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Contexte

Une simple morsure, un mélange de fluide même, permet au virus, particulièrement violent de se propager dans le corps. Il provoque alors de la fièvre, puis des accès de violence. Finalement, après environ quatre heures seulement, le malade devient incontrôlable, avide de chair et de sang, il ne reconnait plus personne et attaque sans distinction aucune.

La progression rapide du virus met un frein à la science. Les survivants se retranchent dans des camps de fortune, bâtissent des refuges qui finalement deviennent des villes. C'est près de la zone 51, dans le Nevada que le plus impressionnant d'entre eux voit le jour. « HopeCity » s'étale en 2018 sur environ 20 km², le tout partagé en districts et barricadé de hauts murs de protection. En son sein, une vie, ou plutôt une survie qui semble avoir retrouvé une pseudo normalité … jusqu'en décembre, durant les festivités de fin d'année, lorsqu'une infection se déclare au cœur même de la ville. Le cauchemar recommence, plus de la moitié de la ville succombe et seul le premier district qui parvient à fermer ses portes à temps reste debout.

Le compteur de survivant, aux alentours, est désormais sous la barre des 500.

Et vous. Parviendrez-vous à rester en vie ? Lire le contexte entier ?

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Une larme est ce qu'il y a de plus vrai. - Ft Aedan
Psyche V. Argyre
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Une larme est ce qu'il y a de plus vrai.Aedan & PsycheLe vent souffle, et tu es obligée de tenir ta capuche sombre pour qu’elle ne tombe pas de ta tête. C’est idiot, mais tu ne peux pas te permettre de laisser tes cheveux si vifs se faire voir. Que ce soit parce que tu as les cheveux de ta mère et que l’on ferait rapidement le rapport avec la famille Argyre, ou parce que tu sais que Silas te cherche et vas te repérer grâce à ça. Donc oui, perchée sur le chemin de garde, à regarder ce monde que tu convoites, te voilà accroupie, les mains agrippées au tissu, plongé dans tes pensées. Tu dois avoir une sacrée allure.

Tu ne bouges pourtant pas, parce que tu as repéré quelque chose, à l’horizon, qui a clairement aiguillonné ta curiosité. Un duo d’explorateur, qui revient vers les murs. Tu aurais pu les observer quelques minutes et passer à autre chose, mais non. Il y a quelque chose dans l’attitude du plus grand des deux qui t’intrigue. Il te faut le regarder évoluer un moment, et venir à bout d’un marcheur avec souplesse pour mettre le doigt dessus.

Cet homme est dans son élément.

Tu en as vu, des gens qui sortaient de cette palissade, et tu as cassé les pieds de bien d’entre eux pour apprendre comment ils font. Habituellement, tu te fis à ce que tu vois dans leurs yeux, pour les choisir, mais là, petite flamme, tu tombes sous le charme de tout ce qui se dégage de lui, sans même pouvoir dire s’il s’agit d’un homme, ou d’une femme. Sans voir son visage. Sans même imaginer la lueur dans ses yeux.

Alors oui, tu te postes là, perchée sur ta hauteur et tu les suis du regard, pendant tout le temps que dure leurs marches. Quand ils atteignent les portes et que tu comprends qu’il s’agit d’un homme aux cheveux ébène, tu sais déjà ce que tu vas faire. En silence, tu avances sur le chemin de ronde, en évitant de te faire repérer par des gardes (qui vont te jeter en bas, comme à chaque fois) et tu attends le moment opportun.

C’est quand il se sépare de son binôme et part en longeant le mur d’enceinte que tu comprends que ton moment est venu. Tu sens cette formidable énergie montée en toi, comme à chaque fois que tu penses avoir trouvé la bonne personne. L’envie. La précipitation. L’espoir ! Et tu improvises un empilement de caisse pour descendre en deux bonds devant lui. Caisse puis sol. Avec grâce et flegme !

Enfin… Ça c’est ce que tu te représentes dans la précipitation de ton envie. Parce que si ton premier bond sur les caisses se passe bien, tu repars trop vite et tu t’effondres en un tas de chiffon (franchement, habillée de ta capte couleur terre qui te couvre tête, bras le tout jusqu’à mi-cuisse, on ne peut pas dire mieux) devant lui.

« AOUTCH ! »

Superbe entrée en matière, Psyche.
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Jeu 10 Oct - 15:15
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Aedan Stellaa
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Une larme est ce qu'il y a de plus vrai

aedan & psyche

take a risk or lose the chance.

Il était rare que ce soit si simple. Que ce soit si calme, à l’extérieur de ces murs. Si rare pour toi, de te devoir accompagner un client qui reste silencieux, aussi. Et pourtant, tu avais quitté les murs à l’aube après avoir très rapidement conclu une affaire avec ce marchand, et au beau milieu de l’après-midi, les barricades étaient de nouveau en vue pour toi. Presque le temps d’exécuter une seconde escorte, d’ailleurs, tu l’aurais probablement fait si tu avais été plus motivé. Ça n’était pas le cas. Loin de là.

Le dernier obstacle avait été un marcheur que tu n’avais même pas repéré immédiatement, d’ordinaire, si près de la porte, ils se faisaient bien rares, comme s’ils avaient fini par comprendre qu’approcher cette dernière était immanquablement synonyme de mort. Ton client avait pris peur lorsque la créature était sortie de derrière une carcasse de camionnette abandonnée, et c’est son sursaut qui t’avait alerté. Ta main avait alors immédiatement rejoint la poignée colorée, mais usée de ton sabre et la tête du malheureux avait sauté, tranchée nette.

Une fois rentrée, les contrôles obligatoires passés, tu avais attendu que le marchand en termine à son tour, hors de question, évidemment, d’oublier ta récompense et ce dernier n’avait pas failli à sa parole, une bouteille d’alcool transparent, pleine, voilà ton deal du jour. Et tu le savais, de cette bouteille, tout pouvait tirer de quoi manger pour quelques jours, sans problème, les alcooliques du District auraient offert père et mère pour une bouteille comme celle-ci … Bien évidemment, tu ne comptais pas t’en débarrasser. Tu avais même déjà prévu de passer la fin de ta journée à la siroter, doucement, mais surement.

