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Contexte

Une simple morsure, un mélange de fluide même, permet au virus, particulièrement violent de se propager dans le corps. Il provoque alors de la fièvre, puis des accès de violence. Finalement, après environ quatre heures seulement, le malade devient incontrôlable, avide de chair et de sang, il ne reconnait plus personne et attaque sans distinction aucune.

La progression rapide du virus met un frein à la science. Les survivants se retranchent dans des camps de fortune, bâtissent des refuges qui finalement deviennent des villes. C'est près de la zone 51, dans le Nevada que le plus impressionnant d'entre eux voit le jour. « HopeCity » s'étale en 2018 sur environ 20 km², le tout partagé en districts et barricadé de hauts murs de protection. En son sein, une vie, ou plutôt une survie qui semble avoir retrouvé une pseudo normalité … jusqu'en décembre, durant les festivités de fin d'année, lorsqu'une infection se déclare au cœur même de la ville. Le cauchemar recommence, plus de la moitié de la ville succombe et seul le premier district qui parvient à fermer ses portes à temps reste debout.

Le compteur de survivant, aux alentours, est désormais sous la barre des 500.

Et vous. Parviendrez-vous à rester en vie ? Lire le contexte entier ?

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rayon de soleil affrontant l'orage | Psyche
Primus Obata
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rayon de soleil affrontant l'orage.
"Nous sommes conçus pour désirer des interactions sociales."
La superficie du cabanon de jardin dans lequel la tribu avait élu son domicile, équivalait proportionnellement à leur ancienne demeure. Huit mètres carrés pour l'ensemble du petit clos contre six mètres carrés une chambre pour six, soit un mètre carré par garçon. D'un luxe incalculable en comparaison avec leur ancienne prison meublée de nuages de nicotine et de défilé masculin, à chaque jour, un nouveau visage, la paix se soldait d'un ensemble placé sous une pluie endeuillée. En valait-elle vraiment autant de sacrifice ?  

Cette l'époque universelle où le seul problème des habitants du dôme fragile était des tracas sociétaux tels que la recherche d'un job, son intégration au sein d'une entreprise, sa reconversion professionnelle ou encore même des contrariées sentimentales basiques, impliquant le délai de réponse d'un partenaire charnel ou bien la cherche d'identité à travers sa promise. Le siècle d'une ère prosaïque laissait peu de place à l'espoir de s'exprimer dans cette dystopie infâme.

Leur abri de jardin, d'une structure en bois pour les isoler du froid et de l’humidité, s'édifiait à taille humaine dans la zone Est et semblait revendiquer l'intégralité des terres cultivables par sa simple présence isolée. L'accès était barricadé par une bande de fils barbelés s’enchevêtrant sur les trois quarts du segment de l'habitacle. Disposé de façon ingénieuse sur une idée de Karma, l'un de ses jeunes frères et surement le plus dispersé d'autres tous, le jeune garçon ne manquait néanmoins pas de ressources intellectuelles pour renforcer leur protection personnelle. La partie non protégée était destinée à leur laisser une issue possible d'échappatoire dans le cadre où la configuration d'un assaut les acculerait. Des petites clochettes coupées de collier de chats pendaient sinistrement à l'extrémité des griffes métalliques, de telle sorte qu'une fois le barbelé en mouvement, le signal cristallin se diffuserait jusqu'à leurs capteurs auditifs. Un marcheur ne pouvait les enjamber à l'antipode d'un être humain valide qui laisserait alors transparaître une action volontaire, puisque les cheveux de fer étaient suffisamment accolés à leur habitat de fortune pour ne pas obstruer le passage des récolteurs.  

Des nuages émaillaient le ciel dans un ballet désagencé. Caractérisé par sa forme, sa transparence, sa texture, sa couleur ainsi que son opacité, ce groupement se présentait en une nappe de couche fine, sans ombre propre, annonçant des conditions atmosphériques changeantes.

La sueur exsuda le long de ses membres antérieures tant Primus avait marché, tandis qu'on lui notifia de nouvelles sommations. Sa ronde journalière était loin d'être terminée. Divisé pour mieux régner, on lui attribua la partie Nord pour le reste de l'après-midi.  

Une heure. Les cristaux de glace étaient toujours en place et un air sec lui brûla la gorge, mais le garçon se concentra sur sa mission. Ne pas faillir. Établir l'ordre.

Puis deux. Trouvant de nouvelles chorographies afin de ne pas plonger son cerveau dans un état léthargique généré par l'habitude et donc l'absence de nouvelles sensations visuelles pouvant le stimuler et le faire démarrer, un clash ombrageux le fit ciller, lui rappelant l'objectif de ses missions quotidiennes et principalement de celle-là.

- Hep hep hep, jeune fille, demi-tour.

