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Contexte

Une simple morsure, un mélange de fluide même, permet au virus, particulièrement violent de se propager dans le corps. Il provoque alors de la fièvre, puis des accès de violence. Finalement, après environ quatre heures seulement, le malade devient incontrôlable, avide de chair et de sang, il ne reconnait plus personne et attaque sans distinction aucune.

La progression rapide du virus met un frein à la science. Les survivants se retranchent dans des camps de fortune, bâtissent des refuges qui finalement deviennent des villes. C'est près de la zone 51, dans le Nevada que le plus impressionnant d'entre eux voit le jour. « HopeCity » s'étale en 2018 sur environ 20 km², le tout partagé en districts et barricadé de hauts murs de protection. En son sein, une vie, ou plutôt une survie qui semble avoir retrouvé une pseudo normalité … jusqu'en décembre, durant les festivités de fin d'année, lorsqu'une infection se déclare au cœur même de la ville. Le cauchemar recommence, plus de la moitié de la ville succombe et seul le premier district qui parvient à fermer ses portes à temps reste debout.

Le compteur de survivant, aux alentours, est désormais sous la barre des 500.

Et vous. Parviendrez-vous à rester en vie ? Lire le contexte entier ?

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le jeu du chat & de la souris. (psyche)
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Silas E. Athanasia
☣ Date d'inscription : 11/10/2019
☣ Points : 89
☣ Messages : 26
☣ ft. : obi (akagamine no shirayuki-hime)
Encore. Oui, Silas, tu as bien entendu, tu l’as encore perdue. Ou plutôt, plus exactement, elle t’a encore échappé. C’est toujours pareil, même quand tu penses que pour cette fois, c’est bon, aucun risque, même quand tu crois avoir pris toutes les précautions possibles pour que ça n’arrive pas, même quand tu es sûr de toi, au point de prendre un petit temps de repos nécessaire à ta bonne condition physique … elle parvient à te faire regretter de t’être relâché. Elle fuit. Tu ne sais même pas pourquoi elle fuit, bon sang, tu ne la comprends pas, et franchement, tu en es à te dire que tu ne la comprendras jamais.

Si tu n’avais pas ce côté crétin. Et si tu étais un peu plus au fait des liens qui peuvent exister entre les êtres humains, tu aurais cessé depuis bien longtemps de te voiler la face, et tu aurais probablement déjà admis que tu étais amoureux d’elle. Mais voilà. Tu n’es que toi, et toi, tu as de l’avance sur certaines choses mais énormément de retard sur d’autres. Alors tu ne fais qu’enrager, pour toi-même, tu irais bien frapper un sac de sable pendant au moins deux bonnes heures, là, maintenant, de suite, si tu n’étais pas dans l’obligation de perdre ton temps à fouiller ce fichu district pour la repérer et lui remettre la main dessus.

Heureusement, tu es rapide. Tu ne t’encombres pas de ce qui ressemble à des rues, des allées, dans ce semblant de ville, tu vas au plus rapide, à savoir les toits. Et tu sautes, de toiture, en toiture, les yeux perdus en bas, tu as ton point de repère : ses cheveux. Une bénédiction, n’est-ce pas, la couleur de ses cheveux ? Un rouge vif, bien voyant, pour des yeux d’un vert émeraude quasiment unique. Très certainement unique, même. Oui. Psyche était unique, dans son genre, d’une beauté époustouflante que tu ne reconnais que pour toi-même, parfois. Simple réflexion, lorsque tu voyais les regards qui ne cessaient de se retourner sur elle lorsqu’elle avait le malheur de laisser sa capuche glisser sur sa chevelure.

Parce que oui. Pour couronner le tout, cette petite était maligne. Avec le temps, elle semblait avoir compris comment tu t’arrangeais toujours pour la retrouver si vite alors, elle avait pris l’habitude de cacher ses cheveux, et de baisser la tête. Malheureusement pour elle, et heureusement pour toi, tu avais l’œil, et le bon. C’est ainsi que subitement, sur la toiture bancale d’un préfabriqué, tu freines, un éclat rougeâtre a attiré ton attention, une mèche échappée par le vent qui a immédiatement appeler ton regard. Et tu fixes cette silhouette que tu as déjà reconnu, et tu patientes, tu la suis, discrètement, et lorsqu’enfin, elle te semble assez isolée, tu attrapes un couteau de lancer, et tu le lances avec précision, juste devant elle. La lame lui passe sous le nez, à quelques dangereux millimètres seulement avant de venir se planter dans les planches humides d’une cabane. Un sourire satisfait accroché aux lèvres, tu te laisse finalement tomber au sol en émettant un sifflement.

Mes excuses, lady, il n’est vraiment pas passé loin, aujourd’hui. Dis-tu simplement, en venant récupérer ton arme.
Ven 11 Oct - 22:00
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Psyche V. Argyre
☣ Date d'inscription : 07/10/2019
☣ Points : 316
☣ Messages : 62
☣ ft. : Shirayuki - Akagami no Shirayuki Hime
Le vent de ma faveur est capricieux comme une marée montante.Silas & PsycheIl a tourné la tête. C’est tout ce que ton garde du corps a fait, cette fois, pour subir ta disparition intempestive. Il faut dire que lorsque tu as décrété que tu voulais aller en ville, ce matin, tu avais déjà tout prévu. Tu as enfilé sa cape en pointant du doigt le ciel couvert, ainsi qu’une paire de chaussures à semelles molles, discrètes pour ton évasion. Ensuite, tu n’as eu qu’à patienter qu’il daigne détourner son attention, et tu en as profité.

Tu as juste reculé quand il a tourné la tête, et tu t’es coincée dans un recoin entre deux caisses dégoutantes le temps qu’il se rende compte de ta disparition. Tu as même patienté qu’il s’éloigne pour te chercher, et tu es partie dans le sens opposé. Comme à chaque fois que tu fais ça, tu as relevé la capuche sur tes cheveux trop voyants, et les yeux rivés sur le sol, tu as couru. Et vraiment, Psyche, tu ne sais pas te battre, tu n’as pas de force, tu n’es pas faite pour cette vie de guerrier, mais qu’est-ce que tu coures vite.

Alors tu arrives à traverser une partie de la ville, et tu es même persuadée d’être partie dans le sens inverse de Silas. T’es bien partie pour ne plus t'arrêter, mais un sifflement te glace le sang et une lame te frôle le nez. Tu te figes alors que tes grands yeux émeraude, chargés d’inquiétude, se posent sur la lame qui vibre encore dans le bois, à côté de toi.

« Silas ! »

Qui d’autre ? L’homme apparaît devant toi en tombant littéralement du ciel (des toits, tu le sais bien, mais à tes yeux, ça ressemble toujours à l’apparition divine) et tu relèves la tête vers lui. Tu es toujours sidérée, et si une ligne d’angoisse fronce tes sourcils, ta peau pâle est surtout marquée par une sorte de déception.