C’est donc sans un sourire dissimulé sous ton masque que tu acceptes ce qui t’es dû. Tes doigts empoignent le goulot, et tu te détournes, tu t’éloignes. Quelques pas. Voilà tout ce que tu peux faire, avant que cette fille ne tombe littéralement du ciel pour atterrir là, juste devant toi. Dissimulée sous sa cape, tu devines des courbes fines, et tu détournes les yeux en soupirant.

Vous êtes sur mon chemin.
(c) DΛNDELION
Ven 11 Oct - 17:52
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Psyche V. Argyre
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Une larme est ce qu'il y a de plus vrai.Aedan & PsycheTu redresses la tête vers lui, avec ces yeux lumineux étonnés que tu poses sur lui. Et là, tu te rends compte de deux choses : cet homme est un vrai combattant, tu vois encore le sang sur son épée, mais aussi qu’il n’a aucune geste pour te relever. Et ça…, et bien c’est une surprise. Tu es une fille de bonne famille, quand tu fais un faux-pas, il y a presque toujours un bras pour te rattraper. Mais là, dans cette rue silencieuse, il n’y a que cet homme qui tourne les yeux. Et tu rougis jusqu’à la racine des cheveux.

« Excusez-moi, sir. »

Tu te ramasses sur toi-même et quand tu te redresses, tu ne peux même pas cacher la manière avec laquelle tu le fais. Une grâce qui n’a d’égale que la manière dont tu lisses tes vêtements pour le rendre un peu plus acceptable. Quelque chose qui ne correspond pas à la manière d’agir entre ces murs, une attitude d’une autre époque.

Pourtant, tu t’avances vers l’homme, et tu finis par t’arrêter à un pas respectable de lui. Tes yeux brillent toujours autant et quand tu ouvres la bouche à nouveau, c’est une voix bordée d’excitation qui résonne dans la ruelle.

« Je vous ai vu en sortir tout à l’heure. Vous avez tranché la tête de ce marcheur d’un coup. Tu mimes le geste, avec cet air presque béat sur le visage.  C’était incroyable ! Je veux apprendre ça ! Tu t’avances d’un pas encore vers lui, et en levant la tête pour le regarder, ta capuche tombe et tes cheveux roux si vif ruissellent d’éclats autour de ton visage. Vous pouvez m’apprendre ce que vous avez fait ! Je suis prête à payer ce qu’il faut, bien entendu. »

Et c’est peut-être ça, le plus fou, dans l’histoire. Parce que tu as en effet des biens, précieux, dans tes poches. De ces choses qui ont une valeur complètement folle dans le monde de tes parents et de la famille Argyre, mais qui, dans cette ville, ne doit plus vraiment servir à quelque chose. Fait-on encore du troc à base de pierres précieuses ? Toi, en tout cas, tu es persuadée que si.

« Je m’appelle, Saï, sir, et je veux être votre élève ! Je suis prête à commencer dès maintenant. »

Tu es déjà complètement partie dans le truc, persuadée qu’on ne te dira pas non. Et quand le vent emporte quelques-unes de tes mèches devant tes yeux, tu prends un air effrayé et tu remontes ta capuche sur ta tête, en jetant un regard aux alentours, avant de tendre ta main vers l’homme, comme tu as vu ton père le faire pour passer n’importe lequel de ses marchés.

« Qu’en dites-vous, sir ? »
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Ven 11 Oct - 22:53
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Aedan Stellaa
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Une larme est ce qu'il y a de plus vrai

aedan & psyche

take a risk or lose the chance.

Tu as pourtant reçu une éducation, Aedan. Et une bonne, en plus. Toutes les règles de politesse, de savoir vivre, et puis, la bienséance, la galanterie, aussi. Et si tu t’y tenais, un minimum au moins, peut-être que tu aurais pris le temps de lui tendre la main pour l’aider à se remettre sur ses deux jambes. Cependant, depuis que tu avais quitté le confort offert par la position de ton père, tu ne fonctionnais plus du tout comme ça. Et si tu avais toujours eu du mal à faire preuve de sympathie, à ouvrir ta porte aux autres, aujourd’hui, c’était encore pire.

Tu la laisses donc se remettre debout, ignorant ses excuses, et pourtant, toi qui avais détourné les yeux, voilà que ton attention est attirée par sa façon de faire, de se mouvoir. Elle était tombée comme un vulgaire sac de linge sale, pourtant, quand elle se redresse, tu lis dans ses gestes la grâce et la délicatesse qui pouvait émaner d’une femme comme ta mère, par exemple. Et ça te frappe. Si bien que lorsqu’elle s’adresse à toi, subitement, avec autant d’entrain, tu as ce mouvement de recul que tu ne contrôles pas. Et tu soupires, Aedan. Parce que tu ne cherches pas l’admiration, tu n’en veux plus, tu estimes être un bon à rien alors, tu n’apprécies guère le moindre de ses compliments, si l’on peut appeler ça ainsi. Et ton attitude change du tout au tout, lorsque la capuche qui masquait ses cheveux glisse, et retombe sur ses épaules.

Ils n’étaient pas si nombreux, les gens auxquels ton père consentait à offrir des avantages. L’homme avait toujours été particulièrement avare et de ce fait, il espérait toujours en avoir le plus possible, pour lui, pour les siens, pour son propre clan. Il avait néanmoins fait en sorte de partager la place au sommet, tu le savais, quand bien même tu avais fui bien avant que tout ce beau monde ne se réunisse vraiment pour s’enfermer en sécurité. Alors, en la voyant, tu ne peux t’empêcher d’avoir quelques réminiscences. Ses cheveux, son attitude, tu n’as même plus tant de doutes que ça sur ses origines aisées.

Cessez de faire l’enfant, retournez dans les jupes de votre mère, jeune demoiselle. Aussi poli que désagréable. Et cessez avec vos « sir » … ne voyez-vous pas où vous êtes et ce qui vous entoure ?

Oh elle n’est responsable de rien, mais toi qui ne supportais déjà plus cette différence sociale, le fait d’avoir cette jeune « noble » pour ainsi dire, juste sous ton nez, à se vanter de pouvoir te payer pour obtenir ce qu’elle désire de toi, et bien, ça t’irrite.