L'interpella-t-il en lui mimant le geste faisant pivoter son index ainsi que son majeur dans une demi-valse. Aucune réponse. La silhouette s'hébergea dans un secteur immergé de l'interposition d'une planche de bois couchée contre un baril. Penchant son buste sans déplacer le reste de son corps, Primus sourit, les yeux rieurs. Un ruban de tissu serpenta les colonnes arides de sables en s'éteignant vainement. Bien que parfaitement immobile comme si elle n'était qu'un élément du décor lui accordant le bénéfice d'halluciner, la jeune fille ne brillait définitivement pas par sa discrétion.

Bras croisés contre sa poitrine, les doigts disjoints occupèrent l'espace disponible de son bras décryptant une formule amusée dans son propre décodage non verbal. Le garçon étriqua son périmètre, amenuisant ainsi l'espace qui les séparait.

- Je t'ai vu tu sais.

Poursuivant sa progression à pattes de velours, son pied pilote écrasa sa semelle épousant la cape de nuit de la demoiselle furtive. Le jeune homme arbora un sourire tout en dents, avant d'argumenter :

- Si tu n'arrives pas à me berner moi, comme veux-tu berner les Rôdeurs, hein... ?

Déroulant ses épaules dans sa direction en lui présentant ses mains, paumes ouvertes, il attendit qu'elle adjoigne son épiderme à la sienne pour la hisser à sa hauteur. L'enveloppant d'ores-et-déjà de sa protection, les muscles de sa jambe s'activèrent pour soumettre une pression à travers la planche de bois, de sorte à ce que la demoiselle ne la rencontre pas dans un canal négatif.

- ... Mademoiselle Argyre Veste Phyche.

Un accent à coupé au couteau, le garçon avait seulement fait l'effort de la nommer par son patronyme complet pour appuyer son pseudo mécontentement, à l'instar de sa méthode d'éducation envers avec ses frères qui connaissaient parfaitement ce code de communication. Feignant le courroux par un froncement de sourcils amplifié, l'ombre caressant sa glabelle accentua son rôle de dictateur, comme si la nature elle-même additionnait son pouvoir au sien. Mains plaquées contre les hanches et buste incliné dans sa direction dans une attitude grave, Primus retrouva promptement son état naturel en lui offrant une tape amicale sur l'épaule, mesurant sa force brute. Après tout, il avait prêté serment à la famille Argyre selon la clause suivante : le devoir de veiller sur elle en lui interdisant toutes sorties derrière les barricades. La fragmenter en plusieurs morceaux par une simple poigne, raturait le contrat qu'il entretenait avec la bonne famille.  

Et il était bien plus responsable que cela. 

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Jeu 10 Oct - 23:57
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Psyche V. Argyre
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À Dieu ne plaise que je vous déplaise.Primus & PsycheTu avais toujours aimé qui tu étais, Psyche. Fille douce, d’une famille culturellement forte, tu aimais autant tes origines grecques que le monde américain qui t’avait construite. Éduquée à être une parfaite femme miniature, même cette absence d’enfance normale avait toujours fait ton plaisir et ta fierté. Parce que oui, tu étais différente. Belle, rousse, avec ce teint que les Méditerranéens ont et qui leur met le soleil dans les yeux. Alors oui, pendant de nombreuse année, tu avais aimé qui tu étais.

Aujourd’hui, tu cachais cette beauté, cette innocence et la culture de tes ancêtres sous une immense capuche beige clair. Toi qui te devais d’entrer dans une pièce, telle une princesse, tu avançais maintenant dans la rue avec un silence parfait. Et, si par accident quelqu’un venait à te reconnaître, tu baissais les yeux, tu refusais de reconnaître qui tu étais pour mieux t’enfuir. Parce que la réalité était cruelle : tu ne voulais plus être qui tu avais été.

En descendant une rue qui allait tout droit jusqu’au mur d’enceinte, tu ne peux t’empêcher de sentir ton coeur se serrer à ces pensées douloureuses. Comme à chaque fois que le doute monte en toi, tu dois reconnaître que tu n’aimes pas ce que tu es. Tu as si longtemps était l’enfant parfaite, que la transformation en silencieuse anonyme des rues est difficile à porter. C’est un choix que tu ne regrettes pourtant pas, qu’on se le dise. Juste un poids de plus sur l’immense cape qui te cache au regard des curieux.

Et tu sursautes, quand tu entends une voix t’interpeller. Tu te figes, et un instant, tu enfonces ta tête dans tes épaules, tes épaules en toi, comme pour te faire plus petite, et tu attends. Mais non, c’est bien à toi que l’on s’adresse. Et si ton premier réflexe et de chercher une fuite, les conventions de ton éducation te forcent à te retourner vers l’homme, perché sur le chemin de garde.

« Primus. »

Un souffle, d’une voix chantante. Tu ne te découvres pas, mais tes yeux quittent le sol pour décrypter le visage de ce jeune homme que tu connais. Il n’a rien d’agressif et son ton ne pèse pas sous les reproches que les gardes t’adressent quand tu veux sortir seule des murs. Pourtant, ce qu’il te dit n’a absolument aucune différence sur le fond.

