »

Et d’un seul coup, tu le lâches. Ça ne t’arrive pas souvent des crises de ce genre, mais ça a toujours été fulgurant et surprenant. Et là, tu le dépasses à grands pas, en marchant maladroitement. Tu fonces, tête baissée, des sanglots étouffés dans la bouche et tes yeux trop humides. Tu avances tout droit, presque en courant, en manquant de t’effondrer sur le chemin.

Et c’est contre un arbre que tu finis ta course. Tu glisses sur du vent, tu perds l’équilibre et te voilà à tomber contre le tronc dur. Et ça t’enrage encore plus. Sauf que t’es pas une violente, t’es à peine à mettre des claques pour te défendre. Alors tu ne fais que choir sur le sol, en priant pour qu’il ne réapparaisse plus devant toi parce que, dans le fond, Kaelyne, t’as honte de ton comportement.

HARLEY-
Mar 22 Oct - 0:13
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Aedan Stellaa
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Conditions simples mais vitales à tes yeux. Elle protestera, et tu le sais, or là-dessus, à ce sujet précis, tu n’es toi-même pas prêt à lâcher l’affaire non plus, tu y mets d’ailleurs un point d’honneur. Et comme prévu, elle revient vers toi, son doigt accusateur cogne plusieurs fois contre ton torse et tandis qu’elle se débat avec ce que tu viens de lui imposer, toi, tu restes droit, neutre, parfaitement stoïque devant elle. Il est parfaitement hors de question que tu fasses preuve de faiblesse à ce sujet, parce qu’il en va d’une vie humaine, de sa vie, en l’occurrence. Alors oui, elle pleure, et oui, même si tu ne l’avoueras pas, même si tu ne montreras pas non plus, ses larmes te touchent au fond, ça te fait chier d’être responsable de ça. Et tu sais que tu pourrais les effacer, qu’il te suffit d’un mot, qu’il te suffit de courber l’échine, de céder. Mais ça, tu ne peux pas le faire. C’est vrai, tu préfères encore la voir en larmes que morte.

Et elle hausse le ton. Elle est en colère, en colère contre toi, et peut-être que ça te blesse, un peu, que ça t’écorche, mais tu restes silencieux, encore, et encore. Tu es complètement incapable de lui répondre, tes arguments, tu le sais, n’ont aucune valeur et elle se chargera de les démonter, les uns après les autres. Ce serait de l’énergie dépensée pour pas grand-chose … et pour ça, tu préfères la laisser s’éloigner. Elle te fuit, et tu la suis du regard, en soupirant. Pourquoi est-ce qu’elle t’impose ça ? Toi, qui n’est clairement pas le plus à même de gérer une femme en larmes, il faut que ça te tombe dessus, au milieu de nulle part, dans ce désert infesté.

Tu finis par t’approcher, elle s’est arrêtée près d’un vieil arbre asséché, par terre, elle s’est simplement effondrée, et toi, mon pauvre, t’es complètement perdu. Tu n’es pas du genre rassurant, non. Pas du genre tactile, non plus. Tu es maladroit, voilà tout. Alors tu tentes, quand même, parce qu’après tout tu ne peux décemment pas la laisser pleurer toutes les larmes de son corps ici. Tu approches, et tu tends la main, tes doigts effleurent ses cheveux et finalement, tu viens t’agenouiller à côté d’elle, et ta main se pose sur ses épaules.

Ne pleure pas, s’il te plait … Quelques mots soufflés, comme ça, au hasard. J’ai jamais été doué avec les filles …

Ton frère t’avais déjà dit qu’il t’enviait, un jour. Parce qu’avec ton caractère, tu n’en approchais aucune et qu’il pensait, lui que c’était tout aussi bien. Elles pleuraient pour rien, qu’il disait. Au moindre mot de travers, à la moindre contrariété et c’est un peu ce qui est en train de t’arriver, non ? Tu en as l’impression, en tout cas.

Je ne peux pas te permettre de faire ça. Et puis … si je t’apprenais à te battre, tu n’aurais plus besoin de moi. Je te l’ai dit, je peux t’apprendre à te défendre, mais je ne changerais pas d’avis, je ne ferais pas plus que ça, pour l’instant.
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Mar 22 Oct - 21:35
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Kaelyne A. Wrench
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Tu es une idiote, tu le sais bien. Et pire que ça, tu es une idiote honteuse de pleurer ainsi, comme une gamine. Vraiment, les premiers sanglots de rage se muent en quelque chose qui ressemble à des larmes de fatigue et de honte. De colère, mais contre toi, parce que tu es trop faible, trop jeune, trop émotive. De déception, aussi, ça tu ne pourras pas le nier. Tu sais d’avance qu’Aedan ne pliera pas, et tu le comprends dans le fond… quoique… non, tu ne veux même pas essayer.