Rentrez chez vous, vous n’êtes certainement pas à votre place, ici.

Ta bouteille toujours à la main, tu te détournes, et puis tu fais quelques pas avant de te laisser choir dans un coin, entre deux vieilles cabanes, à l’abri des regards. D’un geste du doigt, tu baisses le masque que tu portes toujours sur le visage, et puis, tu viens boire un peu du liquide transparent que contient ta prime du jour. Tu grimaces, t’appuyant alors de tout ton poids contre le mur, proche de toi.
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Sam 12 Oct - 10:51
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Psyche V. Argyre
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Une larme est ce qu'il y a de plus vrai.Aedan & PsycheDire que tu y as cru est un euphémisme, Psyche. Tu étais persuadée que les choses étaient déjà faites, que cet homme accepterait de te fournir l’aide dont tu avais besoin sans sourciller, parce que tu le demandais avec entrain… peut-être aussi parce que tu as de quoi payer. Mais là, devant toi, lorsqu’il recule d’un pas, et que tu vois l’expression de son visage sombre, tu te dis que tu as loupé quelque chose, quelque part. Et dans le fond, ça t’effraie.

Ce sont ses mots, pourtant, qui te font le plus mal. Parce qu’il les prononce avec un savoir-faire maîtrisé, et une froideur blessante. Là, devant toi, cet homme maîtrise l’art de la réponse à un point qui vient percuter tes espoirs. Et, le temps d’une seconde, tu vois ton père te répondre, avant que la colère ne flambe dans ton regard.

« Je vous prierais de ne pas parler de mes proches sans savoir ce qu’il en est d’eux. Tu fais une légère courbette, pleine de moquerie. Il serait si aisé de blesser quelqu’un, dans ce monde affreux dans lequel nous vivons. Ton sourire se fane, et cette même colère vient colorer la pointe de tes pommettes alors que tu rajoutes. Je vois surtout que la personne qui me fait face semble tout aussi inappropriée que je le suis dans cet endroit. Qui êtes-vous ? »

L’oeil pour voir ce genre de chose, c’est une capacité qui va de pair avec l’éducation que tu as eue. Et sur le coup, tu as cette sensation de ne pas être la seule à cacher quelque chose. Tu ne sais pas qui est cet homme, mais même son phrasé te rappelle quelque chose. Tu fais pourtant toi aussi un pas en arrière, prête à revenir sur ta question pour juste demander à nouveau de l’aide, mais il te double.

Et la scène qui se joue devant tes yeux est… incroyable. Un ivrogne ! Cet homme qui t’a donné tant d’espoir quand tu as vu son aisance dehors est un ivrogne ! Pire, il t’ignore pour préférer sa piquette et s’échouer dans un coin tranquille. Sur le coup, tu ne réfléchis pas. Tu prends une des billes dans tes poches (quoi ? Tu as le droit d’avoir des billes d’abord !) et tu vises, comme Silas le fait toujours.

Et tu tires, pile sur la bouteille, pour la casser. Il doit te manquer quelque chose parce que si la petite boule dure frappe la bouteille dans un bruit qui résonne, elle rebondit et va finir sa course sur le sol. Et toi, tu rougis encore plus en avançant vers lui les poings serrés pour cacher ta honte.

« J’ai besoin de vous ! Je peux… Je… Je peux vous payer une bien meilleure bouteille que celle-là ! »

Alors c’est ça, ta solution, Psyche ? Après avoir échoué à briser sa bouteille, tu lui proposes une autre dose pour qu’il gâche sa vie ? Franchement ça n’a aucun sens, mais tu restes bien plantée devant lui, avec ce truc dans ton regard qui hurle que tu ne lâcheras pas prise et tu reprends.

« Je resterai là s’il le faut. Je vous suivrai si vous partez ! Je vous le dis, mais vous serez plus rapidement débarrassé de moi en m’apprenant ce que vous savez. »
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Dés lancés : Résultat pair ( Bad day, Psyche se loupe sur son jet, et bon, c'est ridicule mais au moins personne n'est blessé.)
Sam 12 Oct - 15:22
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Aedan Stellaa
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Une larme est ce qu'il y a de plus vrai

aedan & psyche

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Ce que tu peux être désagréable, Aedan. Elle n’avait pourtant pas mérité que tu en fasses autant, que tu cherches à l’atteindre, à la blesser. Regarde là. Au fond, on pourrait presque faire le parallèle avec toi, parce qu’elle cherche à s’échapper de ce monde qui ne semble pas lui convenir, elle cherche à apprendre. Pourtant, tu n’as pas les épaules pour ça. Comment pourrais-tu prétendre apprendre quoi que ce soit à quelqu’un ? Tu n’es certainement pas taillé pour être un guide, un professeur ou un mentor. Toi, tu n’es qu’un ivrogne. Un alcoolique qui s’accroche désespérément à la vie et qui à la fois, s’empoisonne dans l’espoir d’être fauché par la mort, un jour.

L’alcool puissant vient d’ailleurs brûler ta gorge pourtant habituée à ce traitement. C’est mauvais. Tu ne tires aucun plaisir dans la consommation d’une telle boisson, qu’on se le dise, tu as l’impression d’avaler un désinfectant mais si tu te forces à l’avaler, c’est essentiellement pour les effets que ça produira un peu plus tard sur ton corps, ton esprit. Et franchement, tu te penses débarrassée de cette jolie rousse. N’importe qui aurait lâché l’affaire en te voyant dans cet état, mais pas elle. Elle. Voilà qu’elle lance cette bille de verre dans ta direction, et le petit objet vient percuter la bouteille avant de rouler par terre et toi, tu écarquilles les yeux, en grand, et tu la fixes avant de relever la bouteille. Tu la rebouches. Et puis tu soupires.

Non, vous avez certainement besoin de quelqu’un mais croyez-moi, ce n’est pas moi.

Un milicien. Ou l’un de ces explorateurs doués de multiples talents, voilà de dont elle avait probablement besoin. Quelqu’un qui a la foi. L’envie. Le courage. Tout ce que tu n’as pas. Mais tu sais quoi ? Tu te lèves quand même, tu reposes la bouteille sur le sol et puis, tu ramasses la bille. Il ne te faut que quelques pas traînants pour la rejoindre et une fois près d’elle, tu lances la bille sur la bouteille, à ton tour. Cette fois, elle éclate, elle se fend en trois morceaux et l’alcool qu’elle contenait se déverse sur le sol.