Psyche, tu es nulle, ne sort pas. Psyche, tu ne sais pas te battre, cache-toi derrière les autres. Psyche, tu es belle, ne salit pas tes mains avec la terre de la vie.
Et aujourd’hui, Psyche, tu es bruyante et visible, tu ne duperas personne.


Tu as un mouvement de recul, alors que tes lèvres se pincent, et que tu te sens prête à reprendre ton chemin sans le moindre égard pour la politesse que l’on a si profondément inscrit en toi, mais il te prend de vitesse. Sa main se tend, alors que ton nom est prononcé dans son entièreté. Et, sans réfléchir, tu regardes autour de toi, alors que ta main s’accroche délicatement à la sienne et qu’il te hisse vers lui.

« Ça ne va pas ! Ne le dis pas si fort ! »

Tes doigts fins viennent à peine de lâcher sa main qu’ils se posent déjà, légère comme des plumes, sur ses lèvres. Sous ta capuche, tes yeux verts brillent d’inquiétude alors que tu regardes encore autour de toi.

« Silas me cherche et mon prénom est comme un radar qui l’attire. Tes doigts retombent alors que tu te cales à ses côtés, pour rester au couvert de sa grande taille. Ne le laisse pas m’enlever tout de suite, je veux juste voir l’extérieur. »

Tu soupires, doucement, en te détournant du roux. C’est vers l’immensité du reste du monde, des marcheurs et de la maladie que tu jettes ton dévolu. Et si tu restes silencieuse pendant quelques secondes, tu finis par lui donner un coup d’épaule (ou tenter, parce que disons-le, ta force est complètement ridicule face à la sienne) en reprenant.

« Ça bouge un peu aujourd’hui ? Tu as vu des explorateurs sortir ? Tu relèves la tête vers lui et la capuche tombe un peu en arrière, dévoilant ton visage lumineux et le bord roux de tes cheveux. Tu crois qu’ils m’apprendront à me battre et à sortir d’ici, comme eux le font ? »

Tant de questions, et si peu d’espoir, voilà la dure loi de la vie que tu mènes entre ses murs.
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Ven 11 Oct - 15:51
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Primus Obata
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rayon de soleil affrontant l'orage.
« Une vache qui se contente de brouter l’herbe qui se trouve à ses pieds n’a aucune chance face au loup qui se voit déjà en train de la tuer. »

La nervosité de la petite se transmit comme une seringue perfusant ses veines. Elle scrutait l'horizon, comme si la simple perspective de se trouver dans un périmètre aussi épars du diamètre de sa planque habituelle, suffisait à provoquer une réaction démesurée. Véritable éponge à sentiments, Primus compatit en plissant doucettement les paupières en deux mesures symétriques, à l'instar d'un félin communicant par le biais du langage corporel une forme d'affection. Si les deux êtres épousaient des valeurs similaires tels que leur considération pour les valeurs, la morale ainsi que la politesse, leur éducation respective, en revanche, était nichée à l'antipode l'une de l'autre. Un système étouffant pour l'une et une prison dorée pour l'autre, trop de liberté, tuant ce concept même.

- Oh rien que ça ?

Ironisa-t-il dans un sourire espiègle entre les deux doigts posés, s'invitant sur ses lèvres, dans une tentative désespérée de maîtriser la situation. Respectant ses maigres volontés, Primus harponna ses épaules pour la placer légèrement sur le versant, synonyme de sa compréhension. Homme tactile, sa main pilote effectua un retour en courbe en coulissant les phalanges de son pouce contre sa joue, dans un mouvement purement fraternel.

Après une dimension silencieuse réduite en un battement de cils, Psyche semblait se dandiner d'un pied à l'autre avant d'envoyer un coup d'épaule ridiculement adynamique, comme si ses muscles avaient fondu sous la chaleur effervescence du désert aride du Nevada. Riant légèrement derrière son poignet, il omis tout commentaire qui risquait de saboter des fragments de sa confiance en elle. Cependant, son interrogation latente, quant à elle, semblait faire office d'une ingénieuse diversion devenue exutoire, tant les moyens mis pour servir cette même cause étaient variés. Mais pas à lui, pas après toutes ses années à les éduquer.

- Ahaha, tu ne m'auras pas comme ça, j'en ai élevé onze autres avant tu sais !

En effet, livré à lui-même dès l'aube du départ subreptice de son paternel, Primus avait promptement pris la responsabilité de ses jeunes frères lorsque sa maman était trop faible pour assumer son rôle légal, ses consommations régulières de drogues lui faisant connaître des états léthargiques. Bras piqués, cheveux cassants et isolement, entretenir une conservation avec elle se raréfiait de jour en jour, si bien que la tribu formait un bloc sous son commandement plus au moins ordonné. Toutefois, le garçon n'avait pas été seul dans ses obligations auto-attribuées. Chacun avait un rôle à jouer. Zeev à l'autorité patriarcale, Hermès assurant des séances de sports, notamment de la marche à pied, pour gérer l'asthme de chacun, Amos aux petits travaux domestiques tels que la propreté, l'apprentissage des lacets ou encore inculquer des leçons par le jeu et enfin, Issac à l'aide au devoir pur et dur. Primus, quant à lui, gagnait son pain à la sueur de ses bras et enfilait un deuxième tablier après son service, celui de gérer le reste.  