« Tu aurais pu me blesser, et mon père aurait été furieux. »

Quelle attaque minable. Ton père ne se rendrait probablement pas compte si tu revenais blessée et tu es persuadée que Silas ne se mettrait jamais dans une mauvaise position avec ton cher père. Il serait certainement capable de te ligoter et de te ramener de force à la maison pour les beaux yeux verts d’Ezio. Clairement, si quelque chose unit ces deux hommes, au-delà de leurs origines méditerranéennes, c’est leur considération pour toi. Tu es un objet à enfermer et à surveiller, rien de plus.

Et te voilà, à croiser les bras sur ta poitrine, une moue boudeuse sur les lèvres et tu secoues la tête en faisant tomber ton capuchon. C’est souvent ton geste de défi de mettre ta tête à nue et de prendre le risque qu’on te reconnaisse. Ça signifierait que Silas aurait fort à faire pour éviter qu’on ne s’en prenne à toi, ou que des regards peut respectueux ne se posent sur toi. Tu sais que tout est plus simple en cachant qui tu es, et pourtant, quand il est là, tu l’exhibes sous ses yeux.

« Bien, puisque tu m’as trouvée, tu m’aides à monter sur le chemin de ronde ? Je veux voir les explorateurs qui sortent, aujourd’hui. »

Tu veux savoir qui sera le prochain que tu feras tourner en bourrique pour apprendre sa manière de se battre, de se repérer dehors, d’évoluer en terrain dangereux. Tu tends la main à l’homme, dans une demande des plus féminines et gracieuse et, un instant, tu redeviens la fille des Argyres, attendant qu’on lui cède son caprice.
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Ven 11 Oct - 23:22
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Silas E. Athanasia
☣ Date d'inscription : 11/10/2019
☣ Points : 89
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☣ ft. : obi (akagamine no shirayuki-hime)
Par habitude, tu sais ce que tu fais. Soyons clairs, et honnêtes, si tu n’avais pas été sûr à bien plus de cent pour cent de ne faire que l’effleurer, sans la toucher, tu te serais contenté de siffler, ou de simplement la rattraper de manière plus conventionnelle. Tu sais, que tu ne l’aurais pas blessée. Cependant, tu te contentes de récupérer le couteau, tu le ranges à sa place, et tu ne te défends pas.

Navré, je ne voulais pas vous effrayer. En fait, si c’est exactement ce que tu voulais. Mais c’est tout toi, ça, avec ta politesse, ta bienséance. Tu fais toujours tout pour éviter de contrarier cette enfant qui n’en est plus une. Tu vas même jusqu’à faire une espèce de petite révérence pour compléter le tableau.

Elle n’est pas particulièrement satisfaite, de te voir ici. Cette petite course aura tout de même duré un petit moment, mais malheureusement pour elle, tu ressors bien souvent – voir tout le temps – gagnant d’un tel exercice. Elle croise les bras, et son visage affiche une moue boudeuse, insatisfaite. Elle va même jusqu’à secouer la tête, comme pour te faire comprendre par tous les moyens qu’elle n’est pas d’accord avec ça, et qu’elle ne compte pas te faciliter les choses, non plus.

Un soupire léger s’échappe alors d’entre tes lèvres. La voilà plantée au milieu de cette ruelle, la capuche retombée sur ses épaules, les bras croisés et le corps dans une posture de refus, en pleine rébellion. Et toi, tu te sais assez fort pour te saisir d’elle, pour la jeter sur ton dos et pour l’emmener, la ramener par la force. Cependant, tu sais aussi que tu n’en feras rien. Et à la place ta langue claque contre ton palais tandis que tu t’approches d’elle et d’un geste rapide, sans même effleurer sa peau, toujours avec toute la retenue qui te caractérise, tu viens rabattre la capuche sur sa chevelure.

Vous savez parfaitement que cet endroit est interdit aux civils. Elle le sait. Et tu le sais. Tu sais aussi que si elle y remet les pieds, elle risque de s’attirer des ennuis si elle est découverte. Cependant, tu commences à t’y faire, alors tu te dis que si tu l’accompagnes, si tu l’aides à obtenir ce qu’elle désire aujourd’hui, il y aura forcément moins de risques. C’est ça, Silas. Si tu refuses, elle trouvera un autre moyen d’échapper à ta vigilance pour aller s’y essayer seule.

Tu finis par saisir sa main, ou plutôt, tu ne viens attraper que le bout de ses doigts, et tu te penches, devant elle, tu t’écrases, et tu viens simplement embrasser délicatement le dessus de sa main.

Vos désirs sont des ordres, lady.
Sam 12 Oct - 11:13
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Psyche V. Argyre
☣ Date d'inscription : 07/10/2019
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☣ ft. : Shirayuki - Akagami no Shirayuki Hime
Le vent de ma faveur est capricieux comme une marée montante.Silas & PsycheIl ment ! Tu n’as même pas besoin de le regarder dans les yeux pour le savoir. Bien sûr que Silas ment ! Bien entendu qu’il s’en fiche que tu aies eu peur ! Bien sûr ! Tout ce qu’il veut c’est que tu sois en vie, et que tu rentres à la maison en un seul morceau… la peur c’est un luxe qu’il peut se permettre. Et ça, ça te fait sacrément mal au coeur, Psyche. Ça te rappelle le peu de valeur que tu as pour ces familles aisées qui ne t’utiliseront que comme une mère porteuse de nouveaux liens et d’une fortune croissante.

Alors oui, tu ne réponds pas. Pire, tu détournes la tête à sa remarque et tu laisses tes cheveux apparaître en te disant que, si quelqu’un veut t’enlever, c’est maintenant le bon moment. Au moins, ça te changera de la routine ennuyeuse dans laquelle tu es enfermée. Et puis ça mettra un peu de pression à ce garde du corps qui remplit son devoir avec bien trop de facilité… Pourtant ta prière n’est pas entendue.

C’est le claquement de sa langue qui te sort de ton immobilité avant qu’il ne rabatte ton capuchon. Et à nouveau tes yeux roulent dans leurs orbites alors que tu souffles.

« Je n’ai pas le droit de sortir. Je n’ai pas le droit d’apprendre à me battre. Je n’ai pas le droit d’être ici. Et maintenant, Silas, je n’ai même plus le droit de laisser ma tête à l’air. Tu braques un regard dur sur lui, comme s’il était le responsable de tout cela. Tu ne trouves pas tout ceci profondément ridicule ? »

Ce n’est ni une tentative pour l'amadouer ni une manière de le culpabiliser. En faite, c’est juste ton besoin de lui montrer qu’il joue un rôle dans cette prison dorée qu’est devenue ta vie avec les années. Et si tu lui tends la main, avec ce dédain qui sied tellement bien à ton rang, c’est aussi pour lui rappeler qui il est. C’est méchant, blessant et pourtant… Tu le fais.