Et il apparaît dans ton champ de vision. Bien sûr qu’il apparaît. Le brun ne te laisserait jamais seule, quoi qu’il en soit, quoi que tu lui demandes d’ailleurs. Alors oui, quand tu aperçois sa silhouette devant toi, tu ravales au maximum tes larmes et tu renifles comme la gamine que tu es. Et il s’abaisse, s’agenouille devant toi. Et ce qu’il dit fige tes larmes dans tes yeux, alors que tu relèves une tête affreuse vers lui. Yeux rougis, bouffis, trace des larmes sur tes joues, lèvres gonflées par l’eau saline.

« C’est faux… Tu geins, sans te remettre à pleurer. J’aurai toujours besoin de toi, et même si je n’avais plus besoin de toi, je mentirais pour que tu viennes quand même. Tes sourcils se froncent et tu abandonnes la partie, lui avouant juste la vérité. Je ne veux pas que tu meures sous mes yeux. Je refuse que ça arrive à ceux que j’aime. Tu peux m’en empêcher, mon père peut m’en empêcher, mais je ne revivrais plus jamais ça ! Rester là, les bras ballants à regarder un proche se transformer et ne rien pouvoir faire. »

Tu n’essaies même plus de le convaincre, tu lui avoues juste tout ce qui te pèse sur le coeur. Ton entêtement n’est pas sans fondement et en lui disant la vérité, tu le prouves aussi; pourtant, tu finis par lâcher prise. Tu n’as pas l’énergie de te battre avec lui aujourd’hui, dehors, alors que ses lèvres ont touché les tiennes. À la place, tu pousses sur ton corps pour basculer vers l’avant et tu viens passer tes bras autour de sa nuque. Tu enfouis ton visage humide contre sa gorge et tu souffles :

« Je suis désolée, je ne voulais pas te blesser… N’en parlons plus pour aujourd’hui. Je te promets que je me comporterai correctement jusqu’à ce qu’on rentre. Tu tournes un peu la tête et tes lèvres touchent presque son oreille quand tu rajoutes. Ne m’en veux pas, d’accord ? »

Et tu hésites, mais finalement tes lèvres effleurent sa joue en un baiser maladroit et tu t’écartes, pour ne pas lui imposer plus longtemps ces gestes qui le dérangent tant. Tu respires plusieurs fois, et puis tu te mets debout. Un regard autour de toi t’apprend qu’avec toute cette cavalcade vous êtes arrivés à bon port. Alors tu ouvres ton sac, et tu en sors différents pochons de tissus.

« Je te confie nos vies, je vais récolter ce qu’il me faut. »

Tu as un tout petit sourire, maladroit et embué, et tu t’éloignes d’un pas lourd, vers un saule dont l’écorce épaisse est prête à être récoltée. Un petit couteau en main tu te mets à l’ouvrage sans un mot de plus, simplement en jetant des coups d’oeil fréquent vers l’homme, comme pour t’assurer qu’il est toujours là.

C’est ça, Kaelyne… tu n’es pas sereine.

HARLEY-
Mer 23 Oct - 13:32
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Aedan Stellaa
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Une enfant. On ne va pas se mentir, Aedan, tu as l’impression d’avoir une enfant dans le corps d’une femme en face de toi. Pourtant, c’est une impression qui se dissipe rapidement, parce qu’en vérité, tu peux la comprendre. Et même si tu n’en as pas envie, c’est plus fort que toi, ses paroles te touchent d’une étrange façon et probablement bien trop profondément pour que tu ne puisses l’empêcher, peu importe comment tu pourrais t’y prendre pour au moins essayer. C’est trop. Parce que, toi aussi, tu as toujours refusé d’être impuissant, et son discours fait un peu écho à ce que tu es, au fond. Tout ce que tu as toujours voulu, c’est être à la hauteur, et même si tu n’avoueras jamais ça, en te fixant comme objectif de dépasser Rohwan, tu t’es juste imposée quelque chose de trop gros, trop imposant pour toi. Tu n’es pas ton frère. Tu ne le seras jamais. Pourtant, même si tu n’as pas conscience de ça, tu pourrais rivaliser avec lui, et même le dépasser, dans bien des domaines.

Tu es en train de me dire que je fais partie des gens que tu aimes … Et ça, ce n’est pas une question, c’est simplement une partie de ce qu’elle vient de te dire qui t’a marqué, tout particulièrement. C’est bête. Mais ni tes parents, ni aucun de tes frères n’a jamais eu l’idée de te dire une telle chose. Dans sa bouche à elle … ça parait si normal, si naturel, et si précieux à la fois.