Alors, la question naïve eut cependant l'effet d'un coup de poignard explorant les entrailles de son empathie. Primus ne pouvait décemment pas casser ses espoirs en lui révélant la réalité du terrain, ni même lui mentir en repoussant l’échéance qui ne serait plus que douloureuse au terme de sa vérité.

Se grattant le menton du bout de ses ongles épais et noirs, le rouge prit son temps pour réfléchir et utiliser un certain tact.

- Eh bien... je pense qu'ils sont occupés. Cela dit, la formation d'un nouveau membre est toujours utile aux troupes, ça devrait même les soulager dans leurs missions quotidiennes...

Un diagnostic concret puisque les miliciens accordaient de l'importance dans le gonflage de leurs rangs, afin de rendre leurs missions moins périlleuses. Le groupe avait toujours insufflé une force vitale, digne de la petite pousse s'hébergeant de la terre fertile et grandissant grâce aux ressources naturelles de la pluie et du soleil, deux éléments opposés et pourtant unis dans leur quête.

À mesure que la capuche de la jeune fille coulissa en arrière, dévoilant une section de son grain de peau, semblable à celui d'une poupée de porcelaine ainsi que d'une crinière rousse, Primus réceptionna le morceau de tissu qu'il cala entre ses paumes et le réajusta, mesurant la visière avec sa main râpeuse. Main au sommet de son crâne, il équilibra l'ensemble avant de poursuivre :

- Cela dit... J'aurai peut-être besoin de quelqu'un pour tenir mon couteau et qui sait... peut-être apprendre deux ou trois mouvements. Les points vitaux à toucher, ce genre de truc...

Dans un clin d’œil complice, Primus ne peina pas à transmettre son message.

- Tu sais, l'un de mes frères dit toujours « une vache qui se contente de brouter l’herbe qui se trouve à ses pieds n’a aucune chance face au loup qui se voit déjà en train de la tuer. »

Du haut de ses seize ans, avoisinant le mètre soixante, Karma, le diablotin rouge, possédait une version révolutionnaire du monde dans lequel il était contraint de déambuler. Ambitieux et attaché aux nouvelles probabilités, c'était un garçon qui savait se projeter et tirer meilleure partie de son environnement pour l'exploiter à sa guise. Des compétences qui manquaient clairement à la Sentinelle, puisque, trop excessif dans ses analyses, le rouge entrait bien vite dans la sur-interpretation, baignant dans les situations artificielles.

En guise de validation, Primus sorti de sa poche antérieure un petit canif. Faisant pivoter le couteau, il l'attrapa par le flanc de la lame, de sorte à ce que les doigts de son interlocutrice viennent rencontrer le manche orné de motifs complexes. L'artisan, créateur de ce canif, relata une histoire celtique en si peu d'espace qu'elle lui donnait une allure aristocratique, comme si le garçon l'avait dérober dans un musée d'exposition. Le tranchant de la lame fine semblait redoutable puisqu'il était aiguisé chaque jour contre une plaque de fer qu'il avait débusqué dans le verger sous le conseil d'un des habitants de Hope-City.

Le garçon lui laissait clairement l'opportunité du choix. Soit elle demeurait patiente et acceptait sa compagnie d'amateur bénéfique à son entraînement ou mademoiselle se risquait à l'extérieur avec ou sans aide des miliciens. Un sourire croissant, affable, s'étira sur ses lèvres. Même à double-tranchant, son choix serait évident.

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Dim 13 Oct - 0:38
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Psyche V. Argyre
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À Dieu ne plaise que je vous déplaise.Primus & Psyche« Ne te moque pas. Tu grondes d’une fausse voix énervée, les joues gonflées comme une enfant. Je suis sûre qu’il a un pouvoir magique ! »

Et tu te renfrognes à cette idée. Le monde rempli de magie, qui permet aux hommes de voler, aux mains de lancer des arcs-en-ciel ou aux enfants de retrouver ce qu’ils cherchent en un claque de doigts, tout cela n’existe plus depuis longtemps. Alors oui, quelqu’un de censé te dirait même que ça n’a jamais existé et surement que tu répondrais que, dans ton esprit, c’était vrai. Mais maintenant que tu regardes la vie absente hors des murs, et la prison brillante de ton quotidien, tu sais que tu te voilais la face. Si la magie existait, Silas t’aurait déjà trouvé, à cette heure, et tu aurais puis te téléporter loin d’ici.

Et tu pourrais rester longtemps, plongée dans cette pensée, les yeux qui oscillent entre ombre et lumière sous les nuages paresseux qui cachent par instant le soleil indolent. Tu as tout oublié, pendant quelques inspirations, même qu’un jeune homme se tient à tes côtés. Mais la peau chaude de sa main vient caresser ta joue et te ramène à la réalité. En rosissant, tu retrouves ce sourire doux qui est le tien. Celui de la petite fille qui croit encore un peu en la magie.