Sauf que si tu t’attendais à ce qu’il prenne ta main pour t’aider à aller vers le mur, te hisser dessus, tu ne t’attendais pas à le voir s’agenouiller pour te la baiser doucement. Et là, Psyche, comme à chaque fois que les choses t’échappent, tu deviens rouge brique, peut-être d’une teinte aussi lumineuse que tes cheveux et tu recules d’un coup. Tu ramènes ta main vers toi, tes yeux arrondis et tu balbuties.

« Qu’est-ce que… pourquoi tu… Que… Je ne voulais pas… »

Rien ne sort, juste la surprise et cette gêne profonde d’avoir été incomprise. Et si tu es terriblement mal à l’aise devant ce geste, devant tes yeux, c’est l’image de ton père qui apparait. Comme un parrain de la mafia, acceptant les louanges de ses cerfs. C’est lui, mais ça ne devrait pas être toi. Alors tu reviens vers lui et plantes un doigt dans son torse, les yeux chargés de larme.

« À quoi tu joues, Silas ?! Je ne suis pas ta maîtresse, tu n’as pas… Ne fais pas ça ! Je préfère encore lorsque tu me lances des couteaux sous le nez, plutôt que.. Ça ! »

Cette mascarade des familles aisées. Ce lien de soumission entre les Athanasia et les Argyre. Ces gestes d’un autre temps. Tu laisses ton doigt retombe le long de ton corps et tu souffles.

« Aide-moi juste à monter sur le chemin de garde, s’il te plait. »
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Sam 12 Oct - 15:38
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Silas E. Athanasia
☣ Date d'inscription : 11/10/2019
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☣ ft. : obi (akagamine no shirayuki-hime)
Est-ce que tu en fais trop ? Tu n’en n’as pourtant pas l’impression. Non, en réalité, c’est presque devenu naturel chez toi, ce genre d’attitude, de réponse, parce que tu sais que c’est comme ça que les gens que tu côtoies, ou plutôt, les gens que tu sers aiment à être traité. Avec double dose de flatterie et en leur donnant toujours l’impression que tu sais te rabaisser, tout en les portant au sommet. C’est grâce à ce genre de numéro qu’on acquiert la place que tu as aujourd’hui, et même si c’est probablement très faux, et potentiellement dénué d’honnêteté, c’est un outil, voir une arme précieuse pour toi, dont tu uses aussi bien que toutes les autres.

Malheureusement, Silas, tu auras beau faire tout ce que tu veux, ce genre d’attitude ne sera visiblement jamais bien pris, bien interprété, et surtout, jamais apprécié de la jeune Argyre. Tu ne savais pas ce qui la poussais à avoir ce genre de réaction, quand d’autres dames se seraient mises à glousser devant tes manières et ta politesse, il fallait toujours au contraire qu’elle ne s’emballe et qu’elle ne finisse par te remballer.

Vous êtes une bien étrange demoiselle … Ou peut-être était-elle tout simplement plus dans la normalité que toutes celles que tu avais le loisir de croiser. Peut-être était-elle aussi dotée d’une toute autre intelligence, au point de ne pas marcher dans tes numéros ne visant finalement qu’à l’amadouer, à adoucir son comportement lorsqu’elle se montrait mécontente.

D’un autre côté, Silas, ses paroles avaient ce don de te toucher. Au point pu parfois, oui, tu en venais à te poser des questions, à réfléchir au sens de tout cela. Tu avais même plusieurs essayer de t’imaginer à sa place et le constat était toujours le même : tu serais probablement déjà devenu complètement fou. Parce que ce que, ce qui entourait cette jeune femme était bel et bien une prison, une prison dorée, ornée de cristal, mais une prison tout de même. Et toi, toi tu en étais le geôlier, sans pouvoir y faire grand-chose, étant donné que tu ne faisais qu’obéir, pour ne pas décevoir.

Je ne fais que veiller à votre sécurité, lady. Le monde qui vous entoure est mal intentionné. Et tu te voiles encore la face, sans réellement t’en rendre compte. Mais tu te détournes rapidement, ce n’est qu’une maigre explication, ton excuse, aussi.

Tu finis par lever les yeux, en direction des murs, des barricades et puis, bien plus au-dessus, du fameux chemin de garde sur lequel patrouillent généralement les miliciens en poste, chance, malchance, pour le coup, de là où tu es, tu ne vois personne alors, sans oser la toucher, l’entraîner avec toi, tu lui désignes le chemin.

Si vous voulez bien vous donner la peine … je vais vous aider à grimper par-là, vous serez moins à découvert. Et en effet, lorsque tu viens te poser aux abords du mur, tu t’aperçois que tout est calme. Tu viens donc te planter derrière la jeune femme. Puis-je ? Tu as déjà les mains prêtes pour la saisir la par la taille et à la faire grimper.
Dim 13 Oct - 15:04
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Psyche V. Argyre
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☣ ft. : Shirayuki - Akagami no Shirayuki Hime
Le vent de ma faveur est capricieux comme une marée montante.Silas & Psyche« Est-ce qu’une étrange demoiselle, pour toi, ça veut dire que je ne suis pas aussi coincée dans les préceptes d’une éducation vieillissante et dépassée comme mes parents le sont encore actuellement ? Argues-tu subitement à sa remarque, un air moqueur, presque écoeuré en faite, sur les lèvres. Si c’est le cas, alors ça doit être le plus beau compliment que tu m’as fait jusqu’ici. »

Et tout le paradoxe est là, en une phrase, inscrite autant sur ton visage que sur tes lèvres. Parce que la formulation même de ta phrase est vieillissante et dépassée, d’une richesse d’éducation que tu es l’une des rares jeunes âmes de la ville à posséder encore. Mais pourtant, à travers ce style pompeux, c’est toute ton éducation que tu rejettes. Toutes ces formes dans lesquelles on t’a enfermée.

Et tu as de l’espoir, un peu, qu’il puisse te comprendre. Silas est bien éduqué, il sait se tenir, il vit au contact des tiens depuis… toujours, te semble-t-il. Mais quand tu entends sa réponse, à propos de son rôle et de la raison pour cacher ta tête, tu t’écroules intérieurement. Si ta tête reste levée, droite et altière, tes épaules s’affaissent tout de même et tu restes dans cet entredeux qui te ronge.