Vous avez hésité. Tiens donc, toi qui ne voulais pas jouer ce rôle, il fallait quand même que tu donnes une leçon, c’est plus fort que toi, visiblement. Première nouvelle.

Et c’est peut-être quand elle t’annonce qu’elle ne bougera pas d’ici, et qu’elle ira jusqu’à te suivre quoi que tu fasses, que tu réagis réellement. Et tu lèves les yeux vers le ciel, tu observes le soleil, et subitement, tu l’attrapes par le bras, et tu l’entraînes avec toi. Il te suffit d’un signe au milicien pour qu’on t’ouvre la porte et avant qu’elle n’ait réellement le temps de comprendre à quoi tu penses, une fois la porte grande ouverte, tu la jettes en dehors du district avant de la suivre.
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Sam 12 Oct - 19:52
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Psyche V. Argyre
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Une larme est ce qu'il y a de plus vrai.Aedan & Psyche« Je suis désolée de vous apprendre que je suis celle qui choisit de qui j’ai besoin. Je vous ai vu à l’oeuvre et c’est vous que j’ai choisi. »

Tu as répondu ça, d’une voix que tu veux dure, mais qui était surtout surmontée d’une pointe de colère ou de vexation. Ce type vient de se prendre pour tous les autres adultes, qui croient pouvoir mieux gérer ta vie que toi. Tiens, on dirait Silas, même ! Comme si tu étais trop jeune, trop idiote ou trop naïve pour savoir à qui tu demandes des services.

Si tu étais un peu plus lucide, tu verrais que tu es en train d’ennuyer un homme sombre, alcoolique de surcroît, qui va se prélasser dans son malheur après avoir gagné son pain (tout est relatif) du jour. Mais non, Psyche, tu ne le vois pas. Toi, tu gardes en mémoire la manière dont il a sorti son sabre tout à l’heure et cette froideur calme qu’il a face à toi. Qu’il a face au monde, même.

Et tu sais quoi ? Quand il se lève, et qu’il brise la bouteille avec ta bille, tu comprends que tu ne t’es pas trompé.

« Je n’ai pas hésité, j’ai… »

Mais pas le temps pour les explications, il t’attrape par le bras et il t’entraîne avec lui. Tu ne cries pas, d’ailleurs tu ne te débats pas non plus. Tu te laisses emporter en pensant qu’il t’emmène sur un espace d’entraînement, et tout ce que tu fais c’est suivre le mouvement et tenir ton capuchon de l’autre main. Jusqu’à être devant les portes. Là… oui, tu paniques.

« Attendez qu’est-ce que…. »

Toujours pas le temps, tu te retrouves hors des murs, violemment, et lui aussi. Et là, tu perds le peu de réserves altières que tu avais encore. Alors que ta capuche retombe de ta tête, tu te jettes sur lui et tes poings s’abattent contre son torse, violemment.

« Ça ne va pas la tête ? Tu veux quoi, nous tuer, tous les deux ?! Je ne suis même pas armée ! Je… Laisse-moi rentrer ! »

Et tu te retrouves, là, devant ce grand brun taiseux, à abattre tes poings ridicules contre lui. Tes yeux sont remplis de colère, mais il n’y a pas un seul soupçon de larmes dedans. En faite, tu es même bien plus furieuse que terrorisée. Et tu n’envisages même pas que ton garde puisse t’entendre à t’énerver comme ça… pas plus qu’un marcheur curieux, d’ailleurs.
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Sam 12 Oct - 21:29
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Aedan Stellaa
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aedan & psyche

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Prétentieuse. Voilà ce qu’elle est, voilà ce que tu penses d’elle lorsqu’elle tente désespérément de s’imposer à toi. Oh, ce que tu peux avoir horreur de ça, Aedan, et à la fois, ce que tu peux apprécier que l’on vienne te contredire, même lorsque tu te montres aussi odieux que tu l’as été. Pourtant, bien loin de te laisser aller à la colère, même après ce geste d’agression envers cette pauvre bouteille, c’est calmement que tu te lèves, que tu lui montres comment tu fais, toi, comme tu réussis, toi. Et pour quelqu’un qui n’a pas envie d’être pris pour exemple, c’est un peu contradictoire comme attitude, tu ne penses pas ?

Alors, subitement, tu redeviens toi-même. Cet homme dont personne ne veut, parce qu’il fait en sorte de ne pas être désiré, pour rien, et par personne. Tu l’empoignes, tu la traînes avec toi, bien décidé à lui faire lâcher l’affaire et quoi de mieux pour ça que de lui faire un peu peur ? La porte s’ouvre, sous vos deux nez, et sans ménagement tu la jettes à l’extérieur, et peu importe ses protestations, peu importe maintenant, ce qu’elle peut bien dire ou faire, elle l’a cherché, et elle ne s’en sortira pas sans une bonne leçon.

C’est par la violence qu’elle répond à ta violence, tes petits poings viennent frapper contre ton torse, plusieurs fois, en hurlant, en te donnant l’ordre de la laisser entrer, et pendant un instant, Aedan, tu restes dangereusement impassible, parce que tu l’observes, et qu’à ta grande surprise, si tu peux lire sa rage, sa colère et probablement un soupçon de haine, tu ne décèles dans ses yeux aucune peur, aucune crainte. Tes mains se lèvent alors, et tes doigts se referment sur ses poignets délicats. Tu ne serres pas, mais tu es ferme, assez pour l’empêcher de bouger, assez pour que tu puisses la retourner et la forcer à faire face au monde extérieur qui s’étend là, à ses pieds, sous ses yeux. Et tu la maintiens contre toi, tes lèvres proches de son oreille.

On n’apprends pas à se battre en restant à l’abri. Plus maintenant. Tes bases, tu les tiens d’apprentissages, de cours, et pourtant, tu as parfaitement conscience que tu as appris le plus gros, et le plus important par tes propres moyens. En prenant des risques. Vous vouliez une leçon, en voilà une : ici, vous êtes obligée de vous battre si vous tenez à la vie, avec ou sans arme, seule ou non. Hésitez, et vous serez tuée. Eux, ils n'hésitent pas.