« Occupés… Tu reprends doucement, en détournant tes yeux de Primus à l’horizon. J’aimerais bien être aussi occupée qu’eux, tiens. Je cesserais de tourner en rond ici, et tu ne m’aurais plus dans les pieds. Tu arrives à sourire à travers ta tristesse, malgré tout, parce que tu es comme ça. Et sans réfléchir, tu viens appuyer ton poids contre lui, un peu. Mais j’espère un peu quand même que je te manquerais, si je n’étais pas là à rôder près de toi. »

Et te revoilà, dans cet entre-deux qui te caractérise tellement. À vouloir être loin, être seule et lire, mais également savoir que tu comptes un peu, pour certains. Et c’est bête, mais cette sentinelle que tu n’as de cesse d’embêter fait partie de ces personnes pour qui tu veux compter. C’est pour ça que tu agis si naturellement avec lui, malgré cette éducation mondaine qui donne un port altier à ta tête, même avec lui. Et quand tu t’appuies contre lui, un instant, tu te dis que si tu avais dû avoir un frère, tu aurais voulu qu’il soit comme Primus. Grand et fort. Et qu’il te comprenne aussi.

Et qu’il te cache de ce monde qui n’est pas fait pour toi. C’est comme ça que tu prends son geste qui réajuste ta capuche. Et si l’attention est douce, elle te tire cette moue de petite fille, mais tu ne fais rien de plus. Tu acceptes la sentence comme le poids de toute ton éducation.

« Tu as besoin d’aide ? Tu finis par demander, alors qu’il te parle de lame et de choses qui te semblent malheureusement bien abstraites. Avec un air peiné, parce que tu es des kilomètres de comprendre sa demande, tu finis par souffler. Il y a de bons combattants dans les rues peut-être qu’ils pourraient… »

Et tu t’éteins. Parce que tu remarques le couteau que le roux a sorti de sa poche. Et plus encore, le mange vient t’être tendu, devant le nez. Et c’est là que tu te repasses les paroles du jeune homme et que tu comprends. Et vraiment, Psyche, il n’y a rien de logique chez toi, mais il y a encore moins de survie que de logique. Alors, sans réfléchir tu te jettes sur Primus, sans  te rendre compte du danger. Tu sautes et là, tu te pends à son cou.

« Primuuuuuuuus ! »

Et il y a ce rire comme des grelots et des frissons qui te secouent. Tu le serres en enfouissant ton visage contre son torse, en retenant ton rire et tes larmes. Ce n’est rien pourtant, mais juste avec cette main tendue, le jeune homme vient de redonner de la couleur à ta journée. Et sur le coup, tu caches ton visage comme si tout était trop vivace pour toi…

« Tu veux bien m’apprendre ?! Tu desserres un peu tes bras de son cou pour reculer la tête le le regarder droit dans les yeux. Vraiment ?! »

Et c’est là que tu prends conscience de ta posture, de ta tenue, de tout ce qui tu viens de faire. Tu te laisses retomber sur tes pieds et tu recules d’un pas sans regarder derrière toi, sans même penser qu’il puisse y avoir le vide du “mauvais côté”. À la place, tu t’inclines, dans une révérence de dame de ton rang, les yeux remplis d’étoiles de larmes et de rêves.

« Merci. Je te promets d’être la meilleure élève que tu n’as jamais eue. »

Et tu te redresses avec cette grâce que les bonnes fées t’ont donnée dès la naissance. Avec un sérieux qui n’est détrôné que par la beauté de tes yeux lumineux, tu tends la main pour attraper le canif. Et tu le prends bien en main, avant de retrouver ce sourire d’enfant, maintenant armé d’une lame potentiellement mortelle.

« Tu ne te rends pas compte de ce que ça signifie pour moi, Primus. Je te serais éternellement redevable de ce que tu m’accordes. »
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Dim 13 Oct - 15:40
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Primus Obata
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rayon de soleil affrontant l'orage.
« Une vache qui se contente de brouter l’herbe qui se trouve à ses pieds n’a aucune chance face au loup qui se voit déjà en train de la tuer. »

La proposition fut accueillie d'une farandole de syllabes haute-perchée qui menaça de faire vriller ses tympans. Rehaussant une commissure des lèvres pendant qu'un segment de sa mâchoire se comprima de crainte qu'ils ne se fassent découvrir, toute notion de discrétion envolée dans une pantomime qu'emporte le vent, tandis que le garçon réceptionna une Psyché pendue à son cou.

Entourant ses bras autour de son dos afin de protéger ses vertèbres d'avoir à supporter son propre poids ainsi que d'une éventuelle chute, il l'aida à remonter plus haute contre son torse, ceinturant ses doigts entre eux afin de lui créer une chaise temporaire. Ses cervicales coulissèrent doucettement, tandis que la Sentinelle hurla presque un sourire insonore.