Alors tu baisses les yeux. Un moment. Et tu restes immobile, même lorsqu’elle revient et que ses bras passent derrière ta nuque, tu ne bouges pas, tu ne dis rien, et tu te contentes de l’écouter. D’écouter ses excuses. Ses promesses. Et tu t’en veux. C’est tout ce que tu ne voulais pas, mais c’est bien plus fort que toi. C’est comme si tu venais de te placer comme un frein à ce qu’elle désire le plus au monde. Presque un poison qui ne fait que la ralentir.

Quand elle se lève, qu’elle s’éloigne, tu relèves enfin la tête pour l’observer, et tes doigts effleurent ta joue à l’endroit où elle y a déposé un baiser. Tu ne la retiens pas. Tu la laisses s’approcher de l’arbre, et tu gardes les yeux sur elle tandis qu’elle se met à récolter de son écorce. A ce moment, Aedan, tu es complètement paralysé par tes propres pensées. Par ta si soudaine envie de te faire pardonner, par celle de cesser d’être toi, l’espace d’un instant pour lui apporter un peu de ce dont elle a besoin. Et pourtant. On ne te changera pas si facilement, Aedan. Et tu choisis de rester égal à toi-même, de simplement te redresser, et si tu reviens vers elle, ce n’est que pour te poster à ses côtés histoire de pouvoir la protéger au mieux.

Il te fallait autre chose, ici ? Je peux peut-être t’aider, ça ira plus vite, non ?
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Sam 26 Oct - 14:46
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Kaelyne A. Wrench
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C’est bizarre, d’entendre Aedan dire tout haut ce que tu as toi-même sous-entendu. Pourtant, Kaelyne, tu ne réfutes pas en bloc ce qu’il dit. Tu ne fais que le regarder droit dans les yeux et porter à bras-le-corps cette affirmation qu’il a lui-même retenue de ton dialogue.

« Oui, tu fais partie des gens que j’aime ! »

Tu ne détournes pas les yeux, pas plus, d‘ailleurs, que tu rougis, cette fois-ci. Tu assumes juste pleinement tes mots et ce que ça implique. Avec ton regard brillant et ta mine volontaire. Avec cette bouille de gamine qui se veut adulte dans un monde qui a vieilli trop vite. Et ça ne dure pas longtemps, cet acte de bravoure, parce qu’après tu ne fais que te remettre en mouvement. Te relever maladroitement, et avancer vers les arbres, parce que c’est là ta quête principale aujourd’hui.

Et tu t’imaginais sûrement tranquille pour quelques minutes, peut-être mêmes dizaines de minutes, mais non. Aedan revient vers toi, et si ta raison sait qu’il ne fait que son travail de gardien, ton âme, elle, espère que les rôles s’inversent un peu. Tu voudrais que, pour une fois, ce soit lui qui vient vers toi…

« Tu peux… me tenir le petit sac ? Tu lui fourres le sac en toile dans une de ses mains et tu continues de prélever de l’écorce. Voilà de quoi remplir mon stock d’antidouleur. J’aimerais bien trouver de la menthe sauvage et peut-être quelques mousses sur les écorces aussi. »

Tu es dans ton élément, et si tu es fatiguée, la nature ne fait que te revigorer. Lentement, tu finis ta collecte de saule blanc, et tu lui reprends le petit pochon en tissu pour le glisser dans ta sacoche. Tes yeux se posent autour de toi, et tu te remets en marche, tout en sachant pertinemment que l’épéiste ne te laissera pas seule.

« J’ai prévu de quoi manger ce midi, tu voudras qu’on grimpe dans les arbres pour souffler un peu avec ma cueillette ? Tu lui annonces tout à coup, en relevant la tête vers lui, cet adorable sourire sur les lèvres. Je voulais te préparer quelque chose que tu aimes, mais… je me suis rendu compte que je ne savais pas. Il faudra que tu m’en dises un peu plus sur toi pour la prochaine fois, d’accord ?»

Et tu te penches brusquement pour t’approcher d’une plante dont les graines ont immédiatement attiré ton attention. Vraiment, pendant quelques secondes, Kaelyne, tu es comme une gamine devant son cadeau de Noël, en silence tu regardes la plante sous toutes les coutures, avant d’annoncer d’un air heureux :

« C’est un jojoba ! Je n’en avais pas vu depuis des mois ! Tu sors un autre pochon et avec application, tu te mets à ramasser une partie des graines. Ça va m’être tellement utile, tu n’imagines même pas. »

Et tu ne te redresses qu’après avoir fini ta récolte, comme si toute cette colère douloureuse que tu avais ressentie juste avant n’existait plus du tout. Et, dans le fond, c’est un peu vrai, Kaelyne. L’important, pour toi, c’est le moment présent !