« Psyche. Je m’appelle Psyche ! Ton ton est monté dans les aigus sous la colère qui grimpe en toi, comme à chaque fois qu’il ouvre la bouche et te rappelle qui tu es. Arrête, Silas, ça m’étouffe. »

Et pourtant, le volume de ta voix retombe comme un soufflé raté et tu soupires, doucement. Il te faut une seconde pour te reprendre, et pour ravaler tout ça en toi. Tu redeviens la parfaite héritière qu’il semble vouloir faire exister contre vents et marées et quand il se place près de toi pour t’aider à grimper, tu acquiesces d’un mouvement gracile de la tête.

« Je m’en remets à toi. »

Et c’est ce que tu fais. Tu le laisses te porter en n’émettant pas un bruit, pas un geste, pas même un mouvement d’air. Le temps que ses mains se referment sur ta taille, tu deviens une poupée de porcelaine et quand tu es déposée sur le chemin de ronde, tu ne bouges pas jusqu’à ce qu’il te libère. Là, alors, tu te redresses, et tu regardes au loin, pour apercevoir la vie qui se déplace de l’autre côté du mur.

Tu n’as pas besoin de tourner la tête pour savoir que Silas t’a rejoint. Par contre, tu fais bien attention à ne pas lui donner un grain de plus de ton attention, sur le coup, tant tu as été blessée dans ta fierté par son comportement et cette bienséance dans laquelle il t’emprisonne. Ça ne dure pas, pourtant, parce que tu finis par tendre un doigt, vers le lointain :

« Est-ce des marcheurs ou des explorateurs, qui avancent là-bas, tu crois ? »
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Dim 13 Oct - 21:40
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Silas E. Athanasia
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Tu l’ignores, Silas. C’est l’une des rares fois où tu oses le faire, pourtant, tu n’as aucune envie de te lancer dans un débat avec elle. Si tu consens, en effet, à répondre lorsqu’elle s’adresse à toi, et à faire en sorte que vos échanges ressemblent parfois à des discussions, tu refuses toujours d’aller plus loin. Tu n’es pas doué, pour ça. Tu ne parviens même pas à rendre cette cohabitation, appelons ça comme ça, agréable pour elle, c’est dire. On ne t’a appris ce qu’étaient réellement les relations humaines, visiblement, ça n’avait pas autant d’important que la géographie ou le tir pour tes parents. Pourtant, tu l’avoues, depuis que tu t’es élevé au rang de garde du corps de la fille Argyre, c’est une chose qui se fait cruellement sentir à certains moments.

Tu sais, Silas, même quand elle te rappelle son prénom, tu ne comprends pas où elle veut en venir. La subtilité de sa demande t’échappe complètement, tout comme la remarque qui suit, et tu as ce mouvement, cette tête qui se penche sur le côté, à l’image d’un chiot qui observe ce qui se joue sous ses yeux sans comprendre, ou qui vient d’entendre un son intriguant.

Bien sûr, lady, je n’ai pas oublié votre prénom. En revanche, tu ne le prononceras pas. Trop familier.

D’ailleurs, tu coupes court à toute discussion à ce sujet. Tu te décides à lui venir en aide, même si tu sais que le protocole imposé voudrait que tu la ramènes chez elle, dans la sécurité du Nord, celle de sa demeure, tu te dis que l’aider, pour cette fois, ne peut te rapporter des bons points. Et par là, il n’y a qu’une faveur de sa part que tu cherches à obtenir : tu veux qu’elle cesse de te fuir. Et tes mains viennent délicatement la saisir par la taille, tu la hisses sur le chemin de garde avant de sauter à ton tour, pour la rejoindre. Là, tu restes silencieux. Accroupi, un genou à terre, ton regard se perd dans la même direction que le sien sans que tu n’oses venir troubler son observation, sa contemplation, ou peu importe ce qu’elle est en train de faire.

Pourtant, tes yeux finissent par se reposer sur elle. Durant un instant, tes yeux glissent sur elle, s’attardent même plus qu’ils ne le devraient. Et puis, tu te remets à fixer l’endroit qu’elle désigne, au loin, tu plisses même un peu les yeux pour espérer y voir un peu mieux.

Mh, des explorateurs, je dirais. Tu ne vois pas grand-chose, ils sont loin. Trois silhouettes qui se déplacent, qui approchent, et à leurs mouvements et leur progression rapide, tu te dis qu’il ne peut pas s’agir de marcheurs. En revanche, ceux là sont des marcheurs. De ton doigt, tu désignes deux nouvelles silhouettes. Elles se déplacent vite, elles courent droit en direction des trois autres et là, en revanche, à leurs mouvements sauvages et erratiques, tu n’as pas le moindre doute quand au fait qu’il s’agisse d’infectés.

Presque fasciné par la scène qui bientôt, se transforme en un combat acharné pour la vie et la mort, tu te laisses tomber au sol, pour t’y asseoir, en soupirant. Aussi étonnant que cela puisse paraître, tu n’avais pas éliminé le moindre marcheur depuis la chute des autres districts. Tu avais de nombreux talents, dont un certain pour la survie en milieu hostile, pourtant, tu étais là, aussi enfermé qu’elle finalement, si ce n’était plus, contraint dans une tâche gratifiante à tes yeux, certes, mais loin d’être la plus utile.

Si vous aviez l’occasion de le faire … vous iriez, vous ? Dehors je veux dire. N’avez-vous pas peur, lady ?
Mar 15 Oct - 8:40
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Psyche V. Argyre
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Le vent de ma faveur est capricieux comme une marée montante.Silas & PsycheAaaah, qu’est-ce qu’il t’énerve. Vraiment, Psyche, si tu pouvais, tu tenterais de le frapper, de le secouer, de lui faire comprendre que tu n’en peux plus. Parce qu’il t’ignore quand tu tentes de le faire réagir, et qu’il répond sur des choses que tu sais déjà. Quelquefois, quand tu vois comment Silas réagit, tu te dis qu’il n’est pas humain. C’est ça, oui, c’est un robot. Entre sa faculté à te retrouver toujours et cette absence de sentiments, tu ne vois pas ce qu’il peut-être d’autre. Et ça aussi ça t’énerve !

Alors te voilà hissée sur le chemin de ronde et tu ne dis plus rien. Tu es enfermée dans ton silence le temps que la colère passe. Tu tentes de trouver comment faire pour que cette mascarade s’arrête. Et ton cerveau carbure, clairement, alors que tu regardes l’horizon. Jusqu’à voir les petites figures qui bougent. Des explorateurs selon Silas. Et des marcheurs qui les attaquent.