Et comme pour preuve de ce que tu avances, voilà qu’un marcheur pointe le bout de son nez, il court droit dans votre direction, probablement attiré par les cris de la rousse. Tu jettes un regard au milicien, afin qu’il ne gaspille pas ses balles et tu ressers ton emprise sur la jeune femme, tu la forces à rester là, plantée devant toi, à regarder cet infecté foncer droit sur elle et ce que lorsqu’il s’apprête à lui sauter dessus que tu la propulses derrière toi, et que ta lame vient transpercer ce dernier, en plein cœur.

Fin de la leçon.
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Dim 13 Oct - 15:42
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Psyche V. Argyre
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C’est vraiment ridicule, Psyche, tu le sais, mais pourtant, ça ne t’empêche pas de continuer. Tes poings frappent, encore et encore, son torse, même si tu sais que ça ne lui fait certainement pas le moindre mal. Ça a au moins le mérite de sortir ta colère, en tout cas. Et peut-être que tu t'arrêterais de toi-même, après un moment, s’il ne t’attrapait pas lui-même les mains. Et arrivé là, par contre, tu te figes, le visage déformé par la surprise. À quoi cet imbécile joue-t-il ?

« On n’apprend pas à se battre en mourant, non plus ! »

Tu craches, comme un chat mécontent alors que sa poigne t’écarte les mains de lui et que tu te retrouves à sa merci. Si tu avais eu une éducation un peu plus martiale, si tu avais juste vu plus de gens se battre dans la rue, peut-être que tu songerais à continuer avec tes pieds, mais là, tu abandonnes juste, pour l’écouter. Et cette leçon qu’il essaie de te faire passer te semble juste complètement absurde.

Eux ils n’hésitent pas… Tu le sais bien, et tu es sur le point de le lui dire, en haussant le ton ‘il faut, mais il te fait faire demi-tour. Et là, ton dos coincé contre son torse, tu le vois. Le marcheur qui fonce droit vers toi. Et soyons honnêtes deux minutes, tu es terrifiée à l’idée que ce soit ton dernier moment de vie. Tu viens même à en regretter d’avoir quitté la surveillance de ton garde. Pourtant, si ton corps se tend comme un arc bandé, tu ne cries pas. Tu ne bouges pas. Tu restes tétanisée, là, comme une idiote.

Et c’est l’homme qui te sauve. Il le transperce de son épée dans le coeur en t’annonçant que la leçon est finie. Comme ça, sans aucune once de sentiments. Et cette fois-ci, ça te rend tellement furieuse que tu ne cherches pas à retourner dans la sécurité de la ville, mais tu avances vers l’épéiste et le marcheur.

« QUOI ?! Vous vous moquez de moi, j’espère ? En quoi toute cette mascarade est-elle une leçon ?! Tu pointes du doigt le marcheur qui ne bouge plus. Que voulez-vous que je fasse sans arme ni savoir-faire face à une créature pareille ?! Vraiment, dites-moi donc en quoi tout cela est une leçon ! »

Dans la colère, tes cheveux se mettent à danser autour de ton visage comme un flot de sang qui se reflètent sur la pâleur de tes joues. Et finalement quand tu viens enfoncer ce doigt accusateur contre lui, en avançant comme un boeuf qui charge, tu te mets à gronder :

« Je n’hésiterai pas, alors apprenez-moi ce que vous savez ! Maintenant que vous avez bien essayé de me terroriser, et que je ne m’enfuie pas en pleurant, ayez au moins le cran de m’apprendre ce que je demande ! Sinon, c’est vous que je n’hésiterai pas à poursuivre ! »

Et te voilà passée de docile colombe grecque à furie de l’antiquité de ton peuple. Franchement, ce n’est pas très beau à voir et tu entends même les gardes échanger entre eux à voix basses et rapides. Quel amusement ça doit être pour eux.

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Dim 13 Oct - 22:01
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Aedan Stellaa
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Une larme est ce qu'il y a de plus vrai

aedan & psyche

take a risk or lose the chance.

Tu viens très probablement de lui faire peur, vraiment très peur. Pourtant, alors que ce marcheur s’effondre, toi, tu es persuadé d’avoir accéder au moins en partie à sa requête. Le truc, Aedan, c’est que tu as bien trop souvent tendance à oublier que tout le monde ne fonctionne pas comme toi, et que bien trop souvent, pour te faire comprendre, il faut que tu t’expliques, si longuement que tu n’as jamais la foi d’aller au bout des choses. C’est ce qui te rends difficilement fréquentable, en partie.

Tu avances, doucement, tu pousses le corps sans vie de l’infecté du pied. Une femme. Probablement jeune et belle, à une époque, une jolie blonde qui aujourd’hui, n’était plus qu’un tas d’os et de chair putréfiée. Tu soupires, tandis que près de toi, la petite rousse s’énerve de nouveau. Elle n’a même pas baissé d’un ton, au contraire, tu as l’impression qu’elle hurle maintenant, à défaut de crier. Alors, doucement, tu relèves la tête vers elle. Elle est rouge de colère, et si tu étais un minimum sympathique, tu admettrais que tu la comprends, et tu viendrais même t’excuser. Forcément, tu n’en fais rien.

Pourquoi ne pas faire ce que vous êtes précisément en train de faire ? Par exemple. Dis-tu, le plus calmement du monde en te redressant un peu. Vous êtes dans l’agression face à moi, pour vous défendre de mes propres attaques depuis le début, pourtant, vous n’avez pas bouger quand elle a tenté de vous dévorer.

Une simple constatation, et pourtant, c’est si souvent comme ça que ça fonctionne avec l’être humain. Combien avait eu le cran de te faire de véritables scandales, et il avait suffit que tu les mettes face à un marcheur pour qu’ils se rabaissent immédiatement face au poids de la mort en train de leur foncer dessus. Tu n’avais pourtant pas l’air d’une proie facile. Mais peut-être que la perspective de savoir que tu demeurais humain, et qu’il y avait toujours moyen de négocier avec toi, contrairement à ces choses, aidait les gens à faire preuve de plus de courage, si l’on pouvait toujours appeler ça ainsi.