À mesure qu'elle disjoint l'espace entre eux pour s'exprimer avec entrain et jovialité, Primus effectua un tour sur lui-même, illustrant son propre bonheur. Celui de tendre la main à autrui sans aucune arrière-pensée outre que celle de vouloir continuer à être un salvateur, se rendre indispensable pour son prochain. Une version quelque peu naïve de l'égoïsme.  

- En même temps, ce n'est pas compliqué, tu es la seule élève que je n'ai jamais eue !

La taquina-t-il en lui offrant un affectueux coup de patte contre sa joue du dos de la main, n'hésitant pas à compresser doucettement pour saisir un contact contre sa peau de poupin.

Lui laissant retrouver la terre ferme en la faisant glisser le long de son tronc vertical, ses mains quittèrent son dos que lorsqu'il s'assura pleinement de son équilibre sur ses deux quilles juvéniles.

Progressivement, son index se dressa tandis qu'il lui imita l'immobilité totale en l'enracinant sur l'extrémité de son nez. Pour que l'opération se déroule sous les meilleurs auspices, Primus devait boucler son tour de garde, celui-ci validé par une autorité compétente, avant de pouvoir passer le flambeau à la sentinelle suivante. Se faisant, il fut fidèle à la parole donnée et trottina dans sa direction au bout d'un court laps de temps.   

Main chaude proposée en guise de soutien corporel, le garçon la guida à travers un champ de cactus où de larges collines colossales les entouraient, comme une barricade rocheuse sécurisante. Cheminant jusqu'à une combe sablonneuse sous l'assaut d'une boule solaire sévère, Primus mit sa main en visière pour mieux appréhender son espace. La Sentinelle connaissait les lieux au comme le fond de sa poche, puisqu'il était de son devoir ultime de défendre chaque parcelle du territoire par sa vigilance et sa surveillance consciencieuse. De ce fait, le porc-épic rouge avait déjà repéré des zones de failles exploitables en cas d'urgence d'évacuation de la population.

- D'accord très bien. On va commencer par travailler ta garde. C'est très important car ce sont des gestes essentielles qui te permettront de mettre en posture de défense et qui, une fois bien aiguisée, te permettront de les combiner à des postures offensives pour contre-attaquer.

Primus tentait de veiller à ne pas la submerger d'informations en utilisant un vocabulaire relativement simpliste et marqua des pauses respiratoires dans son récit afin qu'elle assimile adéquatement les instructions.

- Essaye de me toucher avec le couteau et observe mes gestes.

La meta-t-il en disposition, d'un ton solennellement confiant non sans empreinte de bienveillance, Primus incapable de se démontrer un échantillon d'autorité. La discipline du corps-à-corps requierait d'une concentration absolue, d'une vision d'ensemble, d'une connaissance de son environnement mais exclusivement d'un respect pour son adversaire. En effet, bien qu'alogique dans cette configuration des événements, cette notion visait principalement à ne pas abdiquer sa facette humaine. Laisser s'échapper si l'homme à terre demandait à battre en retraite au même titre qu'on n'attaquait pas une personne dépourvue d'armes, avec une arme. Mais cette valeur enseignait bien plus que cela. Connaître ses limites et élargir celle de l'adversaire au summum de son apogée.

- On ne sait jamais à quel taré on s'adresse, alors si quelqu'un menace de te tuer, crois-le.

Primus ratiocina :

- On ment tous pour se protéger mais la peur amène a des réactions surprenantes et sous-estimé son ennemi est une chose stupide que tu peux au moins t'épargner.

Ce n'était pas tant une argumentation oisive, mais plutôt son propre monde d'aphorisme qui se transforma en pensée concrète une fois énoncée. Des valeurs s'insufflant, conséquence de son implication totale dans l'apprentissage de la jeune Psyché. Néanmoins, une pensée fugace se consolida dans la cavité de sa culpabilité naissante, simple récipient à l'exposition, qui devient réceptacle, se nourrissant de doutes.  

... Et si je lui apprenais les mauvaises références ?

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Lun 21 Oct - 20:50
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Psyche V. Argyre
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À Dieu ne plaise que je vous déplaise.Primus & Psyche
Qu’est-ce qu’on est bien, pendu aux épaules de Primus, n’est-ce pas Psyche ? À cette place-là, et la joie d’obtenir un peu de ce que tu veux en prime, tu as l’impression d’être en jour de fête. Tu pourrais rester à cette place longtemps, si tu ne craignais pas d’en faire trop ou d’étouffer le jeune homme. De peser trop lourd aussi. En tout cas, tu profites de ta position pour le remercier d’une manière si peu bienséante, mais également complètement sincère.

« La première d’une longue lignée. Compte sur moi pour te faire de la publicité, mon cher Primus ! »

Ta voix est enjouée et quand tes pieds se reposent sur le bois du chemin de ronde, tu rayonnes comme jamais. Comme tu ne l’as pas fait depuis des années, surtout. Ce n’est que lorsqu’on devient aussi lumineux que l’on se rend compte combien notre vie était devenue terne, visiblement. Et cette nouvelle, bien que douloureuse, n’arrive pas à t’ôter ta joie de vivre.