Et là, comme d’habitude, c’est le même sentiment qui prend le dessus. La colère et cette envie qui te broie l’estomac. Tu voudrais redescendre de ton perchoir et courir jusqu’aux portes pour aller leur prêter main forte. Ça n’a aucun sens, tu ne sais pas te battre, mais tout ton corps réclame d’y aller. Tu n’as aucun instinct de survie, sûrement…

« Quoi ? Tu relèves la tête subitement à sa question et tu le contemples surprise. Bien sûr ! Voyons Silas, c’est en se mettant tous à l’oeuvre que l’on pourra changer les choses ! Tu fronces les sourcils, en le regardant plus précisément. Ne me dis pas que tu te plais à rester enfermé en ville à me surveiller alors que tu es un combattant ? »

Il y a un peu de surprise, de jugement dans ta voix, alors que tu articules cette question. Et subitement, sans réfléchir, sa réflexion en déclenche une autre en toi. Ton visage s’éclaire, tout ton être s’illumine et tu fonces sur lui. Tu ne réfléchis pas lorsque tu attrapes l’une de ses mains dans les tiennes et que tu le tires vers toi, pour qu’il se remette debout. Et là, tes deux petites mains agrippées à la sienne, dont le bout des doigts effleure la naissance de ta poitrine, tu lui lances :

« Allons-y Silas ! Allons les aider ! Je ne dirai rien à ma mère et je te promets de faire attention et de t’obéir, mais allons aider ces pauvres gens qui se battent toujours ! »

Et qui ont surtout l’air d’être dans une bien mauvaise posture. Alors toi, tu y crois. Tu tires Silas avec toi, tu voudrais le trainer jusqu’à la porte via le chemin de garde. Vraiment, t’as beau être une jeune femme idiote, tu as une sacrée force maintenant que tu t’es mis cette idée (cet espoir) en tête. Sauf qu’avancer en reculant, en tirant sur sa main, c’est risqué. Et cette fois-ci, tu n’y échappes pas. D’un seul coup, tu sens ton pied riper et glisser dans le vide. Et tu n’as même pas le temps de crier que tu te sens basculer en arrière. Et sur le coup, avec la surprise, tu lâches sa main et tu bascules, du côté du mur où les marcheurs auront vite fait d’avoir ta peau.
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Mar 15 Oct - 15:14
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Silas E. Athanasia
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Changer les choses. Franchement, Silas, s’il y a bien une chose à laquelle tu ne songes pas, c’est bien à changer quoi que ce soit à l’échelle de ce monde, ou même simplement de ce District. Ton père t’a bien assez répété que ces choses n’étaient pas dans tes attributions, qu’il te fallait te contenter d’obéir, te limiter aux tâches que l’on te confiait. Que c’était suffisant et qu’ainsi, tu étais utile. Utile aux tiens, et à ceux que tu servais. Alors à cette simple remarque, durant un court instant, tu laisses ton regard se perdre à l’horizon, tu observes ce combat à peine débuté.

Je n’irais pas jusque là … Tu ne t’y plais certainement pas, mais tu ne fais rien pour changer ça. Tu es dans ton élément, non ? Dans celui qu’on t’impose, oui, mais aussi dans le seul que tu connais, au final. Pourquoi irais-tu jusqu’à bouleverser cet ordre établi, dont l’équilibre te semble parfois si précaire ? Ce serait prendre le risque de tout briser. De voir le tout s’effondrer, par caprice.

Et tu ne t’étends pas davantage. Tu laisses ta réponse en suspens, et tu n’y ajoutes rien. Au fond, peut-être qu’une part de toi admire cette jeune femme, pour ses idées, pour ce qu’elle voudrait réussir à faire peu importe qu’elle en ait les capacités ou non, le pouvoir, ou non. Peut-être que si toutes les personnes installées dans le Nord de ce District étaient comme elle, tout serait différent, différent dans le bon sens.

Et tu es perdu dans cette réflexion, si perdu que tu ne la vois pas venir lorsqu’elle se jette sur toi, lorsqu’elle s’accroche à tes mains et qu’elle te tire vers elle. Tes yeux s’ouvrent en grand, s’écarquillent, tu te retrouves là, ton regard empli d’incompréhension s’est perdu dans ses yeux brillants. Et tu détournes la tête, tu ne saurais dire pourquoi, mais tu sens la chaleur grimper jusqu’à tes joues, et tu ne peux soutenir son regard, de même que subitement, tu te sens cruellement mal dans ta peau.

Et tu sens qu’elle tire encore sur ta main. Sauf qu’alors que tu t’évertues à ne plus la regarder, tu es bien forcé de le faire quand tu la sens basculer dans le vide, du mauvais côté du mur. Et la peur te gagne, comme ça, d’un coup, ton cœur te donne l’impression d’imploser lorsque tu la vois en train de chuter.

Psyche ! Tu hurles, et son prénom t’échappe pour la toute première fois. Tu n’as aucune hésitation, lorsque tu sautes dans le vide à ton tour, d’un appui contre le mur, tu te donnes de l’élan, de la vitesse pour la récupérer, l’atteindre, et tu l’attrapes, tu la sers contre toi et lorsque vous atteignez le sol, c’est ton dos qui le touche en premier, tandis qu’elle se retrouve au-dessus de toi.

Tu viens d’amortir cette lourde chute. Et tu grimaces de douleur, pourtant, tu te redresses, tes mains s’accrochent à son visage et tu le relèves pour l’observer.

Vous êtes blessée ? La peur, la panique. Et ce n’est pas seulement pour toi qui risque de te faire sévèrement taper sur les doigts, voir de faire la honte de ta famille, ce n’est que pour elle …
Mer 16 Oct - 13:55
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Psyche V. Argyre
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Le vent de ma faveur est capricieux comme une marée montante.Silas & Psyche
Il t’énerve… c’est dingue comme il t’énerve. Et ça t’énerve encore plus de voir combien il a cette capacité de te rendre dingue. Pourtant, depuis le temps, tu devrais t’y être fait, avoir lâché prise au moins ! Mais non, l’attitude de Silas te rend dingue. Et si tu prenais le temps de trouver pourquoi, tu sais que c’est parce que tu vois au fond de ses yeux qu’il y a autre chose sous la coquille de glace. Et que ça te donne un peu d’espoir… qu’il brise en morceau à chacune de ses paroles.

Et puis de toute façon, tu es en train de te lancer à corps perdu dans cette idée de sortir, de l’entraîner avec toi. Et vraiment, tu crois vraiment qu’il dira oui. Il a l’air déjà d’avoir lâché prise face à toi, alors tu peux y croire non ?

Non. Tu glisses, tu tombes et ton coeur s’arrête. T’as même pas peur de la douleur, ou des risques d’être de ce côté-là du mur. Non, la seule chose que tu ressens, c’est l’angoisse brutale d’avoir désobéi à tes parents. Pire… que Silas ne le leur dise. C’est fou, Psyche… Tu es en train de tomber, et tu crains qu’on ne te prive de ta liberté à cause de cette erreur. Alors tu fermes les yeux et tu pries pour que tout cela ne soit qu’un cauchemar.