Cependant, Aedan, si cette jeune femme n’a pas bouger le petit doigt pour sa survie, tu ne peux pas nier le fait qu’elle n’a pas non plus chercher à fuir, et qu’elle ne s’est pas mise à hurler, ou encore supplier. Elle est restée là, à regarder cette infectée courir dans sa direction et si tu ne doutes pas de la crainte qui a pu l’envahir, tu ne peux pas non plus ignorer cette ébauche de courage, ou ce grain de folie, peu importe ce que c’est réellement, après tout. C’est donc de nouveau sans hésitation apparente que tu sors ton sabre, le tien oui. Ton arme. La seule que tu possèdes, et la seule avec laquelle tu te sens assez à l’aise. De nouveau, te voilà égal à toi-même, tu viens lui coller la poignée de l’arme dans les mains tout en prenant soin de bien positionner ses doigts. Et puis, à nouveau, tu te places derrière elle … et tu la pousses en avant.

Le prochain est pour vous. Je vous regarde. Vous voilà armée, non ? Ouais. Et toi, tu ne l’es plus.
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Lun 14 Oct - 20:07
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Psyche V. Argyre
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Une larme est ce qu'il y a de plus vrai.Aedan & Psyche
Tu es si furieuse que le monde est en train de prendre une drôle de teinte autour de toi. C’est comme si tout perdait sa couleur et que les bords de ta vision se troublaient. C’est une sensation que tu n’as jamais connue jusqu’ici. Il faut dire que si tu as déjà été en colère, au point de t’enflammer, jamais tu ne t’es mis dans un tel mélange de rage et de peur mêlé. Jamais tu n’avais été du mauvais côté du mur non plus, ceci dit. Peut-être que l’air ici est différent de celui, vicié, qu’on respire en ville.

« Je n’ai pas bougé oui ! Je ne me suis pas enfuie, non plus, vous remarquerez ! Et tu fais encore un pas vers lui, comme si entrer dans sa bulle pouvait être une agression suffisante pour lui faire comprendre ce qu’il est en train de te faire. Pourquoi aurais-je bougé hein ? J’étais morte, que je me débatte ou pas. Si je dois me faire mordre parce que je ne sais pas me défendre, je préfère que cette foutue créature me tue sur le coup. »

C’est dur, ce que tu dis, tu le sais, mais tu es certaine de ta réponse. Tu y as pensé, de nombreuses fois, alors que tu regardais les marcheurs depuis le chemin de ronde. Tu as vu des gens se faire mordre, et supplier pour qu’on les tue. Tu en as vu se faire mordre et se débattre pour aller à l’isolement, croyant qu’il y aurait de l’espoir pour eux. Et depuis, tu ne les as plus jamais recroisés. Alors oui, si tu devais te retrouver face à un marcheur sans aucune chance de gagner, tu te laisserais tuer. Parce que tu refuses de te voir devenir l’une de ces créatures sans âme.

« Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître et un temps pour mourir. Tu souffles, pour te rappeler ce que la Bible a inscrit en lettre sanglante en toi. Et je ne me soustrairai pas lorsque mon tour viendra. »

Et tu te détournes, sur le coup, parce que te remémorer ce verset d’Ecclésiaste te fait prendre un recul impressionnant tout à coup. Ton souffle si erratique tant tu es en colère retombe et même ton attitude se relâche. Tu ne fermes pas les yeux parce qu’ici, tu dois rester à l'affût, mais en toi, c’est comme si la Psyche furieuse s’endormait.

Et c’est ce moment-là qu’il choisit pour te mettre son arme entre tes doigts. Et sur le coup, tu as un mouvement de recul, comme si tu craignais de devoir empoigner une arme. Mouvement qui passe aussi sec qu’il te provoque. Il a raison, c’est ton tour, à toi de te défendre contre le monde. Si tu veux ce que tu veux avoir ce que tu cherches, tu dois être celle qui attaque.

Et c’est pour ça que tu recules d’un pas, et que tu serres tes doigts sur le manche, comme tu peux, et que tu attaques. Pas un marcheur qui n’est pas là, pas le vide pour t’entrainer, oh non. C’est Aedan que tu attaques. Tu tentes de le mettre en joue, brusquement, le visage fermé, éteint. Adieu la peur, la rage ou l’espoir. Même tes iris se sont assombris.

« Apprenez-moi ce que vous savez ! Ce n’est plus une demande, mais une exigence ! Je n’hésiterai pas à vous blesser, maintenant que vous m’avez poussé à devoir le prendre de force. Ton regard se durcit encore et quand tu prononces la suite, ta voix est peut-être aussi morte que l’âme de l’homme qui te fait face. Je n’ai plus rien à perdre. »

Et te voilà à l’agresser, devant les miliciens qui ont réagi au quart de tour et vous visent de leurs armes. Et tu le sais, Psyche, que si tu le tues, ils en feront autant… mais tu t’en fiches. Ce type vient de faire tomber le dernier rempart de la bienséance.

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Mar 15 Oct - 14:52
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Aedan Stellaa
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Détestable. Ton comportement, est absolument infecte, et particulièrement détestable, oui. Tu aurais pu simplement fuir, la laisser se débrouiller, tu es pratiquement certain qu’elle aurait fini par se lasser au bout d’un moment et pourtant, non, il avait fallu que tu la jettes à l’extérieur de ces barricades, que tu tentes de lui faire peur et que tu ailles même jusqu’à lui confier ton arme. Tu savais exactement ce que tu cherchais à lui démontrer. Evidemment que tu essayais de faire en sorte qu’elle se résigne, tu ne cessais de te dire que tomber sur quelqu’un de détestable qui vous montre le pire était suffisant pour vous faire changer d’avis.

Oui. Tu étais naïf, parfois. Un peu. Mais finalement pas tant que ça, parce que, tu sais Aedan, plus tu l’observes, et plus tu as l’impression de pouvoir prédire ses réactions. Et quand tu lui confies ce sabre, tu es persuadé, au fond de toi, que sa colère va l’emporter, et que, comme depuis le départ, elle va simplement se jeter sur toi.