Mieux, c’est un rire heureux qui s’échappe de ta bouche quand le roux vient te figer d’un doigt sur ton nez. Et tu pousses le vice jusqu’à complètement emmuré ton attitude, ton visage, même l’éclat de rire sur tes lèvres le temps qu’il disparaissent de ta vue. Tu ne bouges pas, tes yeux observent l’horizon en silence. Et tu prouves combien tu es d’une patience infinie par ce geste… digne petite fille des banquets, bloquée à table par ses parents, et poupée de cire qui sourit à la demande.

Et tu ne reviens à la vie que lorsque le jeune homme reparaît devant toi. Avec ce sourire qui n’a pas bougé d’une once, tu acceptes sa main et sans ressentir aucune peur, tu le suis. Tu sais, pourtant, que tu vas là où tu n’as pas le droit de mettre le pied. Que l’air plus frais de ce côté du mur t’est interdit par toutes les lois écrites ou simplement de bon-sens.

« La défense, d’accord. Tu l’écoutes avec l’attention d’un enfant devant son percepteur. Tes yeux sont grands ouverts, tes mains posées sur tes hanches et tu hoches la tête, en imprimant ce qu’il te dit. Tu es certain que je peux t’attaquer ? »

Ce n’est pas que tu te penses suffisamment forte pour battre ce garçon musclé, mais plutôt que tu sais que si le hasard s’en mêle, les choses finiront peut-être mal. Pourtant, tu as toute confiance en le jeune homme, alors comme demandé, tu te prépares à attaquer. Tu lèves le coutelas et si tu tiens le manche d’une main ferme (la droite, puisque tu es droitière), tu prépares ta gauche pour aider ton mouvement d’attaque.

Et tu te figes, Psyche. Un instant, ton sourire concentré s'efface et tu restes là, à le regarder, à l’écouter surtout. Un frisson remonte le long de ton dos, vient redresser les poils sur ta peau et tu arrêtes ton mouvement. Tu baisses ton arme, puis tu recules même d’un pas. Tes yeux se chargent d’un sérieux qui te vieillit considérablement, tout à coup, et tu murmures :

« J’ai compris. C’est un souffle, à peine perceptible, et tu détournes tes yeux pour cacher les larmes qui viennent d’essayer de troubler le vert de tes émeraudes. Jusqu’à aujourd’hui, je pensais que je pourrais juste me défendre et avancer… mais ça ne marche pas comme ça, n’est-ce pas ? Si j’apprends à me défendre, j’apprends aussi à me battre, et donc à blesser, voir à tuer ? »

Tu prends une inspiration, comme pour reprendre la maîtrise de ton corps. De l’air, frais, pour effacer la brûlure douloureuse de la compréhension en toi, en quelque sorte. Et quand tu oses ramener tes pupilles aussi profondes qu’une forêt enchanteresse, il n’y a plus de trace de sourire sur tes lèvres ni de larmes dans tes yeux. Il y a juste ce froid intense qui suit la brûlure et ton sérieux, qui ressemble en tout point à ce que ton père peut montrer, jour après jour pour le monde.

« J’accepte, alors… Tu relèves lentement le coutelas, reviens le placer devant toi, dans la même posture que quelques minutes plus tôt. J’accepte de porter ce fardeau sur mes épaules si ça me permet de protéger ceux que j’aime et de prouver ma valeur. Apprends-moi tout ce que tu peux, Primus, je ferai honneur à ton savoir. »

Et tu inspires, sans le lâcher du regard, avec cette pression sur toi que tu ne connais pas encore, mais qui incombe certainement à ceux qui ont fait le même choix.

« Prêt ? »

Tu attends son accord, obéissante, et quand il te le donne, tu fonces sur lui. Il n’y a plus rien d’enfantin dans ta manière de faire, tu tentes vraiment de l’attaquer, et surtout tes yeux ne lâchent à aucun moment sa posture ni sa riposte. Tu es féroce, mais ton envie d’apprendre, elle, est encore plus violente. Et ça, personne ne te le retirera, pas même la peur de tuer quelqu’un, un jour, pour te défendre.
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Sam 26 Oct - 18:05
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Primus Obata
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rayon de soleil affrontant l'orage.
« Une vache qui se contente de brouter l’herbe qui se trouve à ses pieds n’a aucune chance face au loup qui se voit déjà en train de la tuer. »

L'hésitation dans sa question était légitime. Après tout qui ne serait pas déboussolé après avoir assimilé de telles informations qu'il fallait convertir en exécution ? La Sentinelle, lui-même, aurait abordé un visage modelé d'impotence en attendant la suite des instructions, dépouillé de toutes aptitudes décisionnelles.