Et c’est un cri qui t’apprend que c’est vrai. Un cri puis des bras qui te rattrapent au vol. Et le corps puissant de l’homme qui t’enserre. Et tu n’as pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir qu’il s’agit de ton gardien. Comme tu comprends, dès l’instant où son corps se colle au tien, que tu n’auras pas mal et qu’il ne t’arrivera rien de grave. Parce que s’il le faut, cet homme que tu ne cesses de mépriser se sacrifiera pour toi.

« Silas ! »

C’est le premier mot qui franchit ta bouche après que le choc te coupe quand même le souffle. Tu rouvres les yeux, et sans t’offusquer de la position dans laquelle tu te trouves (littéralement sur lui), tu paniques. Un instant… Parce qu’il te prend de court en attrapant ton visage et en te demandant si tu es blessée. Et là, quelque chose craque. Brusquement.

Ton visage devient rouge, se crispe et des larmes énormes se mettent à se déverser sur tes joues. L’état de choc te diraient certains. La colère de son inconscience envers lui-même, souffleraient d’autres. La vérité, c’est que tu ne sais pas pourquoi, mais tu dégages ton visage de ses mains et tu attrapes le sien, en pleurant comme un bébé.

« Arrête ! Arrête bon sang ! Tu secoues la tête, comme pour refuser la vérité. Il se sacrifierait pour toi, alors que tu n’en vaux pas la peine. Juste à cause de ton nom… Je t’en supplie, arrête d’être comme ça, Silas. Et tu ne réfléchis pas, tu lui retombes dessus avec précipitation et tes bras passent autour de sa nuque alors que tu viens le serrer contre toi dans une étreinte paniquée. Je t’en prie, ne me retire pas jusqu’au droit de te faire passer avant moi. Tu ne mérites pas qu’on te considère comme un vulgaire objet. Laisse-moi… Laisse-moi m’inquiéter pour toi. Laisse-moi m’excuser. Laisse-moi m’occuper de toi. »

Et tu t’accroches à lui comme une damnée, en pleurant toutes les larmes de ton corps. Parce que tu as eu peur pour toi, mais encore plus pour lui. Parce que si tes parents apprennent ça, ils te puniront, mais encore plus lui. Parce que ta vie a une valeur qu’il se force à protéger envers et contre tout et qu’aujourd’hui, tu viens de comprendre que la sienne en avait pour toi. Tu l’as vu pour la première fois comme un être humain. Alors ça te fait comprendre combien tu ressemblais à tes parents, jusque là.

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Mer 16 Oct - 21:51
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Silas E. Athanasia
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Tu vas mourir, Silas. Et franchement, si ce n’est pas aujourd’hui même, tu auras eu une chance inouïe parce que si le paternel Argyre vient à apprendre que sa fille est tombée du haut du mur, et qui plus, du mauvais côté de ce dernier, peu importe que tu l’aies rattrapée ou non, il fera en sorte qu’on te fasse la peau, ou au moins que tu ais la punition que tu mérites. N’empêche que dans un premier temps, peu importe la dose de danger qui plane juste au-dessus de ta tête, tu songes plutôt à t’inquiéter de la santé de la jeune rousse. Non pas parce que sa sécurité et son bien être influent directement sur le tien, mais parce que, personnellement, tu sais que tu t’en voudrais terriblement si elle venait à être blessée. Alors tu l’observes. Tu cherches la moindre trace, la moindre petite égratignure sur elle, et tout ça, en ignorant ta propre douleur, tes potentielles blessures à toi. Ce n’est pas si haut, mais la chute a été rude, ça, résistant ou pas, tu ne peux juste pas le nier.

Encore une fois, pourtant, la jeune Argyre ne semble pas décidée à te rendre la tâche facile, à croire que rien de ce que tu entreprends ne lui convient jamais, voilà qu’elle se dégage de l’étreinte douce de tes doigts pour se mettre à pleurer, encore et encore tout en venant se saisir de ton visage, inversant de ce fait les rôles. Et toi, pauvre crétin, te voilà perdu, hors de tes attributions, capable de la protéger, oui, de gérer n’importe qui oserait la toucher, l’approcher, ou même simplement la regarder, mais irrémédiablement perdu lorsqu’il s’agissait de faire face à ses regards à elle, ou encore à ses larmes.

Le pire dans tout ça, c’est que tu n’y comprends rien. Rien du tout. Tu as l’impression de faire tous les efforts du monde pour parvenir à lui convenir, en tant que garde, tu es même relativement permissif, au risque de voir se passer exactement ce qui vient de se passer. Franchement, Silas, tu en es rendu à ne plus savoir quoi faire avec elle, et subitement, alors qu’elle hurle, qu’elle pleure, tu doutes. Tu te demandes si laisser ta place ne serait pas une option préférable, quitte à attirer la honte sur toi, quitte à décevoir toutes les personnes qui croient en toi et qui ont foi en tes talents. Et tu soupires. Et subitement, alors qu’elle est là, sur toi, dans une position des plus inconvenante, tu viens l’enserrer de tes bras, et tu la sers un instant contre toi.

Vous m’êtes bien trop précieuse, lady. C’est un murmure, alors que tes mains reviennent sur son visage, et tu relèves, pour la regarder, et tes doigts viennent essuyer ses larmes, tant bien que mal. Prenez les droits que vous voulez, parce que tout en moi vous appartient. Ne hurlez pas, je vous en prie … et par pitié ne pleurez plus, on ne saurait ternir un si joli visage.

Et tu soupires, légèrement, et tu grimaces en forçant sur ton corps pour te redresser, sans la lâcher, toujours en la pressant contre toi, jusqu’à parvenir à te lever complètement, en la soulevant dans tes bras.

Est-ce que nous rentrons ? Et tu poses la question, oui, parce que pour cette fois, tu ne lui imposeras rien, et tu te laisseras guider, diriger par sa voix.
Jeu 17 Oct - 19:24
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Psyche V. Argyre
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Le vent de ma faveur est capricieux comme une marée montante.Silas & Psyche
Qu’est-ce que tu pleures ! C’est l’une des premières fois depuis longtemps que tu pleures autant, Psyche. Devant Silas, c’est peut-être la première fois que tu craques aussi fort. Il faut dire que tu as cessé de laisser couler des larmes à 16ans, quand tu as décidé que tu n’adresserais plus un mot à ton père. Ce jour-là, il t’a nommé avec des mots affreux, et tu as pleuré à en être malade. Après ça, tu as toujours été de glace avec lui.

Alors oui, ça te submerge. Savoir que Silas n’a aucune considération pour sa vie et qu’il en donne tant pour la tienne te rend nauséeuse et terrifiée à la fois. C’est comme si on te mettait un poids bien trop lourd sur les épaules. Et c’est pour ça que tu grondes après lui, en l’enserrant dans tes bras en même temps. Parce que tu as presque autant envie de le secouer que de lui prouver qu’il a le droit à de la compassion.