Alors comme ça, vous êtes de ceux qui préfèrent se laisser dévorer sans bouger le petit doigt. Intéressant. Et cette lame est pointée dans ta direction, et pourtant, tu agis naturellement. Tu te fiches bien, Aedan, de l’agacer davantage parce que tu n’as aucun doute sur le fait que si elle tente de faire quoi que ce soit, tu seras en mesure de l’arrêter.

Et tu la fixes, un bon moment, tu restes là, planté devant elle, le visage neutre mais le regard dur. Tu n’avais jamais particulièrement apprécié que l’on ne te menace, encore moins que l’on se permette sous cette même menace de t’imposer les choses, de les exiger de ta part.

Moi je crois qu’au contraire, vous avez bien trop à perdre … Lorsqu’on n’a plus rien à perdre, on ne se laisse pas gagner par ses émotions. Comme toi, oui. Exactement. Toi, tu n’avais effectivement plus rien à perdre si ce n’est une vie dont tu ne voulais plus, de toute façon. Tu soupires, donc, tu as bien vu les armes braquées sur elle, alors, comme pour prouver aux miliciens qu’elle n’est pas dangereuse, ta main se referme sur la lame tranchante que tu sers. Ton sang se met à couler doucement, autant sur le sol que le long de l’arme. Personne, je dis bien personne n’a rien à exiger de moi. Et puis tu bouges, tu bouges la lame, tu la décales brusquement et tu t’approches. Avant qu’elle ne puisse s’en rendre compte, tes mains – dont l’une est en sang – ont rejoins les siennes sur le manche. Vous le tenez mal, votre prise n’est pas assez ferme et vos pieds sont mal placés. Et pour appuyer tes dire tu la pousses de façon à lui faire perdre l’équilibre. Une main toujours sur le manche du sabre, ton second bras passe dans son dos pour la rattraper afin de lui éviter la chute. Si vous voulez louer mes services, il va vous falloir payer.
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Mer 16 Oct - 12:02
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Psyche V. Argyre
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Une larme est ce qu'il y a de plus vrai.Aedan & Psyche
« Je suis de ceux qui reconnaissent leurs limites. »

Tu es sèche quand tu lui réponds et tu sais très bien qu’en disant ça, tu vas lui donner du grain à moudre, mais c’est la vérité. Tu ne sais pas te battre, pour le moment du moins, alors oui, tu préférerais te laisser partir rapidement que faire semblant de t’en sortir. Dans un autre monde et une autre vie, peut-être que l’espoir aurait été une bonne chose, mais face à cette menace, tu as décidé d’être lucide. C’est une des rares choses où tu acceptes franchement de l’être, d’ailleurs.

Et tout cela est soufflé quand tu l’attaques. Vraiment, Psyche, tu es persuadée que tu pourrais le tuer, là. Tu es vraiment certaine que tu n’as rien de plus à perdre maintenant qu’il te tourne en ridicule, et pourtant, chaque fois qu’il te répond, tu sens qu’il arrive encore à briser des choses en toi. C’est incroyable comme ce type est doué pour te faire du mal… et dire que c’est toi qui l’as choisi. Tes parents te diraient masochiste en plus d’une idiote finie, s’ils savaient ça.

« Je ne… »

Tu ne rien, oui ! Tu voulais rétorquer que tu peux bien exiger ce que tu veux de qui tu veux, que tes choix sont aussi justes que les siens, mais ses mains se posent sur les tiennes et tu te figes. Si la surprise passe dans tes yeux, un air dur se dépose sur ton visage et quand tu t’apprêtes à te faire retirer l’arme des mains, il ne fait que corriger la manière dont tu la tiens. Tes yeux descendent sur tes pieds quand il parle de positionnement et tu pars en arrière pris de vitesse.

« Je vous l’ai déjà dit, j’ai les moyens de vous payer… Tu râles alors qu’il t’a rattrapé d’une main vive dans le dos. Tu te redresses, lui rends l’arme en soupirant. S’il y a bien une chose sur laquelle vous pouvez être certains, c’est ça. Vous aurez ce que vous voulez. »

Et ça te fait mal de devoir le reconnaître. Tu refuses ce rôle de fille à papa et pourtant tu utilises sa richesse et son influence pour t’en sortir, encore aujourd’hui. Et cette déchirure en toi se lit clairement sur ton visage pendant quelques secondes. C’est comme si tu allais vomir là, trop dégoûtée de ta vie. Sauf que tu te reprends et que tu te replaces devant lui, pieds fermement ancrés dans le sol, et tu reprends.

« Comme ça mes pieds ? Tes yeux quittent son visage pour ses mains et tu ne peux t’empêcher de rajouter, rapidement. Il va falloir faire soigner ça avant que ça s’infecte. »

Psyche, tu ne serais pas toi-même si tu n’étais pas si naïve. Ce type te déchire de part en part à chaque fois qu’il ouvre la bouche, il t’a clairement fait sentir qu’il ne voulait pas de ta curiosité pour lui et pourtant, tu ne peux t’empêcher de ressentir le besoin de lui tendre la main. Et la raison est d’autant plus idiote que tu t’imagines que la relation entre instructeur et apprenti se doit d’être à équité. Il t’aidera à apprendre et tu crois encore que tu pourrais l’aider à… à… tu ne sais pas vraiment. Rêver un peu plus ?

« Je peux savoir votre nom, maintenant ? Tu finis par le piquer, pour chasser tes propres pensées dérangeantes. »

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Lun 21 Oct - 15:13
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Aedan Stellaa
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Rien, Aedan. Cette petite rousse, peu importe qui elle était, ou encore, d’où elle venait, n’avait absolument rien fait ou presque pour mériter ton comportement, et pourtant, ça te ressemble si bien, d’être aussi dur avec les autres que tu en viens à te dire que si réellement, elle souhaite que tu lui apprennes quelques petites choses, elle devra s’y habituer, qu’elle le veuille, ou non. Tu frappes là où ça fait mal, c’est comme ça avec toi, lorsque tu ne parles pas, tu ne le fais pas dans le vide mais bel et bien pour atteindre ta cible. Malheureusement pour elle, aujourd’hui, c’est elle, elle s’est placée elle-même dans ta ligne de mire, et si tu ne retires aucun plaisir à être si cassant, ça ne suffit pas à te faire changer d’attitude.