Lorsqu'ils évoluaient encore naïvement dans le monde moderne, Isaac, son cadet en études d'ingénieur architecture, avait déclaré que la société se scindait en deux types de comportements sociaux bien distincts, l'un ne pouvant cohabiter sans l'autre. Indissociables éléments, comme les deux faces adjacentes d'une même pièce : Pile, les gens qui sont faits pour obéir, Face, ceux qui sont fait pour diriger. Valable en entreprise, Primus remarquait que la théorie de son frangin se corroborait encore et surtout actuellement. Lui, il n'était que Pile. Pile là quand on avait besoin de lui, devant rester une pile électrique à chaque quartier de la journée car ses bras étaient disponibles, le plongeur ne sachant regimber les trois lettres de l'opposition. Accumulant les heures supplémentaires pile-poil après les rush pour entamer le prochain, devenant un véritable pilier au restaurant.

Alors, naturellement, le garçon aux dents de requin conserva son aptitude naturelle à patienter quand Phyché s'inquiéta des conséquences potentielles de ses actions. Lui faisant explorer les versants d'une autre colline immergée dans l'obscurité alambiquée de la réalité, car la belligérance entre espèces n'était qu'un bonus face au pèlerinage de l'expérience, les mentalités ne cessant d'évoluer au rythme de la maladie, retour à l'état primaire. Un état primaire moderne, car tout était découvert hormis les différentes phrases de la folie, dernière des maladies avant le chaos, l'extinction totale de l'humanité, l'être humain s'engloutissant lui-même de ses propres psychoses.

Le pouvoir du cerveau était incroyable. Alors si Primus prouvait préserver cette étincelle, celle vacillant avec courage contre le vent impétueux, nul doute qu'il encourageait cette boule d'énergie pour qu'elle se dilate à son tour et éblouisse un champ d'autres pauvres hommes dont les genoux suppliaient la terre et les mains, le ciel.     

- C'est bieeen.

Ses dents démontrèrent un sourire convaincu, pendant que, tactile, une main s'engouffra dans les fougères rousses pour les agiter affectueusement. Pysché était une fille vive et intelligente, manifestement, elle possédait déjà les capacités mentales pour affronter l'extérieur. Il manquait simplement quelques clés à son trousseau pour obtenir suffisamment d'éléments afin de pénétrer la fente et d'ouvrir la porte de la liberté.

Primus, grand frère empathique, capta ses joues émotives de larmes invisibles. Doucettement, comme un soutien moral, le dos de sa main s'additionna en un pilier afin de chasser cette affliction entre ses phalanges sentencieuses. Pourtant, il était de son devoir d'aîné de la mettre face à la réalité plutôt que de la bercer des bras de l'illusion, intangibilité maligne faussant le jugement.

- C'est exact. Maintenant la vie se résume à peu près à ça. Pour ne pas dire carrément. Seulement, retiens bien qu'il faut tuer que si cela s'avère nécessaire. Voir, si c'est ta seule option.

S'embarquant dans ses pensées, Primus s'engouffra dans un autre scénario.

- ... Mais si un jour quelqu'un de te demander de lui tuer, fais-le. Ce n'est pas à toi de choisir sa fin, même si ça te paraît injuste, ou même encore si ça te semble au paroxysme du déraisonnable. L'infection nous presque tout prit, mais on a encore le choix. Et tu as pas à interférer dans un choix qui ne te concerne pas.

Toutefois, ses paroles ne la démotivèrent pas. Au contraire, l'apprentie semblait plus résolue que jamais et Primus répondit à cette motivation par un sourire féroce, entrechoquant ses deux poings entre eux, pour une rencontre des plus viriles.

- Prêt !

Confirma-t-il en se mettant en position, genoux légèrement pliés et épaules inclinées vers l'avant.

Sa novice tourna le couteau afin de trouver le meilleur angle pour viser et Primus la corrigea instantanément en affirmant sa poigne douce sur son poignet. La rousse cinégraphia des mouvements prolixes et le garçon put aisément se déplacer latéralement sans trop d'efforts, ses chaussures crissant contre le sable poudreux, les enveloppant d'un filiforme nuage de poussière.

- Trop lent !

Affermissant la gestuelle de sa novice, sa paume modifia le placement de ses épaules et surtout de ses coudes.

- Détends-toi un peu, tu dois avoir le geste beaucoup plus souple si tu veux avoir plus de possibilités.

En somme, le self-défense avec une arme blanche était comme de la boxe, avec les mêmes valeurs pour le respect de l'adversaire. La force tranquille s'accroupit sur ses genoux, sollicitant ses cuisses afin de lui imiter la posture de base.

- Il faut distribuer ton poids et toujours maintenir ton arme vers l'arrière, pas vers l'avant.

Conseilla-t-il ensuite à bonne distance de la lame au cas d'une éventuelle attaque surprise.

- Sinon, je peux te désarmer.

Ajouta-t-il en lui apprenant qu'il avait eu, en l'espace de dix secondes d'entraînements, trois occasions de le faire.

- Et il y a également toujours quelque chose à faire. Qu'est-ce que s'est d'après toi ?

Notion indispensable à une bonne défense. Il aurait dû commencer par là, mais ne s'improvise pas mentor qui veut...

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rayon de soleil affrontant l'orage | Psyche R8qf
Mar 5 Nov - 21:01
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