Et le plus bizarre, c’est quand il te rend ton étreinte. Ça, tu ne t’y attendais pas. C’est pour ça, d’ailleurs que c’est toi qui as fait le pas. Tu te disais qu’il fallait lui donner de l’attention avant qu’il ne te repousse avec toute la politesse qui colle à chacun de ses gestes.

« Je ne veux rien te prendre… Tu n’as plus la force de hausser le ton, alors tu enfonces plus fort ton visage contre lui, tandis que tes mains se crispent autour de lui, comme si tu craignais vraiment qu’il finisse par te repousser. Je veux que tu puisses me donner, si tu veux. Je veux pouvoir te donner, moi aussi. »

Et les larmes continuent à rouler sur tes joues, même si tu les caches honteusement contre lui. Tu espères qu’il ne les verra pas et que tu continueras à pleurer sans qu’on te demande de cesser. Parce que vraiment, Psyche, maintenant que tu as fondu en larme, tu te rends compte combien il y a des litres d’eau saline qui sont retenus prisonnières en toi depuis des années. Tu es en train de craquer pour presque 10 ans de serrage de dents. Et bon sang que ça fait mal.

Et puis le monde se met à tanguer autour de toi et si la présence de Silas ne te tenait pas étroitement contre lui, pour sûr que tu paniquerais. Mais tu ne fais que te tenir encore plus solidement à ses épaules. C’est quand il te pose la question que tu acceptes de relever ton visage rouge, bouffi, toujours mouillé vers lui.

« Cache-nous du monde. Je veux… Je veux juste être quelque part avec toi, loin du monde. Loin de cette ville. Loin de cette famille ! »

Et la colère vient se mêler au mélange de souffrance et de panique en te faisant trembler. Dépassée, tu ne fais que fermer les yeux et te coller plus encore contre lui. Et comme à chaque fois que tout te dépasse, c’est vers ta foi que tu te rattaches. Alors, en t’abandonnant entièrement à son jugement, à ses capacités et en la confiance que tu as en lui, tu te mets à murmurer une litanie apprise par coeur :

« Et ainsi, le Fils dit : “Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres.” »

Et tu te calmes, lentement, en prononçant ces mots de paix et d’amour qui te rappellent que le monde se doit d’être amour et charité.

« Aimez-vous, les uns, les autres. Tu relèves les yeux vers Silas, alors que tes larmes se calment un peu. Ne m’abandonne pas. »


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Jeu 17 Oct - 22:38
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Silas E. Athanasia
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Ta place a toi, avait été définie dès ton enfance, dans la société. Le fils d’un rebelle qui s’est retourné contre l’autorité de sa famille, l’enfant d’un couple fier, mais prêt à tout pour avoir une place digne de ce nom, pour faire partie de ceux que l’on appelle les « privilégiés ». Prêts à tout, oui. Vraiment à tout. Même à servir de sous-fifre, à courber l’échine devant un homme riche pour obtenir ses faveurs. Jamais encore, Silas, tu ne t’étais dis qu’il n’y avait aucune fierté à agir ainsi. Jamais encore, tu n’avais douté de ta place, puisque tu avais été élevé dans le but d’obéir, coupé du monde, de cette société dans laquelle au final, tu n’avais même pas ta place. Il y avait bien des choses que tu savais, ton enseignement t’avais apporté beaucoup de connaissances et pourtant, il y en avait toujours tout autant que tu ignorais. Des choses bien plus chères au monde, que la géographie d’un état, ou tes connaissances en physique.

Un être humain, voilà ce que tu étais, et pourtant tu n’agissais pas forcément comme tel. Elle avait beau te le répéter, cette jeune femme au grand cœur, à la foi pratiquement inébranlable, que tu ne lui étais pas inférieur, c’était bien plus fort que toi, tu continuais de lui demander de te prendre tout ce qu’elle désirait, et peu importe au final, qu’il ne te reste plus rien, tu pouvais bien offrir jusqu’à ton âme, pour faire ce que l’on attendait de toi. Non ? Tu n’en sais rien. Tu n’en sais tellement rien que lorsqu’elle parle à nouveau, lorsqu’elle te parle de lui donner toi-même, ce que tu as envie de lui donner, tu penches la tête sur le côté, à la manière d’un petit animal qui ne comprends pas le monde qui l’entoure. Pour la première fois, tu lui laisses ce choix. Celui de prendre le risque duquel tu continueras de la préserver, quoi qu’il arrive, ou celui d’être sage. Tu ne t’en rends même pas compte mais rien qu’en posant cette question, c’est encore toi, que tu sacrifies.

Tu lèves les yeux, calmement. Et puis tu te mets à avancer, à marcher, lentement. Inconsciemment, tu reprends simplement le chemin de la porte, tu longes la barricade, et tu le sais pourtant, Silas, qu’en faisant ça, tu lui imposes dans l’immédiat la fouille, les questions. Personne ne vous a vu sortir, vous êtes passés illégalement, alors les questions seront plus pressantes, l’interrogatoire plus long et même si tu seras là pour forcer les choses, même si tu seras capable de glisser un mot pour accélérer les choses en servant de la notoriété du nom que tu sers … ce sera difficile, tu le sais. Du coup, alors que tu es là, à quelques mètres à peine de l’entrée … tu t’arrêtes à nouveau. A l’intérieur, tu connais plein d’endroit où s’isoler. Ici, tu es toi aussi en terre inconnue.

Jamais, lady. Et tu fais demi-tour, ou plutôt, tu continues ta route, et tu traces, droit devant, elle est toujours dans tes bras, tu es moins rapide que d’ordinaire et surtout, pour cette fois, tu es sur tes gardes, plus encore que d’ordinaire, mais peu importe, tu fonces droit devant, peu importe où tu vas, ou ce qui peut arriver, tu te dis simplement que tu seras capable de la protéger.

Tu traces comme ça, pendant près d’une demi-heure, tout en la maintenant contre toi, comme si tu voulais la préserver du monde entier, et même du soleil. Et puis, subitement, tu t’arrêtes, face à cet arbre mort que tu fixes un instant, tes yeux longent son tronc fatigué et poussiéreux, et se posent sur cette construction, ce début de cabane en bois, entre ses branches épaisses et nues.

Là-haut … loin du reste du monde, et en sécurité.
Dim 20 Oct - 20:40
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Psyche V. Argyre
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Le vent de ma faveur est capricieux comme une marée montante.Silas & Psyche
Tu te le dis parfois, Pysche. C’est rare, et bien souvent tu passes plus de temps à râler et à te plaindre, mais parfois, oui, tu reconnais la vérité. Surtout dans les moments comme maintenant. Alors que tu pleures de moins en moins fort, mais que les mains de Silas ne te lâchent pas pour autant. Quand tu te prépares à subir les foudres des miliciens, tout en sachant que tu ne le supporteras pas, et qu’il choisit de ne pas te l’imposer Oui, quand il te jure qui ne te laissera pas, tu t’en rends compte, jeune fille. Tu ne mérites pas la loyauté de Silas.