HARLEY-
Sam 26 Oct - 20:58
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Aedan Stellaa
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Tu es décidé, tout comme elle visiblement, à laisser tout ça de côté. Et, c’est facile pour toi, parce que c’est comme ça que tu fonctionnes, comme ça que tu as toujours fonctionner d’ailleurs. Fuir. Passer à autre chose. Ou simplement te concentrer sur des choses que tu juges plus importantes, alors qu’elles sont en réalité bien plus simples, plus futiles, complètement dérisoires, en réalité. C’est bien plus facile, de proposer ton aide, d’en revenir au travail, pour ainsi dire, alors oui, tu attrapes le petit sac de toile, et tu le gardes bien ouvert près d’elle afin qu’elle puisse y placer l’écorce qu’elle est occupée à récolter. Et toi. Pendant ce temps, tu surveilles, tu balades ton regard aux alentours, tu guettes le moindre mouvement mais aussi le moindre bruit qui pourrait te paraitre suspect et surtout, surtout, Aedan, tu évites de la regarder elle. Au pire tes yeux glissent sur ses mains, ses bras, il y a même un moment où tu te surprends à détailler ta silhouette mais tu évites à tout prix de remonter jusqu’à son visage de peur d’y croiser son regard. Parce que oui, c’est bizarre, mais cette fille t’effraie. Elle provoque la peur, pire, la panique en toi, sans que tu ne comprennes pourquoi …

Et tu sais quoi ? Ça se confirme bien vite. Parce que lorsqu’elle te propose de grimper à un arbre pour manger un morceau, tu as le réflexe idiot de relever vivement la tête. Et tu te retrouves à nouveau confronté à ses yeux oui, mais aussi à son sourire, si radieux, presque éblouissant pour quelqu’un comme toi, en réalité.

Il n’y a pas grand-chose que j’aime … à vrai dire. Avant cette épidémie, on aurait pu te qualifier de gamin difficile, et franchement, c’était même un poil en dessous de la réalité tant ça pouvait être vrai. Aujourd’hui, tu grignotais ce qui te passais sous la main lorsque le besoin s’en faisait réellement sentir … le plaisir était rarement présent. J’adorais les fruits secs, avant.

Tu ne sais même pas pourquoi tu parles de ça, tiens. Maintenant que c’est sorti, ça te semble tout à fait ridicule, et insignifiant, voir complètement inintéressant. C’est probablement l’une des raisons qui faisaient que tu ne parlais jamais de toi : tu n’avais jamais trouvé ça intéressant, ou important. Qui se souciait de ce que tu aimais boire, manger, faire ? De tes couleurs préférées. Personne, non, vraiment personne ne t’avait jamais posé ce genre de question, même avant cette infection. Il n’y avait qu’à voir la couleur des murs de ta chambre … tu avais treize ans quand un beau jour, en rentrant de l’école, tu t’étais aperçu que les murs de ta chambre étaient passés d’un bleu clair que tu appréciais beaucoup à un vert émeraude vieillot et bien trop noble à ton goût. Un coup de ta mère qui avait alors prétexter une peinture défraîchie à remplacer et qui pourtant, n’avait même pas pris la peine de te demander ton avis quant à la couleur des murs de ton antre.

Ton regard se détourne à nouveau. Alors que tu étais perdu dans tes pensées, elle avait bougé pour ramasser une autre plante. Et tu l’observes, dans son élément. Ton observes plus particulièrement ce sourire, et l’éclat dans ses yeux verts. Tu aurais peut-être trouvé ça magnifique, avant, mais là, au milieu de ce désert, tout en sachant que la mort pouvait frapper à chaque instant, tu pourrais presque trouver ça magique, tant ça te parait irréel. C’est même … envoûtant. Oui. C’est le mot. Si envoûtant que tu te lèves subitement, brusquement même, tu t’approches et tes mains viennent attraper ses bras tandis que tu lui fais face, un moment, silencieux. Et puis tu l’attires à toi, et tu l’embrasses. Et ça n’a rien à voir avec ton pseudo baiser de tout à l’heure, celui-là est vrai, c’est comme si tu essayais de puiser de sa lumière, de ressentir à travers elle. Elle a un goût d’interdit complètement irrésistible, et ce goût bien particulièrement te rends aussi ivre qu’avide …
(c) DΛNDELION
Lun 28 Oct - 20:22
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