Pourtant, tu t’adoucis un peu, si on peut dire. Loin de continuer à la rejeter, mais pas non plus encore tout à fait enclin à accepter sa proposition, bien moins encore ses conditions, tu consens tout de même à distiller quelques conseils au beau milieu de cet échange qui, disons-le clairement, n’a réellement rien de courtois ou d’amical.

Les moyens de payer. Tu répètes ça, sur ce ton bien particulier qu’est le jugement. Et pourtant, Aedan, toi aussi, tu viens de là-bas. Tu es même le moins bien placé pour juger cette condition, en tant que fils du Gouverneur de ce district. Je me disais bien que vous ne faisiez pas simplement partie du paysage. C’est pratique, n’est-ce pas ?

Tu ne devrais pas faire ce que tu fais. Et pourtant, tu le fais. Tu cherches à la faire culpabiliser, parce qu’elle est là, devant toi, à te promettre monts et merveilles pour obtenir ce qu’elle désire, alors qu’a moins de deux cent mètres derrière elle, au-delà de ces portes, quelques êtres humains se débattent avec la faim, le manque d’hygiène et l’odeur macabre qui s’est installée ici. Tu n’insistes pas cela dit. Tu sais que quelques mots suffisent, et tu te contentes de baisser les yeux sur ses pieds, repoussant celui de gauche de la pointe de ta chaussure.

Là, comme ça. Et tu la bouscules, plusieurs fois, volontairement. Vous avez un bon appui, comme ça. Tu n’étais pas très pédagogue, ça, tu le savais. D’ailleurs, jamais tu n’avais aspiré à l’enseignement … la vérité, c’est que tu ne savais pas comment t’y prendre pour faire passer ton savoir. Aussi, tu te contentes simplement de poser les bases que tes professeurs avaient jadis posées avec toi. Ce n’est que de la copie. Peut-être même une copie complètement obsolète, vu la situation actuelle. Ne vous préoccupez pas de moi.

Elle a pourtant raison … n’empêche que tu t’occuperas de ça en temps voulu. Ta main entaillée est douloureuse, pourtant, mais par habitude, tu refuses catégoriquement de le lui faire savoir et surtout, tu ne te plaindras pas.

La bouteille d’alcool que vous m’offrirez me servira à désinfecter. Et voilà, Aedan. C’était fou, ça, hein. Tu pouvais obtenir bien des choses de cette jeune femme, tu en étais persuadé. Pourtant, tu trouvais encore le moyen de ne demander que de quoi perdre la tête un peu plus … Aedan suffira. Et vous, de laquelle de ces familles si bien cachée au Nord êtes-vous issue ? Te voilà à nouveau en train d’agiter la tête, pourtant, tu finis tout de même pas désigner le sabre, et à abaisser la lame, légèrement. Tenez le bien, et toujours à hauteur de la gorge, à peu près comme ça.
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Mer 23 Oct - 23:18
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Psyche V. Argyre
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Tu fais la grimace, quand tu entends son ton, qui vient juger l’essence même de ce que tu es. Tu le sais, tu pourrais nier la vérité pour lui refuser d’avoir vu juste. Tu pourrais certainement aussi t’enflammer et tenter de percer sa propre carapace. Ce jeune homme n’a pas les manière d’un homme qui vit dans la rue. Il n’a pas le regard non plus. Toi, tu sais lire dans les gestes, dans les attitudes, c’est là le travail premier des gens de ton rang. Et tu es prêtes à mettre ta main à couper qu’il en sait quelque chose.

Pourtant, Psyche, ta grimace se tord et distord et tu finis par n’avoir plus qu’un sourire froid sur le minois. Ton regard se fait dure et tu le braque sur lui, comme si tu voulais aller toucher directement son âme.

« Je n’ai pas choisi où je suis née, ni comment j’ai été élevée, mais vous devez en savoir quelque chose. Je préfère utiliser l’argent qui fait la fierté fainéante de ma famille pour apprendre à me battre et me rendre utile que de continuer dans leur lignée oisive. »

Tu ne peux pas vraiment cacher d’où tu viens, Psyche, rien que ton élocution est celle d’une dame des hautes sphères, et ça, tu ne pourras jamais le travestir. Tu aimes ta langue, tu aimes parler, tu apprécies les beaux mots. Autant le reconnaître, non ?

Alors, plutôt que de rester coincer sur ça, tu lui obéis. Tu le laisses revoir ta position et te prouver qu’avec ses conseils, tu es plus ancrée dans le sol. Et tout ton visage se marque de sérieux. Un instant, tu baisses tes yeux sur tes pieds et tu tentes de graver leur positionnement dans ta tête, afin de pouvoir le refaire, voire même t’entraîner chez toi.

« Difficile de le faire quand vous êtes blessé par ma faute. Laissez moi au moins vous fournir des soins acceptables quand nous en aurons fini. Ça et une bouteille d’alcool si vous le voulez. »

Et tu reprends ta position, prête à continuer à apprendre de lui, même si sa manière de transmettre est brute ou désagréable. Même si tu ne comprends pas, alors tu ne fais qu’imiter ce qu’il te dit. Sauf qu’il revient à la charge, en détournant la question de son identité. Et cette fois-ci, un sourire moqueur grimpe sur tes lèvres et tu reprends :

« Je vous dirai de quelle famille si vous acceptez au moins de me céder votre prénom. Sinon, je me devrais de vous trouver un surnom, et je ne pense pas être très douée pour cet exercice. »

Tu sais, que tu le provoques, que tu cherches à désarmé un peu la situation pesante, maladroitement. Pourtant tu obéis en même temps à ses consignes et tu replaces l’arme avec son aide. Et quand tes yeux se pose sur le fil acéré de la lame, tu finis par demander, calmement :

« Vous avez déjà pris la vie d’un être humain, avec cet arme ? »

Tu sais que tu en demande trop, comme toujours, mais tu n’arrêtes pas ta curiosité pour autant.
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Sam 26 Oct - 18:35
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