Cette affirmation que tu as déjà eue et que tu t’astreins la plupart du temps à enfouir au fond de toi te tire un frisson d’angoisse et pourtant, tu ne dis rien. Tu ne prends pas la poudre d’escampette, tu ne cherches pas non plus à te faire pardonner d’être ainsi un poids. En faite, tu relèves les yeux vers la cabane qu’il t’a dénichée et ton coeur se serre un peu plus fort. Tes yeux s’embuent à nouveau, mais cette fois-ci tu ravales l’eau saline.

« Tu es un magicien, j’ai l’impression que tu trouveras toujours tout ce dont j’ai besoin. »

Et après un léger sourire à cet homme qui t’offre ainsi sa vie, tu te remues dans ses bras jusqu’à pouvoir reposer les pieds par terre. Dès que tu es debout, tu oscilles un instant, le temps de rassembler tes forces et tu t’avances vers l’arbre. Il y a une échelle, mais en hauteur pour éviter que les marcheurs s’y accrochent. Pour l’atteindre, il faut grimper.

« Je passe en première, si tu veux bien. »

S’il le veut bien… quelle drôle de remarque. Et après avoir échangé un regard avec ton gardien, tu t’accroches à une branche et tu tires sur tes bras. Et c’est là qu’on peut se rendre compte que tu n’es pas si frêle. Parce que oui, quand il s’agit de frapper, tu es bien ridicule avec tes bras tout menus et ton poids plume, mais là, entre les branches mortes, tu te hisses avec une facilité et une légèreté presque aérienne. Et vraiment, tu n’as même pas besoin de regarder si Silas est prêt à te réceptionner en cas de chute parce que là, tu es à l’aise.

Et justement, tu es en train de mettre les mains sur l’échelle en cordage et en bois quand tu prends un instant pour vérifier que l’homme te suit. Et c’est comme ça que tu le vois. Un marcheur, qui arrive lentement sur lui. Lentement et bien trop silencieusement. Et si ton regard rencontre celui de l’homme qui t’accompagne, ton visage se marque de terreur quand tu hurles.

« SILAS ! DERRIÈRE TOI ! »

Et tu te précipites. Pas pour grimper, mais bien pour tenter de redescendre au plus vite. Tu t’emmêles les pinceaux, et en voulant redescendre trop vite l’échelle. Ton pied ripe, passe de l’autre côté du barreau et tu tombes en arrière. T’as juste le temps de te rattraper d’une main à la corde, de t’y agripper solidement en retenant un cri de surprise et tu ne peux que voir ce qu’il se passe en bas sans pouvoir venir lui prêter main-forte.

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Lun 21 Oct - 13:38
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Silas E. Athanasia
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Ce qui est certain, lady, c’est que je ferais toujours mon possible pour ça, en tout cas … Ouais, du moment que pour ça tu ne risques pas sa vie, comme tu es en train de le faire en ce moment, par exemple.

Non parce que. Soyons réaliste un instant, Silas, si le père de Psyche venait à apprendre que tu t’es permis de laisser sa fille s’aventurer dehors, que tu l’as accompagnée, mais qu’en plus, c’est même toi, qui l’a emmenée plus en avant dans le désert … tu risques gros, très gros même. Ton père risque de te faire une crise de colère, et ta mère risque probablement une attaque. Tout un tas de choses, loin d’être agréables que tu aimerais bien éviter, et pourtant. A l’avenir, tu ne joueras plus à ça, c’est une résolution que tu es déjà en train de prendre, alors qu’elle se hisse par elle-même, à la force de ses bras, aux branches pour atteindre l’échelle qui se trouve en hauteur.

Qu’elle passe en premier est loin de te déranger, en vérité, tu la mets en sécurité, là-haut, là où aucun de ces marcheurs ne pourra l’atteindre et ensuite, tu pourras la rejoindre, faire l’inverse aurait été hors de question. Tu l’observes donc, impressionné, tu dois l’avouer, par son habileté, et son aisance. Pour avoir fréquenter bien des survivants de ce district vivant dans la zone nord, tu es bien placé pour savoir que ces gens ne sont jamais ou presque de grands sportifs. C’est même tout le contraire. Si on mettait ces personnes dehors, ils mourraient en moins d’une heure, tu en es persuadé.

Tu es dans tes pensées, concentré sur l’ascension de la jeune femme lorsque tu croises finalement son regard, et à ce moment, tu ne comprends pas la frayeur que tu lis dans ce regard, du moins, pas avant qu’elle ne hurle, qu’elle ne panique, et qu’elle ne retombe de là où elle était grimpée. Derrière toi, oui, tu as compris, pourtant ton premier réflexe n’est clairement pas de te retourner, non, comme toujours, ta priorité c’est elle, et c’est elle que tu pousses vers le haut avant de la mettre en sécurité.

Grimpez ! Vite ! Et tu perds du temps, pour toi, et tu sens que ces mains t’agrippent le bras et ce n’est que lorsque tu te sens tiré vers l’arrière qu’enfin, tu réagis pour toi, et que tu te défends. Tu envoies un premier coup sur le visage de cette femme, tu la repousses ensuite d’un coup de pied avant de jeter un œil à Psyche. Montez ! Et restez là-haut. Et encore une fois, le temps que tu te préoccupes de ta protégée, que tu donnes tes instructions pour la préserver, l’infectée est de nouveau parvenue à t’atteindre.

Tu sors ton arme, cette fois, un petit couteau dont la lame entaille profondément le visage de ton assaillante … mais Silas, c’est l’une de ces rares fois où il t’a été donné l’occasion, la malchance de te mesurer à l’une de ces choses et tu constates avec horreur que cette vilaine coupure ne change rien, qu’elle ne réagit pas, elle continue de s’acharner et à plusieurs reprises, tu sens même ses dents claquer près de toi. Tu es capable de battre un être humain sans soucis, parce que tu as appris à jouer sur la douleur. Frapper fait mal, frapper déstabilise et te donne l’avantage dont tu as souvent besoin mais avec elle, ça ne fonctionne pas. Et tu as beau frapper, encore, et encore, couper, entailler, rien n’y fait. Tu es bientôt couvert de sang noir, et ce marcheur est toujours là, debout, assez en forme pour continuer d’en vouloir à ta vie.

Je vais l’éloigner ! Descendez et courez jusqu’au mur !

Tu n’attends pas la moindre réponse, et une nouvelle fois, oui, tu la repousses, et tu cours pour t’éloigner de l’arbre et laisser le champ libre à la rouquine afin qu’elle puisse s’en sortir.
Lun 21 Oct - 20:34
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